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samedi 12 octobre 2013

Les restes d'un astéroïde riche en eau découverts autour d'une étoile mourante


IRIB- Des astronomes ont découvert les restes d'un gros astéroïde rocheux particulièrement riche en eau orbitant autour d'une étoile mourante.

C'est la première fois qu'une telle trouvaille est faite hors du système solaire. Hubble n'en a pas fini de nous en apprendre sur notre Univers. Après avoir déniché quantité de nouvelles planètes, le télescope a fait une découverte de taille à quelque 170 années-lumière de la Terre : les restes d'un astéroïde riche en eau, selon une étude parue jeudi dans la revue Science. Jusqu'ici, la présence d'eau avait déjà détectée dans l'atmosphère d'exoplanètes géantes et gazeuses mais jamais encore dans un corps rocheux.

C'est ainsi la toute première fois qu'une telle découverte est réalisée hors du système solaire. Pour en arriver là, l'équipe européenne de chercheurs, auteurs de l'étude, ont analysé les données fournies par Hubble sur la poussière et les débris trouvés autour d'une étoile mourante, une naine blanche connue sous le nom de GD 61. Ils ont alors constaté un excès d'oxygène, une signature chimique indiquant que les débris appartenaient autrefois à un corps plus gros et riche en eau. D'après les estimations, il s'agirait d'un astéroïde ou d'une planète naine dont la masse aurait été à 26% composée d'eau. Un chiffre record alors que seul 0,023% de la masse de la Terre est constitué d'eau. "A ce stade de son existence, tout ce qui reste de ce corps rocheux n'est que poussière et débris autour de son étoile mourante. Mais ce cimetière planétaire est une riche source d'informations", indique le professeur Boris Gänsicke, un des principaux co-auteurs de l'étude.

Un astéroïde d'au moins 90 km

"Ces restes contiennent des indices chimiques révélant l'existence de cet ancien astéroïde rocheux riche en eau". Outre l'eau, les chercheurs ont découvert la présence de magnésium, de silicium et de fer mais pas de carbone comme cela aurait été le cas s'il s'était agi d'une comète. Ils suggèrent que la planète naine ou l'astéroïde faisait au moins 90 kilomètres de diamètre mais que l'objet était peut-être encore plus gros, à l'image de Vesta, un astéroïde de 530 kilomètres de long. D'après eux, l'objet orbitait autrefois autour d'une étoile parent. Cette dernière se serait effondrée il y a quelque 200 millions d'années, devenant ainsi la naine blanche observée aujourd'hui. L'astéroïde ou la planète naine elle, aurait été pulvérisé par l'influence gravitationnelle d'une ou plusieurs planètes bien plus larges orbitant également autour de l'étoile mais un peu plus loin, a expliqué Jay Farihi, de l'Université de Cambridge, principal auteur de l'étude.

Un nouvel espoir dans la quête de planètes habitables

Si cette histoire reste à confirmer, la découverte a de grandes implications dans la quête de planètes potentiellement habitables. L'eau fait partie des éléments indispensables à la vie sous la forme que nous lui connaissons. Aussi, "trouver autant d'eau dans un corps céleste de grande taille signifie que les matériaux formant les planètes habitables ont existé ou existent encore dans le système stellaire GD 61 et probablement autour de nombreux autres systèmes similaires", a estimé Jay Farihi repris par Space.com. "Ces blocs riches en eau, et les planètes qu'elles construisent, peuvent être en fait communs - un système ne peut créer des objets aussi gros que des astéroïdes et ne pas construire de planètes, et GD 61 avait les ingrédients pour fournir beaucoup d'eau à leurs surfaces", a t-il ajouté. "Nos résultats démontrent qu'il y avait véritablement du potentiel pour des planètes habitables dans ce système exoplanétaire", a t-il encore précisé. Ces données ont été confirmées par d'autres observations faites à l'aide de l'observatoire Keck situé à Hawaï. Auparavant, 12 autres exoplanètes détruites avaient été étudiées mais jamais encore la signature n'avait pu être découverte.

mardi 23 avril 2013

Kepler découvre 3 nouvelles exoplanètes potentiellement habitables



La NASA a annoncé que le télescope Kepler avait découvert deux nouveaux systèmes planétaires nommés Kepler-62 et Kepler-69. Ils recèlent à eux deux, trois planètes plus grosses que la Terre mais situées dans la zone habitable autour de leur étoile respective. 

La liste des 2.740 planètes candidates découvertes par Kepler s'allonge une nouvelle fois, et de façon spectaculaire ! Selon la NASA, le télescope spatial a en effet réalisé une copieuse découverte à plus de 1.000 années-lumière de la Terre : deux systèmes planétaires qui étaient jusqu'ici inconnus et qui ont été nommés Kepler-62 et Kepler-69. Mais là n'est pas le plus intéressant puisque que ces systèmes comptent à eux deux pas moins de sept planètes dont trois se trouveraient dans la "zone habitable" de leur étoile.

