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mardi 1 janvier 2013

Brzezinski : une «Résistance Populiste» fait dérailler le Nouvel Ordre Mondial


La montée d’un « activisme populiste » est une menace au « contrôle extérieur » . Durant un discours récent en Pologne, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski a prévenu ses coreligionnaires élitistes qu’un mouvement de « résistance » mondial mené par un « activisme populiste » contre « le contrôle extérieur » est en train de menacer de faire dérailler la poussée vers le nouvel ordre mondial.

Notant au passage que la notion du XXIème siècle devant être le siècle américain est une « folie partagée », Brzezinski a déclaré que la domination américaine n’était plus possible du fait d’un changement social allant en s’accélérant par le moyen « de communication de masse instantanée telle la radio, la télévision et l’internet », qui ont ensemble stimulés cumulativement « un réveil universel de la conscience politique de masse ».

L’ancien conseiller à la sécurité a ajouté que « cette montée d’un activisme populiste mondial prouve être insensible à une domination extérieure du même type que celle qui a prévalu dans l’âge du colonialisme et de l’impérialisme. » Brzezinski a conclu en disant que « la résistance populiste persistante et hautement motivée de la part de gens politiquement éveillés et historiquement hostiles à tout contrôle extérieur est de plus en plus difficile à supprimer. »

Bien que Brzezinski a expliqué tout ceci d’une voix neutre, le contexte de l’environnement dans lequel il a fait ces déclarations, ajouté à ses commentaires précédents indiqueraient que ceci n’est pas du tout une célébration de la « résistance populiste », mais bien une lamentation au sujet de l’impact que cette résistance a sur le type de « contrôle extérieur » dont Brzezinski fut un avocat de la première heure.

Ces remarques furent faites au cours d’un évènement de l’European Forum For New Ideas (EFNI), une organisation qui se fait l’avocat de la transformation de l’Union Européenne en un super-état fédéral anti-démocratique, le type même de « contrôle extérieur » bureaucratique dont Brzezinski disait dans son discours, qu’il était en danger.

Dans ce contexte, il doit bien être compris que Brzezinski montre que la « résistance populiste » est un obstacle majeur à l’imposition d’un nouvel ordre mondial et ceci doit être plus pris comme un avertissement que comme une célébration.

Considérons également ce que Brzezinski a écrit dans son livre: « Between two ages: America’s role in the Technotronic Era« , livre dans lequel il se faisait l’avocat du contrôle des populations par une élite politique au moyen d’une manipulation technotronique (NdT: technocratique + électronique).

Il écrivait: « L’ère technotronique implique l’apparence graduelle d’une société bien plus sous contrôle. Une telle société serait dominée par une élite qui ne serait plus contrainte par des valeurs traditionnelles. Bientôt il sera possible d’exercer une surveillance presque continue sur tous les citoyens et de maintenir des fichiers mis à jour contenant jusqu’aux informations les plus personnelles de chaque individu. Ces fichiers pourront être consultés de manière instantanée par les autorités… »

« Dans la société technotronique, la tendance sera vers l’agrégation du support individuel de millions de citoyens incoordonnés, qui seront des proies faciles pour des personnalités attractives et magnétiques (NdT: du genre Obama ??..), exploitant les toutes dernières techniques de communication afin de manipuler les émotions et de contrôler la raison », écrivait-il dans le même livre.

La préoccupation soudaine de Brzezinski au sujet de l’impact d’une population mondiale politiquement éveillée n’est pas née d’une quelconque notion qu’il s’identifie avec la cause de cette population, bien au contraire. Brzezinski est l’ultime initié élitiste, l’homme de l’intérieur, le fondateur de la puissante commission trilatérale (NdT: aux ordres de son maître David Rockefeller, financier derrière la trilatérale et le CFR), un membre éminent du Council on Foreign Relations (CFR) et un participant très régulier des réunions du groupe Bilderberg. Il fut décrit par le président Obama comme étant « un de nos meilleurs penseurs ».

Ce n’est pas la première fois que Brzezinski se plaint du bourgeonnement d’une opposition populiste à la domination d’une élite infinitésimale.

Pendant son discours du CFR à Montréal en 2010, Brzezinski avait mis en garde les mondialistes que « le réveil politique mondial », combiné avec les luttes intestines, au sein de l’élite même, menaçaient de faire dérailler la poussée vers le gouvernement mondial.

