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mercredi 2 mai 2012

Pourquoi une fin du monde le 21 décembre 2012 ?


Nous nous sommes posé la question de savoir pourquoi était véhiculée l’idée de fin du monde pour le 21 décembre 2012. Tout d’abord nous avons cru qu’il s’agissait d’une date issue du calendrier Maya. Manque de chance, la fin du calendrier Maya se situe le 28 octobre 2011. En somme, nous vivons déjà la nouvelle ère. Le 21 décembre 2012 correspond au solstice d’hiver, soit la nuit la plus longue de l’année. C’est une symbolique d’initié qui n’a rien à voir avec les Maya. Alors pourquoi cette date ? 

Au lieu de rechercher des raisons ésotériques, il faut en revenir à plus de pragmatisme. Nous avions évoqué dans Morphéus l’usurpation en 1913 de la souveraineté monétaire US par le cartel bancaire. Fut établi alors un bail de 99 ans, qui remettait le destin de la Réserve Fédérale américaine entre les mains de ces faux-monnayeurs. Or, l’échéance de ce bail se termine le 22 décembre 2012. En clair, le 21 décembre 2012 quand minuit aura sonné, ce sera la fin du monde pour le cartel bancaire privé. Soit il aura mis en place un système mondialisé de contrôle total de la monnaie au-dessus de toutes les banques centrales (type BRI), soit il perdra le contrôle total, libérant enfin la souveraineté monétaire des peuples. 

On peut comprendre que des banques à coût de milliards de dollars, lancent des films et séries hollywoodiennes de fin du monde. Sans doute pour rappeler à leurs agents du Nouvel Ordre Mondial que tout peut être perdu le 21 décembre 2012, s’ils ne font pas leur besogne.




Frédéric Morin

mercredi 25 avril 2012

Des rapports de la Fondation Rockefeller comportent des informations, et illustrations, qui méritent notre attention..


Le document "Scénarios pour le futur de la technologie et du développement international", a été produit en mai 2010 par la Fondation Rockefeller et le Global Business Network. Ce rapport semble poser divers scénarios apocalyptiques, hypothétiques dit-on, pour ainsi amener à la conscience la nécessité de réfléchir et d'envisager le futur autrement. 

Je n'ai pas fait une étude exhaustive de ce rapport puisqu'il nécessite une lecture attentive. Toutefois, en lecture rapide, j'ai noté quelques éléments intéressants. À la page 34, on y trouve l'énonciation de catastrophes qui se sont déjà produites, dont le 11 septembre 2001, le tsunami de 2004, et le séisme en Haïti en 2010. Le texte semble poser une nuance entre ces désastres et d'autres pouvant se produire à une échelle bien pire. On pose alors l'hypothèse que les années 2010 à 2020 pourraient représenter une décennie de catastrophes apocalyptiques et on cite alors des évènements potentiels: une attaque sur les Jeux Olympiques de 2012 qui tue 13 000 personnes, suivie de près par un tremblement de terre en Indonésie faisant 40 000 morts, un tsunami qui détruit presque complètement le Nicaragua et le début d'une famine en Chine causée par une sécheresse liée aux changements climatiques.

À la page 18 du même rapport, on trouve une autre projection tout aussi troublante. Il est écrit, comme étant un scénario hypothétique encore une fois, que l'année 2012 est celle où frappe la pandémie mondiale tant anticipée en 2009, infectant 20 % de la population mondiale et tuant 8 millions de personnes en 7 mois, généralement de jeunes adultes en bonne santé. Cette pandémie mondiale aurait bien sûr des effets "mortels" sur les économies. Voici le document en question (anglais): ICI

Voici un autre document de la Fondation Rockefeller, déposé en 2009, intitulé "Foresight for Smart Globalization: Accelerating & Enhancing Pro-Poor Development Opportunities". Je n'ai pas encore parcouru le contenu de ce rapport, mais je me suis intéressée aux images. J'ai retenu l'une d'entre elles qui, selon moi, n'exige que très peu d'explications... 

À la page 14, du deuxième document, ci-bas, vous trouverez une illustration où on voit des personnages assis à chacune des pointes d'une étoile à 11 branches. Cette étoile à 11 branches est d'ailleurs la forme du terrain sur lequel est assis la Statue de la Liberté... Dans la symbolique occulte, dans la Kabbale juive, l'étoile a 11 branches est la représentation des sephirots maléfiques, nommé "l'arbre de mort" en opposition à "l'arbre de vie". Cette étoile représente aussi les 11 rois qui ont régné sur le pays d'Edom... 

Voici ce deuxième rapport

Quelles conclusions peut-on faire ici? Que la Fondation Rockefeller tente de nous "vendre" la gouvernance mondiale et la technologie comme seules et uniques solutions aux problèmes de l'humanité et que les scénarios hypothétiques choisis sont tout à fait plausibles et potentiellement imminents! 

jeudi 15 mars 2012

La puce sous-cutanée : le fantasme devient réalité


Une puce implantée dans le corps comme technique d’identification ; le procédé est déjà connu des amateurs de science-fiction, mais cette technologie est en passe de devenir réalité !