Le système Kepler-62 a été repéré à quelque 1.200 années-lumière de nous dans la constellation de la Lyre et possède cinq planètes, 62b, 62c, 62d, 62e et 62f. Toutes orbitent autour d'une étoile classée parmi les naines K2, équivalant en taille à environ deux-tiers du Soleil et brillant environ cinq fois moins que lui. Mais certains planètes en sont plus proches que d'autres. En effet, Kepler 62b, 62c et 62d se trouvent à une très faible distance de l'étoile et orbitent autour d'elle en respectivement, 5, 12 et 18 jours. Elles présentent ainsi des températures très élevées à leur surface et ne pourraient aucunement abriter de la vie telle que nous la connaissons.  
 Des super-Terres dans la zone habitable

En revanche, Kepler-62e et 62f apparaissent elles bien plus hospitalières puisqu'il leur faut respectivement 122 et 269 jours pour orbiter autour de leur étoile. Une distance qui les place dans la zone habitable, c'est-à-dire ni trop loin, ni trop près d'elle, à un endroit qui conduit à des températures de surface autorisant l'existence d'eau liquide sur la planète.

 Selon la NASA, ces deux exoplanètes pourraient donc être de parfaites candidates pour abriter de la vie, d'autant plus lorsque l'on considère leurs dimensions. Kepler-62e est environ 40% plus grosse que la Terre, ce qui fait d'elle l'exoplanète la plus proche en taille de la nôtre se situant dans la zone habitable de son étoile. Kepler-62f est elle environ 60% plus grosse que la Terre. Les astronomes suggèrent que 62f aurait une composition rocheuse, mais sa masse reste pour l'heure inconnue, de même que la composition de 62e. 

"La détection et la confirmation des planètes sont un effort de talent et de ressources énormément collaboratif, et requièrent l'expertise de la communauté scientifique pour produire ces résultats formidables", a commenté William Borucki, du Ames Research Center de la NASA, principal auteur de l'étude publiée dans la revue Science 

Une planète autour d'une étoile semblable au Soleil 

Les découvertes sont loin de s'arrêter là, comme le souligne le communiqué de la NASA puisque l'autre système Kepler 69 présente également un grand intérêt. Situé à environ 2.700 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne, ce système compte lui deux planètes 69b et 69c qui orbitent autour d'une étoile appartenant à la même classe que notre Soleil, la classe G. Celle-ci est 93% aussi grosse que le Soleil et elle brille environ 80% autant que lui. Or, si Kepler 69b orbite en 13 jours, autour de l'étoile, la planète 69c en fait le tour en 242 jours. Un chiffre qui la place également dans la zone habitable de son étoile.

"Nous ne connaissons qu'une seule étoile qui accueille une planète avec de la vie, le Soleil. Trouver une planète dans la zone habitable d'une étoile semblable au Soleil est donc un pas significatif vers la découverte de véritables planètes similaires à la Terre", a expliqué Thomas Barclay, du Bay Area Environmental Research Institute de Sonoma en Californie et principal auteur de l'étude parue dans l'Astrophysical Journal. Selon cette dernière, Kepler 69c est environ 70% plus large que la Terre mais pourrait être une bonne candidate en matière d'habitabilité. Reste que sa composition, supposée rocheuse, demeure encore imprécise.

Plus qu'une question de temps ?

Bien que ces résultats et l'existence de ces planètes doivent encore être confirmés, les découvertes de Kepler fournissent un nouvel espoir de dénicher un jour une planète semblable à la Terre. "Le télescope Kepler s'est révélé être une rock star de la science. La découverte de ces planètes rocheuses dans la zone habitable nous amène un peu plus près de découvrir un monde comme le nôtre. Ce n'est plus qu'une question de temps avant de savoir si la galaxie abrite une multitude de planètes comme la Terre, ou si nous sommes une rareté", conclut ainsi John Grunsfeld, administrateur associé du Science Mission Directorate de la NASA Headquarters.

jeudi 21 février 2013

Découverte d'une exoplanète plus petite que Mercure


Une toute petite exoplanète, Kepler 37b, la première à être plus petite que la plus petite des planètes de notre système solaire, Mercure, a été découverte grâce au satellite américain Kepler, ont annoncé mercredi des astronomes dans la revue Nature.

Elle a été repérée, avec deux autres planètes extra-solaires, en orbite autour d'une étoile baptisée Kepler-37, selon l'article publié par l'équipe de Thomas Barclay (Centre de recherche Ames de la Nasa, Californie).