La Food and Drug Administration (FDA) a donné son feu vert en novembre dernier pour la commercialisation aux Etats-Unis d’une micro-puce implantable dans le bras, injectée sous la peau par une seringue : la Verichip. Les américains utilisent déjà ce matériel pour tracer le bétail et les animaux domestiques : la puce, pas plus grosse qu’un grain de riz, communique par fréquence-radio et contient un numéro qui ne peut être lu que par un scanner spécifique. Adaptée pour des personnes souffrant de maladies chroniques, elle permettra aux médecins d’accéder aux informations médicales importantes des patients. De nombreux défenseurs des libertés civiles protestent contre cette technologie, qui risque d’évoluer un jour vers un « marquage du citoyen » : à long-terme, les entreprises pourraient ainsi contraindre les employés à s’implanter ce type de puce, pour une meilleure traçabilité du personnel…


samedi 18 février 2012

147 sociétés dirigent le monde


Alors que les manifestations contre le pouvoir financier balayent le monde, la science pourrait avoir confirmé les pires craintes des manifestants. Une analyse des relations entre les 43 000 sociétés transnationales a identifié un groupe relativement restreint d’entreprises, principalement des banques, avec un pouvoir disproportionné sur l’économie mondiale.
L’idée que quelques banquiers contrôlent une grande partie de l’économie mondiale ne surprend pas à New York. Mais l’étude, par un trio de théoriciens des systèmes complexes à l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich, est le premier à aller au-delà l’idéologie pour identifier empiriquement un tel réseau de pouvoir. Il combine les mathématiques longtemps utilisées pour modéliser les systèmes naturels avec les données complètes des entreprises et la propriété  parmi les sociétés transnationales du monde (STN).

« La réalité est si complexe, nous devons nous éloigner de tout dogme, qu’il s’agisse de théories du complot ou du libre marché», déclare James Glattfelder . « Notre analyse est fondée sur la réalité. »

Les travaux, qui sera publié dans PLoS ONE, ont révélé un noyau de 1318 entreprises avec un actionnariat commun. Chacune des 1318 avaient des liens avec deux ou plusieurs autres entreprises, et en moyenne ils en ont connectés 20. Qui plus est, même si elles représentaient 20 pour cent des recettes d’exploitation totales, les 1318 semblaient détenir collectivement à travers leurs actions, la majorité des grandes entreprises manufacturières – l’économie «réelle» – qui représente encore 60 pour cent des revenus mondiaux .

Au final, ils ont pu retracer tous ces liens et créer une « super-entité » de 147 entreprises dirigeant le monde car puissantes et interconnectées. Voici les 50 premières :

1. Barclays plc
2. Capital Group Companies Inc
3. FMR Corporation
4. AXA
5. State Street Corporation
6. JP Morgan Chase & Co
7. Legal & General Group plc
8. Vanguard Group Inc
9. UBS AG
10. Merrill Lynch & Co Inc
11. Wellington Management Co LLP
12. Deutsche Bank AG
13. Franklin Resources Inc
14. Le Credit Suisse Group
15. Entreprises Walton LLC
16. Bank of New York Mellon Corp
17. Natixis
18. Goldman Sachs Group Inc
19. T Rowe Price Group, Inc
20. Legg Mason Inc
21. Morgan Stanley
22. Mitsubishi UFJ Financial Group Inc
23. Northern Trust Corporation
24. Société Générale
25. Bank of America Corporation
26. Lloyds TSB Group plc
27. INVESCO PLC
28. Allianz SE 29. TIAA
30. Old Mutual Public Company Limited
31. Aviva plc
32. Schroders plc
33. Dodge & Cox
34. Lehman Brothers Holdings Inc *
35. Financière Sun Life inc
36. Standard Life plc
37. CNCE
38. Nomura Holdings Inc
39. La Depository Trust Company
40. Assurance du Massachusetts Mutual Life
41. ING Groep NV
42. Brandes Investment Partners LP
43. Unicredito Italiano SpA
44. Deposit Insurance Corporation du Japon
45. Vereniging Aegon
46. BNP Paribas
47. Affiliated Managers Group Inc
48. Holdings Inc Resona
49. Capital Group International Inc
50. China Petrochemical Company Group

mercredi 11 janvier 2012

Aux Etats-Unis, les lampadaires font de la vidéo surveillance et enregistrent les conversations !


Des lampadaires intelligents qui enregistrent les conversations et effectuent de la surveillance vidéo !

Des lumières de rue sont installées dans les villes américaines pour non seulement permettre au Département de la Sécurité Intérieure (DHS) d'émettre des messages d'urgence et d'effectuer de la surveillance vidéo, mais aussi pour enregistrer les conversations des gens.

La compagnie Illuminating Concepts défend son produit, appelé les"Intellistreets", en disant qu'il ne représente pas une intrusion dans la vie privée, que cette technologie n'est pas "big brother".
Ces lampadaires intelligents se retrouvent, jusqu'à maintenant, dans la ville de Détroit, Chicago et Pittsburgh. Ils sont présentés comme des mesures de protection, de surveillance, parce qu'ils sont reliés à un système d'alerte du DHS. Ils enregistrent tant les images que les sons. Le propriétaire de l'entreprise, Ron Harwood, a été accusé de travailler de concert avec le Homeland Security et de mettre en place un réseau de haute technologie relié via un puissant système wi-fi.

Harwood a déclaré que les lumières de rue vont nous faire sentir plus en sécurité et plus heureux car ils représentent la manière dont les entreprises et le gouvernement peuvent travailler ensemble pour créer des avantages économiques, environnementaux et sociaux!!!

Selon lui, cette technologie n'est pas une menace à la vie privée puisque leur existence est rendue publique.

Ces lampadaires de surveillance portent un potentiel d'espionnage sans limite, comme font les caméras de surveillance en Angleterre où des ordres peuvent être donnés via des haut-parleurs pour dire aux gens de ramasser leurs déchets ou de quitter la zone.
Selon un rapport, toutes les villes américaines pourraient accueillir les "Intellistreets" d'ici le printemps 2012.

La loi de détention illimitée sans procès signée par Obama, les camps de la FEMA et ces lampadaires intelligents, tout y est pour la dictature, pour une société orwellienne.




Source: Rusty James News

samedi 31 décembre 2011

Pour l’armée chinoise, les USA d’Obama sont guidés par la géopolitique britannique


Le 28 décembre, le Quotidien du peuple, principal journal d’information en Chine, a publié en langue anglaise l’interview entre Lin Zhiyuan, expert sur les Etats-Unis à l’Académie des sciences militaires chinoise, et un journaliste du Quotidien de l’Armée de libération du peuple, au sujet du retour stratégique des Etats-Unis en Asie. En novembre, Barack Obama s’est rendu en Asie pour s’immiscer dans les conflits locaux et annoncer l’implantation d’une base américaine ouvrant sur la mer de Chine méridionale.

Des stratèges de l’US Navy sont très portés sur la théorie du géographe britannique Halford Mackinder de “terre du milieu”. Mackinder dit : « qui règne sur l’Europe de l’Est commande la “terre du milieu” ; qui règne sur la terre du milieu commande l’ “île mondiale” (l’Eurasie) ». Les disciples de Mackinder ont appliqué cette stratégie à l’Asie et pensent que contrôler la mer de Chine méridionale permettra à l’US Air force et à la Navy de commander l’Asie de l’Est et donc l’ “île mondiale”.

Halford Mackinder (1861-1947) est le fondateur de la géopolitique britannique qui ouvrit dès la fin du XIXe siècle l’ère des guerres mondiales utilisées par l’Empire britannique pour faire face à la montée en puissance industrielle et scientifique des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la Russie. Mackinder est notamment l’inspirateur du géopolitologue allemand Karl Haushofer, dont le disciple Rudolph Hess introduisit pour le compte de leurs contrôleurs britanniques la doctrine du Lebensraum auprès d’Adolf Hitler.

Avec sa politique va-t-en-guerre en Libye, en Syrie et en Iran, sa volonté d’affrontement avec la Russie en implantant un bouclier antimissile en Europe de l’Est, et son offensive dans le Pacifique contre la Chine, Obama est l’idiot utile de l’Empire financier de la City de Londres. L’Empire britannique utilise le Président des Etats-Unis et son armée pour déclencher un conflit devant anéantir les grandes puissances qui sinon triompheraient de la faillite imminente du système.

jeudi 29 décembre 2011

LES MORTS DE COTE D’IVOIRE ET DE LIBYE CREENT LE NOUVEL ORDRE MONDIAL


En 1945 L’Organisation des Nations-Unies s’est créée après le choc de la deuxième Guerre Mondiale. Aujourd’hui, le nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place après le lourd sacrifice de l’Afrique, après le choc des milliers de morts de côte d’Ivoire dont les 1200 villageois de Duékoué et des dizaines de milliers de morts Libyens, même si l’Otan a décidé d’insulter notre intelligence en parlant de zéro mort et ce, après 26.323 sorties, 9.658 raids de bombardement, 7.700 bombes et missiles tirés par l’OTAN sur la Libye, avec la complicité des Nation-Unies qui étaient censées les protéger. L’ONG britannique Stop the War Coalition a certifié l’utilisation par l’OTAN des armes de destruction massive en Libye à travers les bombes et missiles contenant le fameux DU (depleted uranium), c’est de l’uranium appauvri, pour tuer le plus de personnes possibles. Daniele Cardetta dans le journal italien Articolo3, avance le chiffre de 60.000 morts. C’est le journal italien Nibiru2012 qui conclut que 60.000 morts sur une population libyenne de 6 millions sont 1% de la population décimée par l’Otan en Libye et que cela équivaudrait en proportion à 3 millions d’américains que des puissances étrangères viendraient décimer avec des bombes non conventionnelles. Et au lieu de mener la moindre enquête, l’Onu a tourné la tête ailleurs, vers Abidjan pour le méchant désigné le Président Gbagbo. C’est contre tout cela que la Chine a décidé de prendre les devants et de mettre sur pied un nouvel ordre mondial. Voici comment :

1- LE YUAN CHINOIS REMPLACE LE DOLLAR La Chine ne peut pas prétendre diriger un nouvel ordre mondial crédible sans être la première puissance du monde. Il y a des spécialistes qui disent qu’il y a longtemps que la Chine est devenue première puissance mondiale. C’est vrai, mais ce qu’ils ne savent pas c’est que le seul fait que les Etats-Unis d’Amérique peuvent imprimer leur monnaie le Dollar pour servir toute la planète qui n’attend que cela pour payer leurs échanges, offre de facto un avantage financier inouï aux USA sur tout potentiel concurrent à son trône. Et au delà de son vrai poids économique, le positionnement stratégique de sa monnaie place ce pays au trône inconditionnel de la première puissance mondiale. La perversité potentielle du levier financier était sous-estimée par beaucoup depuis des années. Mais un élément est venu bouleverser la donne et ce sont les deux crises Ivoirienne et Libyenne alors quand les USA et leurs Alliés Européens ont joué sur le levier monétaire pour plier leurs ennemis du moment. En violant toutes les règles du droit international, ils ont unilatéralement gelé les avoirs bancaires de la Côte d’Ivoire d’abord et de la Libye ensuite que ces deux pays détenaient en Occident, allant jusqu’à fermer les succursales des banques privées européennes en Côte d’Ivoire, contre l’avis même du gouvernement en place. C’est cette technique de guerre inaugurée par les Occidentaux et testée deux fois en Afrique qui a alarmé la Chine qui a dès lors compris qu’elle ne pouvait plus attendre longtemps pour créer et guider le nouvel ordre mondial et que pour y parvenir, il fallait tout simplement signer la fin du Dollar américain comme monnaie de référence au niveau mondial. C’est en pleine guerre de l’Occident contre la Libye qu’elle réussit en Juin 2011 à convaincre la Russie de se passer du dollar et d’utiliser désormais la monnaie chinoise pour leurs échanges. Ce sera la même chose avec les pays africains où pour la plupart, après l’assassinat du Guide Libyen et le retardement de la monnaie commune africaine initialement prévue pour 2016, le Yuan chinois qui reste inconvertible, est en train de devenir la monnaie de change avec la Chine qui est depuis 2010, le premier partenaire économique du continent africain. En Amérique Latine, l’initiative chinoise est accueillie avec euphorie pour des pays qui n’en pouvaient plus de l’arrogance de leur puissant voisin du nord. Au Venezuela, c’est le président Hugo Chavez qui ira plus loin en vidant tout simplement les coffres des pays occidentaux de la réserve d’or que son pays y détenaient depuis la gouvernance de ses prédécesseurs. Mais le plus difficile restait à venir : convaincre un pays encore sous occupation militaire américaine depuis plus de 60 ans de rejoindre le nouvel ordre mondial que la Chine a décidé de créer. C’est finalement le jour de Noël, le 25/12/2011 durant la visite du Premier Ministre Japonais à Pékin qu’un accord est trouvé pour se passer du Dollar, c’est-à-dire que la deuxième et la troisième puissance économique du monde la Chine et le Japon vont désormais utiliser la monnaie chinoise pour leurs échanges. Le revirement de Tokyo s’explique par la faiblesse militaire de l’Occident mise à nu par la cacophonie et les difficultés surtout financières rencontrées lors de sa tentative pour faire plier Kadhafi pendant 7 longs mois. Ce qui a fait comprendre au Japon qu’en cas de conflit armé avec la Chine, les USA ne sont tout simplement pas en mesure de les aider, autant faire la paix tout de suite et se mettre sous l’ombrelle de Pékin. La Corée du Sud et l’Inde vont très bientôt rejoindre le Brésil pour faire partie de ce nouveau directoire. Après le vote de l’Afrique du Sud et du Nigeria en faveur d’une résolution des Nations Unies pour aller faire la guerre à un pays africain, ces deux pays sont-ils suffisamment crédibles pour faire partie de ce directoire mondial qui se forme sous le guide de la Chine ?