Deux de ces trois planètes, dont Kepler 37b, qui tournent autour de Kepler-37 sont plus petites que la Terre, tandis que la troisième fait deux fois la taille de notre planète.

Lancé en mars 2009, Kepler identifie les exoplanètes potentielles en observant en permanence les changements de luminosité de plus de 150.000 étoiles situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre.

Sa mission est de rechercher des planètes soeurs de la Terre, susceptibles d'abriter la vie. Jusqu'à encore récemment, les chercheurs étaient seulement en mesure de détecter les exoplanètes les plus grandes. En décembre 2011, ils avaient annoncé la découverte des deux plus petites exoplanètes jusque-là détectées, ayant une taille similaire à la Terre.

La découverte annoncée mercredi dans Nature repousse encore les limites, puisque Kepler-37b, qui tourne en 13 jours autour de son étoile, est plus petite que n'importe quelle planète de notre système solaire. Kepler-37b représente environ 80% de la taille de Mercure, à peu près celle de notre Lune.

D'un diamètre de 4.878 km, soit 38% de celui de la Terre, Mercure est la plus petite planète du système solaire, et aussi la plus proche du Soleil. La température à la surface de Kepler-37b pourrait dépasser 400 degrés celsius, selon les astronomes.

Ils estiment qu'il s'agit probablement d'une planète rocheuse, sans atmosphère ni eau, semblable à Mercure. Donc totalement inhabitable.

Depuis la découverte de la première exoplanète en 1995, plus de 800 planètes en orbite autour d'autres étoiles que le Soleil ont été détectées, selon l'encyclopédie des planètes extrasolaires

Source: 7s7

lundi 21 janvier 2013

Les astronomes ont découvert des « mondes errants »


Il existe des planètes « orphelines » qui errent dans l’obscurité en raison de l'absence à proximité d’étoiles autour desquelles elles pourraient tourner. Les astronomes européens ont découvert l'une d’entre elles avec un télescope infrarouge à Hawaii. La planète errante a été examinée plus en détail depuis un observatoire situé au coeur des montagnes du Chili.

C’est, semble-t-il, le corps céleste flottant (free floating) le plus proche : il se trouve à une distance de 100 années lumières. Pourquoi il a abandonné le système des étoiles ? Vladimir Sourdine, astrophysicien à l’Institut astronomique Sternberg de l'Université d'Etat de Moscou explique :

« Les grandes planètes sont en concurrence et essaient de se frayer une place. Jupiter et en quelque sorte Saturne jouent ce rôle dans le système solaire. Dans d’autres systèmes il y a plusieurs Jupiter et la place manque. Dans ce cas les planètes évincent la plus grande. Or, il est difficile de découvrir les planètes « perdues » qui ne sont pas éclairées loin des étoiles. Ces derniers temps c'est devenu possible grâce aux télescopes à infrarouges ».

Sur les clichés l'étrange objet semble un point bleu pâle. La couleur provient du méthane de l’atmosphère.

Il ne suffit pas d’apercevoir une planète errante, il faut prouver que c’est une planète et non pas un nain brun, une variété d’étoile éteinte, explique Oleg Malkov, chef de secteur à l’Institut d’Astronomie de l’Académie des sciences de Russie.

« La masse est un paramètre très important confirmant qu’il s’agit d’une planète. Il n’est possible de l’établir avec certitude que chez les corps doubles, lorsqu’un corps céleste est en interaction. Pour prouver que c’est une planète, il faut confirmer que sa masse n’est pas inférieure à un indice bien déterminé. Une masse supérieure à cet indice montre qu’il s’agit d’une petite étoile ».

Nous ne pouvons pas voir les satellites des planètes non éclairées. Les « orphelines » sont elles aussi pratiquement indécelables. Pour le moment on en a découvert moins d’une dizaine. Or, de l’avis des astronomes, les « mondes errants » (rogue worlds) font probablement exception et il est possible de les considérer comme une catégorie à part de corps célestes. Certains experts supposent qu’ils sont même plus nombreux que les planètes ordinaires attachées aux étoiles. S’il en est ainsi, il existe des milliards de planètes « orphelines » ne fut-ce que dans la Voie lactée. T



jeudi 17 janvier 2013

Certaines planètes ne tournent pas rond


Une étude, publiée, mercredi, révèle que certaines planètes tournent à contresens autour de leur étoile. Les astronomes cherchent à expliquer ce phénomène, encore, entièrement nouveau, pour eux, il y a un an. Au sein du système solaire, les planètes parcourent leur orbite en tournant dans le même sens que l'astre central qu'est le Soleil. Lui-même effectue une rotation complète au niveau de son équateur en 26 jours. Mais, il y a un an maintenant, l'équipe de l'Observatoire de Genève découvrait que six planètes tournaient dans le sens opposé à celui de la rotation de leur étoile. Cette incroyable découverte remettait entièrement en question la théorie de la formation des planètes. "Nous avions pensé que notre système solaire était typique dans l'univers, mais dès le départ tout a semblé étrange avec les systèmes planétaires extrasolaires", explique Frederic Rasio, le co-auteur de l'étude publiée par la revue "Nature".