2- L’ALLIANCE STRATÉGIQUE AVEC LA RUSSIE On ne peut pas conduire le monde sans une alliance militaire forte. Il y a plusieurs années que les spécialistes parlaient d’une nouvelle gouvernance mondiale portée par les USA et la Chine dénommée G2. Pour l’Occident, c’était une solution de compromis qui aurait signifié qu’il n’avait pas perdu le train des bouleversements du 21ème siècle, puisque représenté dans ce G2 par l’un des leurs, les USA. Et patatras. A cause d’une guerre des plus maladroites contre la Libye tout cela est terminé. Cette guerre a permis la création du G2 oui, mais un nouveau G2 que personne n’avait prévu, un G2 militaire en construction entre la Chine et la Russie. Ces deux pays ont en effet, à cause de ce qu’ils appellent une agression injustifiée contre la Libye, décidé de renforcer leur collaboration dans toute une série de secteurs dits stratégiques avec l’objectif affiché de stopper l’Occident belliqueux ; La célébration des 10 ans d’amitié nouvelle entre les deux pays à Moscou du 16 au 18 juin 2011 dernier s’est transformée en Conseil de guerre pour le lancement du nouveau G2. L’Occident qui espérait s’emparer des ressources énergétiques africaines à commencer par celles libyennes pour tenter un diktat sur la politique économique chinoise devra revoir ses plans, puisque le nouveau G2 y a déjà trouvé une parade. Ainsi la Russie deviendra le premier fournisseur des produits énergétiques à la Chine, ceci permettant à cette dernière de relativiser le risque et le poids de l’Afrique dans ses approvisionnements et pour la Russie de pouvoir se passer de son plus gros client, l’Europe sans laquelle elle était incapable de disposer de ressources financières suffisantes pour son développement. Ainsi, la guerre contre la Libye est devenue pour l’Europe un vrai boomerang reçu à la figure : elle pensait utiliser des manœuvres souterraines inavouées pour contrôler à terme le pétrole et le gaz africain, elle se trouve au contraire sous le coup d’un chantage russe pour ses approvisionnements avec un robinet qui risque d’être fermé à tout début d’hiver par Moscou si elle n’est pas suffisamment docile. Les nouveaux accords avec la Chine permettent à Moscou de tenir ce robinet fermé pendant des mois sans que sa caisse en pâtisse outre mesure. Comme les autorités le répètent à volonté à Moscou, « avec les Chinois nous aurons le nécessaire pour nous émanciper de l’Europe » Par ailleurs après le nouvel accord signé par le président Chinois lors de cette visite, le premier consommateur des produits énergétiques des prochains 20-30 ans devient un concurrent incommode pour l’Europe qui désormais ne pourra plus négocier ses prix avec la Russe comme auparavant, elle doit donc se préparer à payer plus cher son gaz. Et après les accords récemment stipulés entre la Russie et l’Algérie, pour former un cartel du gaz, on peut s’attendre à un doublement des prix du gaz russe pompé vers l’Europe occidentale. On était parti pour voler le pétrole Libyen, on se retrouve à perdre le gaz russe, 100 fois plus important que la mise libyenne. Ils sont de vrais génies ces dirigeants européens ! Si nos éclaireurs européens ont fourni le même type de conseils aux dirigeants africains, on peut dès lors se demander pourquoi s’étonner qu’après 50 ans d’indépendance nourris de tels conseils, on ait fait du surplace en Afrique ou qu’on soit allé à reculons. L’histoire démarre le 18 Novembre 2009 lorsque l’agence de Presse russe Novotni écrit triomphalement ces quelques mots de titre : NIET, NIET, NIET ! pour décrire le « Non » chinois à la proposition Américaine formulée par monsieur Obama lors de sa première visite dans l’empire du Milieu de former avec la Chine ce fameux G2 pour répondre ensemble aux défis de la gouvernance des problèmes du 21ème siècle. Déjà alors, la Chine avait fait remarquer que sa vision du monde était diamétralement opposée à celle des États-Unis d’Amérique et qu’elle ne voyait aucune convergence de vue entre ces 2 pays sur plusieurs dossiers brûlants, de la crise avec l’Iran au problème avec la Corée du Nord. Pour les Américains, les bombes étaient les meilleurs remèdes aux problèmes de la planète alors que pour les Chinois, les bombes étaient la démonstration de la faillite de l’intelligence humaine à résoudre ses problèmes aussi compliqués qu’ils soient. La guerre en Libye nous a ainsi donné l’épilogue de cette réorganisation du monde pour le nouvel ordre mondial qui tarde à venir. La Chine et la Russie ont ainsi décidé de se concerter régulièrement et avoir une position commune sur tous les sujets importants de l’actualité mondiale privilégiant toujours et toujours le dialogue, encore le dialogue et toujours le dialogue. La guerre de l’Occident contre la Libye a définitivement tourné la page du 20ème siècle, le siècle des guerres cycliques de l’occident, le siècle des guerres coloniales en Afrique et en Asie et impérialistes en Amérique du Sud. Le double veto de la Chine et de la Russie aux Nations-Unies sur la crise Syrienne témoigne du sérieux de ce nouveau G2 à devenir un vrai contrepoids aux ambitions souvent suicidaires de l’Occident. Et le monde ne peut que s’en féliciter. 3- LA GUERRE EN LIBYE A POUSSE AU RÉARMEMENT DE LA RUSSIE 4 jours seulement après le déclenchement des bombardements contre la Libye, c’est par la voix du premier Ministre Russe Vladimir Poutine, que l’Occident a été informé le 23 Mars 2011 de la fin des accords du désarmement stratégiques à peine conclus entre les États-Unis et la Russie. Ce dernier s’indignait de ce qu’il avait décrit comme une « agression de type médiévale » en concluant que cela était en train de devenir une tendance de la politique extérieure de Washington : les bombes tirées par centaines en une seule nuit sur l’ennemi désigné du moment. Le pire vient toujours de la bouche du premier Ministre russe qui nous informe que les Américains ont utilisé des avions d’attaque nucléaire (même si avec des armes non-nucléaires) comme les bombardiers furtifs Stealth B-2 Spirit qui ont frappé des objectifs civils en Libye, un pays ami qui avait pourtant signé tous les accords internationaux voulus par Washington pour abandonner tout programme nucléaire, civil ou militaire ; une véritable lâcheté : on s’assure que tu sois sans défense avant de venir t’assommer ; et M. Poutine de conclure : « Cela confirme que la Russie fait bien de renforcer ses capacités de défense ». Le lendemain, c’est le Ministre de la défense russe qui nous annonçait lui aussi la mort des accords de désarmement à peine signés un an auparavant avec Washington. Ainsi, pour la période 2011-2020 la Russie dope son armement d’un budget de 665 milliards de dollars pour construire : 5 véhicules spatiaux, 21 systèmes de défense missilistiques, 35 bombardiers, 109 hélicoptères de combat, 3 sous-marins nucléaires pouvant lancer des missiles nucléaires à 10.000 km de distance. Ainsi, dès 2012, l’armée russe sera équipée de nouveaux missiles intercontinentaux et bénéficiera d’un investissement de 2,6 milliards de dollars pour en développer de nouveaux types plus sophistiqués d’ici 2013. Et comme nous confirme le journaliste Italien Manlio Dinucci, avec la première bombe lancée sur Tripoli l’après midi du 19 mars 2011, l’Occident a mis le stop à la nouvelle ère de l’entente cordiale entre la Russie et les États Unis d’Amérique symbolisée le 8 Avril 2010 à Prague par la signature de ce fameux accord du désarment d’armes stratégiques et offensives dites START. Pourquoi ceci est une vraie mauvaise nouvelle pour l’Occident , parce qu’elle n’a plus d’argent. Le moindre dollar dépensé par Washington pour s’armer lui coûte en vérité le double puisqu’il doit l’emprunter sur les marchés et comme rien n’est prévu pour rembourser le capital, les seuls intérêts au bout de quelques années feront que ce 1 dollar coûtera en vérité 4 ou 5 alors que les 665 milliards de dollars de la Russie sont de l’argent frais de sa vente du gaz ou du pétrole.

4- UNE EUROPE ENCORE PLUS HORS JEU

La décision la plus dé-raisonnée des leaders politiques de l’Union Européenne de ces 5 dernières années a été celle de tourner le dos à la Russie et de pousser cette dernière dans la nouvelle alliance avec la Chine. La Russie a clairement exprimé son opposition à la guerre contre la Libye, elle a dénoncé le projet d’assassinat du Guide Libyen, mais l’Europe l’a ignorée et a mis en sourdine ses préoccupations et les solutions qu’elle proposait pour la résolution de la crise libyenne, préférant l’alliance de fortune avec son ancien allier d’hier, mais son vrai ennemi aujourd’hui notamment sur les questions financières et monétaires. A partir du moment où pour apporter la paix en Europe, la Russie avait dissout le Pacte de Varsovie et n’avait opposé aucun véto pour l’entrée dans l’Union Européens de certains de ses anciens pays satellites, la sagesse aurait dû guider les actions des dirigeants Européens en les amenant à exiger et obtenir des Américains la dissolution de l’OTAN, pour passer à la mise sur pied d’une vraie armée européenne inclusive de la Russie. Au lieu de cela, ils se sont contentés d’humilier la Russie et la contraindre à chercher plus à l’est de nouveaux partenariats où elle y a trouvé la Chine. La nouvelle alliance de ces deux géants fragilise encore un peu plus l’Europe qui est déjà un nain politique. La maladresse de la guerre en Libye a fait le reste. Ce ne sera pas la maigre consolation fêtée sur tous les médias européennes d’une poignée de manifestants à Moscou qui changera le cours de l’histoire qui est en train de s’écrire sans l’Europe. L’autre consolation de séquestrer un président africain en exercice, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire et l’exposer à l’humiliation populaire dans un cirque européen dénommé Cour Pénale Internationale, n’offrira en rien à l’Europe le sérieux nécessaire pour faire partie du directoire du nouveau monde parce qu’elle est fortement restée prisonnière d’une conception vétuste et dépassée d’un monde qui a déjà son barycentre déplacé vers l’Asie. Ce n’est pas pour rien que la Russie est en train de mettre une importance stratégique renouvelée à sa ville plus à l’est : Vladivostok.