mercredi 16 janvier 2013

Hubble nous livre l'orbite étonnante de l'exoplanète Fomalhaut b


IRIB- La NASA a fourni, mardi, de nouvelles images de Fomalhaut b, qui ont permis de montrer que, au cours de son orbite de 2000 ans, la planète se trouve à une distance de son étoile, qui varie, selon un rapport de 1 à 7. Il semblerait qu'une autre planète, dont on ne voit que la trace, dans un nuage de poussière, ait perturbé l'orbite de Fomalhaut.

Première exoplanète à avoir été directement observée, Fomalhaut b n'en finit pas de faire son intéressante. Peu de temps après sa découverte en 2008, les chercheurs ont échoué à la détecter à nouveau en utilisant de l'imagerie infrarouge. Il a fallu attendre octobre dernier pour que l'existence de cette planète soit bien confirmée. Le 8 janvier, lors du 221e colloque de la Société Astronomique Américaine, la NASA a rendu public de nouvelles observations du satellite Hubble et montré que Fomalhaut b suivait une orbite surprenante, longue de 2000 ans, au sein d'un immense anneau de poussières et de débris.

Au plus près, Fomalhaut b passe à 7,5 milliards de kilomètres de son étoile, nommée tout simplement Fomalhaut. Au plus loin, elle se trouve à 43,5 milliards de kilomètres, soit à une distance presque six fois plus grande ! L'équipe avoue d'elle-même qu'elle ne s'attendait absolument pas à de tels écarts. Les chercheurs pensent qu'il s'agit d'une preuve qu'il existe une deuxième planète, ou tout autre type d'astre assez conséquent, à même de provoquer une orbite aussi excentrique. Fomalhaut b aurait ainsi été éjectée d'une orbite située à l'origine plus près de son étoile. Un feu d'artifice pour 2032 ?

A présent la planète se rendrait au-delà d'un vaste nuage de poussières qui s'étend entre 22 et 32 milliards de kilomètre autour de l'étoile Fomalhaut. Les observations menées grâce à Hubble montrent que quelque chose a traversé et marqué ce nuage, mais il ne s'agit pas de Fomalhaut b. Il y aurait donc bien une autre planète en orbite. Fomalhaut b devrait d'ailleurs à son tour, si son orbite est bien alignée avec le nuage, traverser le nuage vers 2032 et livrer ce que la NASA qualifie elle-même de feu d'artifice, comme quand la comète Shoemaker-Levy 9 a percuté Jupiter en 1994.

Reste que les nouvelles informations sur l'orbite de la planète expliqueraient pourquoi elle est particulièrement brillante dans le spectre du visible, mais pas dans les infrarouge, raison pour laquelle certains scientifiques avaient cru que la planète n'existait en fait pas. De la poussière stellaire pourrait s'être accumulée autour de Fomalhaut b, possiblement en anneaux, et avoir agi comme un miroir. Les chercheurs continueront en tous cas de surveiller ce système car il est en pleine reformation et ressemble à ce que devait être notre propre système solaire il y a 4 milliards d'années.

dimanche 13 janvier 2013

Des astronomes découvrent 6 exocomètes, ces probables 'embryons' d'exoplanètes


Lors du 221e congrès de l'American Astronomical Society, à Long Beach, en Californie, des astronomes américains ont présenté leur découverte : celle de 6 comètes situées dans d'autres systèmes stellaires. Ils ont, ainsi, rappelé le rôle de ce type d'astres, dans la recherche d'exoplanètes.

C'est grâce au télescope de l'Observatoire McDonald, au Texas, que des astronomes de l'Université de Californie à Berkeley et de l'Université de Pennsylvanie à Clarion ont détecté 6 possibles comètes. Des corps découverts en orbite autour de jeunes (5 millions d'années) et lointaines étoiles qu'ils ont baptisés 49 Ceti, 5 Vulpeculae, 2 Andromède, HD 21620, HD 42111 et HD 110411.

Cette découverte suggère que les exocomètes (comètes qui orbitent autour d'une étoile située en dehors du système solaire) sont aussi communes que les planètes loin de notre système. "Bien que sur les 10 étoiles dont on pense maintenant qu'elles hébergent des comètes, une seulement est connue pour abriter des planètes, le fait que toutes ces étoiles massives sont entourées de disques de gaz et de poussières - signature des exoplanètes - rend très probable le fait qu'elles en abritent toutes", a déclaré le Dr Barry Welsh, du Laboratoire des sciences spatiales à Berkeley.

Or, les exocomètes présentent un grand intérêt pour mieux comprendre la formation des planètes. En effet, "c'est en quelque sorte le chaînon manquant dans les études actuelles de formation planétaire. Nous voyons des disques de poussière - sans doute la matière primordiale de la planète en formation - autour d'un tas d'étoiles, et nous voyons des planètes, mais nous ne voyons pas grand chose de ce qu'il y a entre les deux : des astéroïdes et des comètes", a t-il indiqué cité par Sci-news.

Comme il l'a expliqué, la théorie actuelle de formation planétaire parle de plusieurs étapes : "la poussière interstellaire devient des sortes de gouttes sous l'influence de la gravité, et ces gouttes se transforment peu à peu en roches, les roches s'unissent et deviennent de plus gros éléments - des "planétésimaux" ou des comètes - et finalement vous obtenez des planètes". Le Dr Barry Welsh pense ainsi avoir enfin mis la main sur le chaînon manquant alors que de nombreux scientifiques s'en étaient désintéressés pour se concentrer sur l'étude des exoplanètes elles-mêmes.

Découverte d'un nouveau système stellaire à 6 planètes


Le télescope spatial Kepler vient de découvrir un système stellaire composé d'une étoile similaire au Soleil, autour de laquelle gravitent six planètes. Une découverte importante qui fait la une de la revue "Nature".

La sonde Kepler de la Nasa, lancée, en 2009, a repéré un système extrasolaire composé d'une étoile semblable à notre Soleil et de six planètes qui orbitent autour d'elle. 

Cette étoile centrale a été nommée Kepler-11 et est située à 2.000 années lumière de la Terre, dans la constellation du Cygne. Un des astronomes de la Nasa indique qu'il s'agit de "la chose la plus importante dans le domaine des exoplanètes depuis la découverte de 51 Pegasi b, la première exoplanète détectée en 1995". 

La particularité de ce système est d'être composé de plus d'une planète. Les cinq planètes internes possèdent une masse allant de 2,3 à 13,5 fois celle de notre planète. La sixième planète, plus éloignée, possède une masse de près de 300 fois celle de la Terre.

mardi 8 janvier 2013

La Voie lactée abriterait au moins 17 milliards de planètes semblables à la Terre, a affirmé un expert lundi.


François Fressin, du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, a toutefois précisé qu'il est trop tôt pour dire combien d'entre elles se trouvent dans la zone idéale qui permet l'existence d'eau liquide.

M. Fressin et son équipe ont examiné les données recueillies par la sonde Kepler, qui a été lancée en 2009 pour identifier des planètes ressemblant à la Terre. Ils en viennent à la conclusion qu'une étoile de la Voie lactée sur six accueille une planète d'une taille similaire à la nôtre, ce qui correspond à 17 milliards de planètes.

Une équipe composée de chercheurs de l'Université de la Californie à Berkeley et de l'Université d'Hawaï en est venue à un nombre semblable en utilisant une analyse différente.

M. Fressin a lancé qu'il est maintenant clair que les planètes rocheuses sont abondantes à l'extérieur du système solaire.

Ces conclusions ont été présentées lors d'une rencontre de l'American Astronomical Society à Long Beach, en Californie

mercredi 19 décembre 2012

Une planète potentiellement habitable découverte autour de l'étoile Tau Ceti


Des astronomes viennent de découvrir que l’étoile Tau Ceti abrite pas moins de cinq planètes. L’une d’entre elles pourrait même se trouver dans la zone "habitable".

La liste des planètes potentiellement habitables s'allonge une nouvelle fois ! Dans une étude publiée mardi dans la revue Astronomy & Astrophysics, des chercheurs révèlent avoir découvert cinq planètes en orbite autour de l’étoile Tau Ceti, une étoile visible à l’œil nu située dans la constellation de la Baleine. Si ces planètes ont pu être découvertes, c’est grâce à la nouvelle technique de collecte de données astronomiques, capable de détecter des signaux deux fois plus faibles.

"Nous avons choisi Tau Ceti [ ... ] parce que nous pensions qu'elle ne comportait aucun signal. Et elle est si brillante et semblable à notre Soleil qu'elle constitue un banc d'essai idéal pour tester notre méthode de détection des planètes de petite taille", explique Hugh Jones, de l'Université britannique du Hertfordshire. Au total, les chercheurs ont ainsi passé en revue pas moins de 6.000 observations de Tau Ceti provenant de télescopes installés au Chili, en Australie et même à Hawaï. Les cinq planètes détectés ont une masse comprise entre deux et six fois celle de la Terre.