CONCLUSION

L’Afrique doit-elle se réjouir de cette réorganisation du monde ? Lorsqu’on est couché par terre, on ne peut plus avoir peur de tomber. Dans le système résultant de l’organisation du monde de la fin de la seconde guerre mondiale, l’Afrique alors sous occupation européenne n’a cessé de l’être malgré les opérations de maquillage ici et là portant le nom tout aussi provocateur et mensonger : indépendance. L’Afrique n’a rien à perdre dans cette nouvelle configuration du monde. Il faut espérer que le plus grand financeur des différents projets de l’Union Africaine, l’Algérie rejoigne très bientôt ce nouveau cercle afin que l’un de nous puisse véritablement porter la voie de plus d’1 milliard d’africains pour exiger et faire finalement respecter la souveraineté de notre continent. Selon les croyances ancestrales africaines, les morts ne sont pas morts. Ils deviennent tous des divinités. Nos morts de Abidjan, de Bouake, de Duékoué, de Sirtes, de Tripoli de Bani Walid, de Zliten etc. sont des dieux qui veillent sur nous. Leur sacrifice est en train d’offrir au monde entier un nouveau visage, une nouvelle gouvernance. La route est encore longue, mais le pas est déjà emboitée. Tant de douleur et de pleurs ont suivi et accompagné nos morts en 2011 vers leur place actuelle de divinité. Ce qui nous a donné la lucidité pour nous poser les bonnes questions sur nos partenariats et en déduire qui sont nos vrais amis qui sont fort heureusement ceux qui réorganisent le monde. Saurons-nous être suffisamment unis pour compter dans ce nouveau départ ? La jeunesse africaine est-elle suffisamment formée et avertie pour s’insérer demain la tête haute dans cette nouvelle donne qui se renforce toujours plus ? 2011 qui se termine a été une année tragique pour l’Afrique, mais les événements, aussi détestables soient-ils ont eu le mérite de réveiller beaucoup d’Africains qui ronflaient encore de leur long sommeil dogmatique, tellement les mensonges de l’Occident étaient gros comme un éléphant.

29/12/2011
Jean-Paul Pougala 

(*) Jean-Paul Pougala est un Camerounais, Directeur de l’Institut d’Études Géostratégiques de Genève en Suisse.

dimanche 18 décembre 2011

Lisez cela avant de devenir un code barre !


Aujourd’hui, on voit bien qu’il devient de plus en plus difficile de passer à coté des conséquences des crises.

Tout d’abord celle qui concerne l’économie et la finance publique, ici pas besoin d’étayer beaucoup, les médias classiques s’en chargent bien, pouvoir d’achat en baisse, consommation en baisse, production en baisse, croissance en baisse ... Je me contenterai alors simplement d’une petite précision : cette crise semble orchestrée par les banques privées, ayant « volé » le pouvoir de la création monétaire aux états, de manière à leur faire contracter un crédit pour rembourser cette dette, seulement comme avec tout crédit, les banques empochent l’intérêt, et ce depuis visiblement 1973 ! J’ouvre ainsi une piste de réflexion que je vous laisse le soin d’approfondir par vos propres moyens.

Nous avons ensuite devant nous, les conséquences de la crise sociale. Celle qui fait que beaucoup travaillent plus longtemps ou perdent leur emploi, se voient mis en concurrence avec la rentabilité d’une machine ou avec une main d’œuvre moins chère d’un autre pays encore plus esclavagiste que chez nous. Celle qui fait perdre des acquis sociaux et fait descendre une marche : le travailleur devient chômeur, le chômeur devient SDF et le SDF ... Pour l’entreprise, quoi de plus normal que de choisir la délocalisation pour espérer faire grossir son chiffre d’affaire puisque pour se pérenniser, l’homme économique a dit il doit y avoir croissance ! Il faut donc sans arrêt trouver de nouvelles perspectives de manière à tendre vers ce toujours plus, quitte à aller contre l’homme lui même. La crise sociale c’est également celle qui cherche à nous diviser, qui touche notre santé avec l’augmentation des cancers et des maladies génétiques, liés vraisemblablement au stress, à l’alimentation chimique et à la pollution. Or, on augmente fatalement les frais de sécurité sociale si on veut soigner les gens. J’ouvre ainsi une piste de réflexion que je vous laisse le soin d’approfondir par vos propres moyens.

Puis vient la crise écologique que nous ne pouvons et ne devons plus ignorer. Celle ci se rencontre maintenant partout : aux pôles avec la disparition des glaciers accélérée par le réchauffement, en mer avec la diminution du poisson, sur terre avec la disparition des espèces et des forets primaires, dans l’air avec la pollution… L’idée du toujours plus est une fois encore à mettre en cause, car nous avons fondé nos sociétés sur la consommation et la production de biens, or ces deux éléments reposent sur des matières premières que fournit la Terre : le bois, le pétrole, ... Mais comment croire à une consommation illimitée dans un monde de ressources naturelles limitées ? J’ouvre ainsi une piste de réflexion que je vous laisse le soin d’approfondir par vos propres moyens.

A nous TOUS de relayer les infos, de comprendre le monde et nos sociétés. Qui est conscient du problème fait déjà parti de sa solution. De plus, nous savons que ces crises sont intimement liées, c'est en fait le système, la manière dont nous avons bâti nos sociétés qui sont en berne.

D’autant que les politiques semblent désintéressés de ces problèmes, ou en tout cas peinent énormément à trouver des remèdes efficaces. Pourquoi ? Parce que la soif de pouvoir et de richesse est encore la, au dessus d’eux. Il ne s’agit pas d’un complot ou d’une machination, mais simplement que chacun est afféré à défendre son intérêt propre et son pécule avant l’intérêt général. A mon sens, nous n’avons qu’une vraie solution qui s’offre à nous. Est venu le temps de la vraie démocratie, le pouvoir du peuple. Marre d'être mal représenté, marre de voir que ces personnes désignées écrivent les lois et la constitution dans leur propre intérêt ? Alors redevenons citoyens. Ce n'est absolument pas révolutionnaire ou utopiste de dire cela, il s’agit simplement de voir notre avenir commun en face. Nous valons bien mieux que de simples machines de consommation, de simples outils de production de richesse à laquelle nous sommes trop peu à accéder. Nous valons bien mieux que d’être considérés comme simples électeurs. C’est à nous TOUS de reprendre notre liberté individuelle mais tous ensemble. La solution est en chacun de nous car notre quotidien nous appartient, et non pas à ceux qui le transforment en billets. C'est à nous TOUS de décider, cessons d’éparpiller nos énergies autour des différentes conséquences (pauvreté, environnement, OGM, nucléaire …), il y a un seul vrai problème : LA DÉLÉGATION DU POUVOIR à des représentants qui nous trompent. Pourquoi ne pas créer des assemblées participatives, ou chacun désireux de s’intéresser à la vie politique aurait son mot à dire ? Où chaque intervenant serait définit par tirage au sort par exemple ? Redevenons citoyens. J’ouvre ainsi une piste de réflexion que je vous laisse le soin d’approfondir par vos propres moyens.

Parlez en autour de vous, à vos proches, à vos amis, à vos collègues, répandez partout cette envie de changement et ce désir deviendra alors inarrêtable.
Est ce bien là l'évolution de l'homme ?

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mercredi 14 décembre 2011

Farines animales et semences : l’horreur agricole


Il y a quelque chose de pourri dans la gestion de notre agriculture. Après l’autorisation du Conseil d’Etat à la commercialisation des OGM Monsanto, l’UMP veut interdire aux agriculteurs de ressemer les graines issues de leur culture et la Commission Européenne veut autoriser à nouveau les farines animales.


La privatisation du vivant
 
Cela m’a été signalé par un commentateur, et le blog économique et social, associé sur Marianne 2, a fait un excellent papier sur le sujet. Aujourd’hui, les espèces végétales créées par les laboratoires sont protégées par un COV, Certificat d’Obtention Végétale. Ce « brevet européen » interdit de ressemer les graines issues de la culture des agriculteurs pour garantir leurs revenus. Mais aujourd’hui, 50% des semences restent issues de la culture, ce que cette loi veut interdire. 
Bien sûr, il est légitime de garantir que ceux qui investissent dans la recherche en tire un profit. Néanmoins, cela pose un double problème. Tout d’abord, à un moment où les agriculteurs sont la variable d’ajustement des marchés et souffrent souvent très durement des variations de prix, au point de parfois voir leurs revenus  temporairement disparaître, il paraît scandaleux de privilégier ainsi le droit des plus forts sur celui des plus faibles, qui n’auraient plus le droit d’utiliser le fruit de leur travail.
Ensuite, comme le remarque justement Eugène, le fait de ressemer contribue à la diversité des cultures en permettant à la nature de faire évoluer des semences, favorisant leur résistance et leur évolution. Cette privatisation de la nature pose de vrais risques écologiques. Bref, encore une fois, les grands groupes privés tirent leur épingle du jeu dans cette Europe qui semble conçue pour leur rendre service. Plus globalement, l’Etat devrait sans doute jouer un rôle plus grand dans ce domaine.
 

Le retour des farines animales
 
C’est une des plus grandes monstruosités provoquées par la marchandisation à outrance de notre alimentation. Dans les années 1980, le recyclage des carcasses d’animaux en farines a créé une filière lucrative. A l’époque, personne ne semble s’être soucié de l’horreur de certaines pratiques : recyclage d’animaux malades, cannibalisme ou le fait de transformer des herbivores en charognards. Une bonne leçon sur les conséquences du laisser-faire.
 
Et au bout du compte, ces horreurs ont produit la maladie dite de la vache folle, qui s’est transmise à l’homme. Assez logiquement, le commerce des farines animales a été interdit en conséquence. Mais bien évidemment, les intérêts économiques ont fini par reprendre le dessus. Et très logiquement, la Commission Européenne, toujours prompt à défendre les intérêts économiques des uns et des autres, a poussé l’idée, comme je l’avais déjà rapporté en août 2010.
 
Bien sûr, on nous assure, la main sur le cœur, que les horreurs du passé ne seront pas répétées. Les animaux malades ne seront pas recyclés de la sorte. On ne transformera plus les herbivores en charognards et le cannibalisme ne sera pas autorisé. Le motif économique sera habilement utilisé. Mais la confiance est cassée sur ce sujet. Comment croire de telles institutions qui ont trop souvent montré qu’elles donnaient la priorité aux intérêts de l’argent et à la libéralisation sur tout le reste ?
 
La réglementation de l’ensemencement des champs des agriculteurs (avec le propre fruit de leur travail) et l’autorisation des farines animales sont les produits d’une même marchandisation à outrance de notre alimentation. La logique ultime ? Que de grandes multinationales contrôlent toute la filière ?