Plus intéressant encore, les astronomes ont découvert que l’une de ces planètes, désignée "e" serait située dans une zone habitable, c'est-à-dire une région ni trop chaude ni trop froide, permettant l'existence d'une atmosphère, d'eau à l'état liquide en surface, et donc peut-être d'une forme de vie. En revanche, les autres, nommées "b", "c", "d", sont bien trop chaudes et trop proches de l'étoile puisqu'elles orbitent en respectivement 14, 35, 94 jours autour de Tau Ceti. Quant à la dernière planète, "f", elle, est un peu plus proche de son étoile que Mars du Soleil. Elle a ainsi besoin de 640 jours pour faire le tour de Tau Ceti.

Une étoile similaire au Soleil

Cette étoile est relativement proche de notre Soleil puisqu’elle ne se situe qu’à 12 années-lumière de celui-ci. Mais surtout, elle lui ressemble beaucoup, sa masse et son rayonnement étant similaires. "Tau Ceti est l'une de nos plus proches voisines cosmiques, si brillante que nous pourrions arriver à étudier les atmosphères de ses planètes dans un avenir pas si lointain", estime James Jenkins, de l'Université du Chili, qui a participé à l'étude.

Cette découverte confirme ainsi l'idée "que presque toutes les étoiles ont des planètes, et que la galaxie doit donc contenir un grand nombre de planètes potentiellement habitables d'une taille proche de la nôtre", conclut Steve Vogt, de l'Université de Californie.

vendredi 23 novembre 2012

Makemake, une planète naine et glacée, qui n'a pas d'atmosphère


IRIB- Des astronomes ont utilisé trois télescopes de l'Observatoire européen austral (ESO), au Chili, pour observer une planète naine connue sous le nom de Makemake. Ils ont découvert que celle-ci, bien que similaire à Pluton, était dépourvue d'atmosphère globale.

C'est en 2005 que la planète Makemake a été découverte à quelque 7,9 milliards de kilomètres du Soleil. Mais il a fallu attendre 3 ans avant qu'elle soit formellement reconnue comme une planète naine par l'Union astronomique internationale. Tirant son nom d'un dieu des Rapanui, le peuple d'origine de l'Ile de Pâques, Makemake est le 3e plus gros objet connu au-delà de Neptune, après Eris et Pluton. Mais si les observations ont permis de percer plusieurs de ses mystères, notamment ses caractéristiques orbitales, on est encore loin de tout savoir.

C'est du moins ce que suggère une étude tout juste publiée dans la revue Nature et relayée par l'Observatoire européen austral (ESO). Menée par une équipe internationale de chercheurs, elle révèle que la planète n'aurait tout simplement pas d'atmosphère, contrairement à ce que l'on pensait jusqu'ici. En effet, de précédentes observations de la glaciale Makemake avait montré qu'elle était similaire en taille et en composition à ses planètes naines congénères. Les scientifiques s'attendaient ainsi à qu'elle possède également une atmosphère comparable à celle de Pluton. Mais il n'en est rien.

Une configuration céleste rare

Pour arriver à cette conclusion, l'équipe a utilisé trois télescopes de l'ESO situés au Chili : le Very Large Telescope (VLT), le New Technology Telescope (NTT) et le TRAPPIST (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope) ainsi que les données d'autres petits télescopes. Tous ces instruments ont permis d'observer la planète naine dans une configuration rare alors qu'elle passait devant une étoile lointaine de la constellation de la Chevelure de Bérénice.

Or, "tandis que Makemake passait devant l'étoile et la bloquait, l'étoile a disparu et est réapparue très brusquement, au lieu de disparaitre et de s'illuminer graduellement. Cela signifie que la petite planète naine n'a pas d'atmosphère significative", explique José Luis Ortiz de l'Institut astrophysique de Grenade. "On pensait que Makemake avait une bonne chance d'avoir développé une atmosphère - le fait qu'elle n'en est aucune montre à quel point nous avons encore à en apprendre au sujet de ces corps mystérieux", ajoute t-il cité dans un communiqué de l'ESO.

Une planète de forme allongée

Il faut dire que Makemake n'est pas vraiment simple à observer dans la mesure où elle n'a pas de lune et qu'elle se trouve à une grande distance de nous. Le passage devant l'étoile a ainsi fourni une occasion unique de la scruter plus en détail et d'en savoir plus sur elle. Grâce à cela, les scientifiques ont pu déterminer que la planète présente une forme allongée avec des dimensions de 1.430 km sur 1.502 km. Sa densité a également pu être évaluée pour la toute première fois, comme son pouvoir réflecteur moyen. Avec 77%, Makemake renvoie davantage de rayonnement solaire que Pluton (52%), mais moins qu'Eris (96%). Par comparaison, la neige fraîche a un albédo de 80%.

"En découvrir plus sur les propriétés de Makemake pour la première fois est un grand pas en avant dans notre étude du club fermé des planètes naines glacées. Pluton, Eris et Makemake sont parmi les plus grands exemples des nombreux corps glacés qui orbitent loin de notre Soleil", précise encore Ortiz. "Nos nouvelles observations ont grandement amélioré notre connaissance de l'une des plus grandes, Makemake - désormais, nous allons être capables d'utiliser cette information alors que nous explorons les intrigants objets de cette région de l'espace plus lointain".


mercredi 14 novembre 2012

Astronomie : une planète vagabonde observée pour la première fois


L'absence d'une étoile à proximité de cette planète a permis à l'équipe d'en étudier son atmosphère avec le maximum de détails.

Elle répond au doux nom de CFBDSIR2149. Des astronomes européens et canadiens ont découvert une planète errante, «sans étoile fixe», qui n'est pas en orbite autour d'une quelconque étoile et flotte donc librement dans le vide intersidéral. Les scientifiques ont pu déterminer son âge, sa masse et sa température.

Cette planète orpheline n'est âgée que de 50 à 120 millions d'années, a une température avoisinant les 400 °C et possède une masse comprise entre 4 et 7 fois celle de Jupiter. Elle appartient donc à la catégorie des objets de masse planétaire et non à celle des «naines brunes», des «étoiles ratées» naissant de la même façon que les étoiles mais ne sont pas assez massives pour déclencher les réactions nucléaires qui font briller les étoiles.

Selon Philippe Delorme, de l'Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (CNRS/Université Joseph Fourier), cité par l'agence Sipa, «il peut s'agir d'une planète, qui s'est formée autour d'une étoile et qui a ensuite été éjectée, par exemple lorsqu'une autre étoile s'est approchée trop près de son étoile hôte». L'autre hypothèse, selon les scientifiques, est que ce vagabond s'est formé à partir d'un nuage de gaz qui s'effondre sur lui-même, comme les naines brunes. «Ce type de planète aussi froide et aussi jeune, bien que connue des théoriciens, n'avait en tout cas jamais été encore observée à ce jour» note Etienne Artigau, astrophysicien à l'Université de Montréal (UdeM).

Une découverte franco-québécoise Les astrophysiciens du Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ) et de l'UdeM ont déniché cette planète en collaboration avec des astronomes français, dont Philippe Delorme, premier signataire de l'article. Ils ont d'abord obtenu une série de clichés dans l'infrarouge de CFBDSIR2149 sur le Télescope Canada-France-Hawaii (TCFH), puis ont utilisé la puissance du VLT, le très grand télescope de l'Observatoire européen austral (ESO) au Chili, pour en déduire sa masse, sa température et son âge. Selon Etienne Artigau, «cet objet a été trouvé dans le cadre d'un relevé qui a couvert l'équivalent de 1.000 fois la surface de la pleine lune. On a observé des centaines de millions d'étoiles et de planètes... et nous n'avons trouvé qu'une seule planète errante tout près de nous.»

Les trois «atouts» de cette planète

Elle est datable. «Au cours des dernières années, plusieurs objets de ce type ont été repérés, mais aucune confirmation scientifique de leur âge n'avait pu valider leur existence», explique Jonathan Gagné, de l'UdeM. En effet, cette planète flottante semble faire partie d'un groupe d'étoiles très jeunes connu sous le nom d'«association jeune AB Doradus», ce qui a permis aux astrophysiciens de confirmer son âge. «C'est la première fois qu'un objet de ce type est découvert dans un courant d'étoiles, un groupe de jeunes étoiles en mouvement», précise à l'agence Sipa Philippe Delorme. Un résultat, recherché depuis plus de dix ans...

Elle est proche de notre système solaire. Cette planète flottante a l'avantage d'être plus proche que les autres précédemment étudiées. C'est même «l'objet de masse planétaire le plus près de notre système solaire jamais découvert», résume dans un communiqué Etienne Artigau. «Ces objets ne sont pas nécessairement rares, mais nous ne voyons que ceux qui sont tout près de nous (...) C'est comme chercher une seule aiguille dans des milliers de bottes de foin», ajoute-t-il. «Nous pourrons nous en servir comme prototype pour comprendre à quoi ressemblent les exoplanètes que nous détectons», souligne Philippe Delorme.

Elle est loin de toute étoile, et donc visible. L'absence d'une étoile à proximité de cette planète a permis à l'équipe d'en étudier son atmosphère avec le maximum de détails. «Chercher à voir des planètes autour de leur étoile, c'est comme vouloir étudier une luciole située à un centimètre d'un puissant phare de voiture relativement éloigné de nous», explique Philippe Delorme. «Cet objet errant se trouvant à une relative proximité de la Terre nous offre l'opportunité d'étudier la luciole de manière détaillée, sans la lumière aveuglante de la voiture.» Ces données serviront à leur tour aux astronomes à mieux comprendre les exoplanètes qui sont en orbite autour d‘une étoile, précise l'ESO.