Laurent Pinsolle
http://www.gaullistelibre.com/

mardi 6 décembre 2011

Découvrez comment vos ordinateurs et téléphones sont espionnés



Les écoutes de masse de populations entières ne sont pas seulement une réalité, c’est une nouvelle industrie secrète existant dans plus de 25 pays. Le projet “Un monde sous surveillance” de WikiLeaks révèle dans le détail quelles sociétés font des milliards en vendant des systèmes de surveillance sophistiqués aux gouvernements acheteurs, passant outre les règles d’export, et ignorant superbement que les régimes auxquels ils s’adressent sont des dictatures ne respectant pas les droits humains. En voici sa présentation.

On dirait un mauvais film, mais les systèmes d’interception de masse, fabriqués par des entreprises occidentales et utilisés également contre les « opposants politiques », sont aujourd’hui une réalité. Ce 1er décembre, WikiLeaks a entamé la publication d’une base de données de centaines de documents venant de près de 160 entreprises de renseignement de l’industrie de la surveillance de masse. En collaboration avec Bugged Planet et Privacy International, ainsi que les médias de six pays — L’“ARD” en Allemagne, Le “Bureau of Investigative Journalism” au Royaume-Uni, “The Hindu” en Inde, “L’espresso” en Italy, “OWNI” en France et le “Washington Post” aux États-Unis — WikiLeaks met en lumière cette industrie secrète dont la croissance a explosé depuis le 11 septembre 2001, et qui représente des milliards de dollars chaque année. WikiLeaks a publié 287 documents aujourd’hui, mais le projet “Un monde sous surveillance” est lancé, et de nouvelles informations seront publiées cette semaine et dans l’année qui vient.
Les entreprises de surveillance internationales sont situées dans les pays disposant des technologies les plus sophistiquées, et ils vendent leur technologie dans tous les pays du monde. Cette industrie est, en pratique, non régulée. Les agences de renseignement, les forces militaires et les autorités policières sont donc capables d’intercepter sans être détectées, massivement et dans le plus grand secret, les appels téléphoniques, et de prendre le contrôle d’ordinateurs sans même que le fournisseur d’accès ne s’en rende compte ou n’apporte son aide. La position des utilisateurs peut être suivie à la trace s’ils ont sur eux un téléphone mobile, même si celui-ci est en veille.
Mais les dossiers du “Monde sous surveillance” de WikiLeaks vont plus loin que de simples « bons pays occidentaux »exportant leur technologie à « de mauvais pays en développement ». Les sociétés occidentales vendent aussi un vaste catalogue d’équipements de surveillance aux agences de renseignement occidentales. Dans les histoires classiques d’espionnage, les agences de renseignement comme la DGSE ou le MI5 mettent sur écoute les téléphones d’une ou deux personnes d’intérêt. Lors des dix dernières années, c’est la surveillance de masse sans discrimination qui est devenue la norme. Des sociétés de renseignement comme VASTech ont secrètement vendu des équipements enregistrant de manière permanente les appels téléphoniques de nations entières. D’autres enregistrent la position de tous les téléphones portables d’une ville, avec une précision à 50 mètres. Des systèmes capables d’infecter l’intégralité de personnes d’une population cible utilisant Facebook ou possédant un smartphone sont en vente dans ce marché du renseignement.


Comment les entreprises de surveillance de masse partagent vos données avec l’ÉtatEn janvier 2011, la N.S.A. a inauguré un site dans le désert de l’Utah destiné à stocker à jamais des teraoctets de données tant américaines qu’étrangères, afin de les analyser dans les années à venir. Le tout pour 1,5 milliard de dollars.
Les entreprises de télécommunications sont disposées à révéler les données sur leurs clients aux autorités, quel que soit le pays. Les gros titres lors des émeutes au Royaume-Uni en août ont montré comment Research In Motion (RIM), qui commercialise les BlackBerry, a proposé au gouvernement d’identifier ses clients. RIM a participé à des négociations similaires avec les gouvernements indien, libanais, ceux d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, leur proposant de partager les données issues de BlackBerry Messenger.
Transformer les données en armes tue des innocents
Il existe plusieurs entreprises qui commercialisent actuellement des logiciels d’analyse de données, transformant celles-ci en de puissants outils utilisables par les militaires et les agences de renseignement. Par exemple, dans des bases militaires aux États-Unis, des pilotes de l’Armée de l’Air utilisent un flux vidéo et un joystick pour piloter des drones « Predator » lors de missions de surveillance au Moyen-Orient ou en Asie centrale. Ces données sont accessibles à des membres de la C.I.A. (Central Intelligence Agency) qui s’en servent pour lancer des missiles « Hellfire » sur leurs cibles.
Les représentants de la C.I.A. ont acheté des logiciels leur permettant de corréler instantanément des signaux téléphoniques et des empreintes vocales, pour déterminer l’identité et la position d’individus. L’entreprise Intelligence Integration Systems Inc. (IISI), basée dans l’État du Massachusetts, commercialise dans ce but un logiciel« d’analyse basée sur la position » appelé « Geospatial Toolkit ». Une autre société, Netezza, elle aussi du Massachusetts et qui a acheté ce logiciel, en a prétendument analysé le fonctionnement et en a vendu une version modifiée à la C.I.A., version destinée à équiper des drones pilotés à distance.
IISI, qui indique que son logiciel a une marge d’erreur de plus de 12 mètres, a porté plainte contre Netezza pour empêcher l’utilisation de ce logiciel. Le créateur de la société IISI, Rich Zimmerman, a déclaré devant un tribunal qu’il a été « stupéfait et abasourdi que la C.I.A. envisage de tuer des gens avec mon logiciel qui ne fonctionne pas ».
Comment parcourir les documents du projet “Un monde sous surveillance” ?

http://wikileaks.org/Wikileaks-Un-m...