Un peu de sémantique... Bien que très parlante, l'expression « planète errante» est un oxymore parfait en astronomie - une planète étant définie par le fait qu'elle est en orbite autour d'une étoile. Les scientifiques préféreront donc parler d'«objet de masse planétaire isolé », ou d'« objet libre de masse planétaire ». En cherchant la petite bête, on notera toutefois qu'en étymologie, « planète errante », bien loin d'être un contresens, est au contraire un pléonasme absolu, «planète» signifiant en grec « astre errant »...


samedi 10 novembre 2012

Une nouvelle exoplanète peut-être habitable


IRIB- Une équipe internationale d'astronomes a découvert une nouvelle planète, hors de notre système solaire, qui est, potentiellement, habitable, au vu de la distance avec son étoile, selon une étude à paraître, dans la revue Astronomy and Astrophysics. Cette exoplanète, baptisée HD 40307g, qui vient allonger la liste de ce type de planètes, tourne autour de son étoile HD 40307, en, environ, 200 jours, et entre dans la catégorie dite des "super-Terres". Elle est relativement proche de notre planète, à une distance de 42 années-lumière (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km) et représente sept fois la masse de la Terre.

lundi 15 octobre 2012

Découverte d'une nouvelle planète avec quatre soleils


La nouvelle planète PH1 est six fois plus  grande que la terre Haven Giguere/Yale 


Du jamais vu. Jusqu'à présent, aucune planète n'était illuminée par plus de deux soleils. Une nouvelle vient d'être découverte par des astronomes américains. Elle est en orbite dans un système stellaire quadruple. Son nom : PH 1.


La nouvelle planète PH1 est six fois plus grande que la Terre PH1 est une nouvelle planète. Elle vient d'être découverte par des astronomes américains. Elle fait six fois la taille de la Terre et est illuminée par quatre soleils. C'est le premier système stellaire de ce type observé jusqu'à présent.

PH1 est en orbite autour de deux soleils, et deux étoiles tournent autour de ces derniers. C'est un système stellaire quadruple. La planète est située à 5.000 années lumières de la Terre (soit, 47.305.000 milliards de kilomètres). "La découverte de tels systèmes stellaires nous force à repenser comment ces planètes peuvent se former et évoluer dans un tel environnement" relève Meg Schwamb, principal auteur de cette recherche et chercheur à l'université de Yale.

PH1 est la première découverte du programme, crée en 2010, Planet Hunters qui encourage les astronomes amateurs à identifier les planètes qui se situent en dehors de notre système solaire, grâce au télescope spatial américain Kepler.

Cette découverte a été mise en ligne sur le site arxiv.org et a été soumise pour publication dans l'Astrophysical Journal.



jeudi 15 septembre 2011

La planète aux deux soleils de Luke Skywalker découverte dans notre galaxie LEMONDE.FR avec



Les astronomes américains ont découvert une planète à deux soleils 
comme celle de Luke Skywalker dans La Guerre des étoiles, selon des travaux publiés jeudi 15 septembre dans la revue américaine Science. Cette exoplanète (planète hors du système solaire), qui tourne autour de deux soleils et qui connaît donc deux couchers et deux levers de soleil, a été baptisée Kepler-16b. Elle se situe à environ 200 années-lumières de la Terre.

Jusqu'alors, une telle planète, dite circumbinaire, n'existait que dans l'univers de l'épopée cinématographique de science-fiction La Guerre des étoiles avec la planète Tatooine, recouverte de déserts arides et peuplée de quelques espèces indigènes comme les Hommes des sables. Mais contrairement à cette dernière, Kepler-16b est froide et gazeuse, et les astronomes excluent la possibilité que la vie y existe.
"Kepler-16b est le premier exemple de planète circumbinaire dont l'existence est confirmée", affirme Josh Carter, un astronome du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CFA), un des auteurs de cette découverte. "Une fois de plus, nous découvrons que notre système solaire n'est qu'un exemple parmi la diversité des systèmes planétaires que la nature peut créer", ajoute-t-il dans un communiqué.
Cette découverte a été faite avec le télescope américain Kepler qui détecte la présence d'une planète quand celle-ci passe devant son étoile et en réduit momentanément la luminosité. Mais dans le cas de Kepler-16b, cette observation a été rendue compliquée par le fait que les deux étoiles s'éclipsent mutuellement, provoquant périodiquement une réduction totale de la luminosité. Les astronomes ont aussi observé que la luminosité diminuait également à des intervalles réguliers même quand les deux étoiles ne formaient pas d'éclipse, indiquant la présence d'un troisième objet tournant autour d'elles.
AFP