Paul Joseph Watson

url de l’article original: avec vidéo en anglais http://www.infowars.com/brzezinski-populist-resistance-is-derailing-the-new-world-order/ Traduit de l’anglais par Résistance 71

samedi 18 février 2012

147 sociétés dirigent le monde


Alors que les manifestations contre le pouvoir financier balayent le monde, la science pourrait avoir confirmé les pires craintes des manifestants. Une analyse des relations entre les 43 000 sociétés transnationales a identifié un groupe relativement restreint d’entreprises, principalement des banques, avec un pouvoir disproportionné sur l’économie mondiale.
L’idée que quelques banquiers contrôlent une grande partie de l’économie mondiale ne surprend pas à New York. Mais l’étude, par un trio de théoriciens des systèmes complexes à l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich, est le premier à aller au-delà l’idéologie pour identifier empiriquement un tel réseau de pouvoir. Il combine les mathématiques longtemps utilisées pour modéliser les systèmes naturels avec les données complètes des entreprises et la propriété  parmi les sociétés transnationales du monde (STN).

« La réalité est si complexe, nous devons nous éloigner de tout dogme, qu’il s’agisse de théories du complot ou du libre marché», déclare James Glattfelder . « Notre analyse est fondée sur la réalité. »

Les travaux, qui sera publié dans PLoS ONE, ont révélé un noyau de 1318 entreprises avec un actionnariat commun. Chacune des 1318 avaient des liens avec deux ou plusieurs autres entreprises, et en moyenne ils en ont connectés 20. Qui plus est, même si elles représentaient 20 pour cent des recettes d’exploitation totales, les 1318 semblaient détenir collectivement à travers leurs actions, la majorité des grandes entreprises manufacturières – l’économie «réelle» – qui représente encore 60 pour cent des revenus mondiaux .

Au final, ils ont pu retracer tous ces liens et créer une « super-entité » de 147 entreprises dirigeant le monde car puissantes et interconnectées. Voici les 50 premières :

1. Barclays plc
2. Capital Group Companies Inc
3. FMR Corporation
4. AXA
5. State Street Corporation
6. JP Morgan Chase & Co
7. Legal & General Group plc
8. Vanguard Group Inc
9. UBS AG
10. Merrill Lynch & Co Inc
11. Wellington Management Co LLP
12. Deutsche Bank AG
13. Franklin Resources Inc
14. Le Credit Suisse Group
15. Entreprises Walton LLC
16. Bank of New York Mellon Corp
17. Natixis
18. Goldman Sachs Group Inc
19. T Rowe Price Group, Inc
20. Legg Mason Inc
21. Morgan Stanley
22. Mitsubishi UFJ Financial Group Inc
23. Northern Trust Corporation
24. Société Générale
25. Bank of America Corporation
26. Lloyds TSB Group plc
27. INVESCO PLC
28. Allianz SE 29. TIAA
30. Old Mutual Public Company Limited
31. Aviva plc
32. Schroders plc
33. Dodge & Cox
34. Lehman Brothers Holdings Inc *
35. Financière Sun Life inc
36. Standard Life plc
37. CNCE
38. Nomura Holdings Inc
39. La Depository Trust Company
40. Assurance du Massachusetts Mutual Life
41. ING Groep NV
42. Brandes Investment Partners LP
43. Unicredito Italiano SpA
44. Deposit Insurance Corporation du Japon
45. Vereniging Aegon
46. BNP Paribas
47. Affiliated Managers Group Inc
48. Holdings Inc Resona
49. Capital Group International Inc
50. China Petrochemical Company Group

mardi 20 décembre 2011

La décennie qui a signé la fin de cinq siècles d’hégémonie absolue occidentale sur le reste de la planète


« Il ne faut pas franchir l’Euphrate. Au delà de l’Euphrate, c’est le domaine des aventuriers et des bandits » Testament d’Auguste (1)

Que n’a-t-on révisé nos classiques ? Décideurs, intellectuels médiatiques évolutifs, tous ces transfuges qui ont franchi l’Euphrate par leur bellicisme effréné, reniant leur conviction de jeunesse par vanité sociale, cupidité matérielle ou assujettissement communautariste.

La prophétie d’Auguste semble se réaliser. L’Afghanistan et l’Irak, les deux points noirs du XXI me siècle naissant auront été le cauchemar de l’Occident. L’Afghanistan, le Vietnam de l’Empire soviétique, est devenu à son tour le nouveau Vietnam américain, solidement quadrillé par des puissances nucléaires, la Chine, l’Inde et le Pakistan, désormais interlocuteurs majeurs de la scène internationale, alors que l’Irak, victime collatérale d’un jeu de billard pipé par George Bush Jr, relayait l’Afghanistan dans sa fonction de point de fixation des abcès du Moyen orient, le dérivatif au conflit palestinien.

1- Une stratégie cathartique

Que n’a-t-on révisé nos classiques ? Particulièrement Rudyard Kipling (2), son « Fardeau de l’Homme blanc », lointaine préfiguration de la mission civilisatrice de l’Occident, et son « Grand jeu » afghan, lointain précurseur du « Grand Moyen Orient ». A deux siècles de distance, en dépit des avatars, sous des vocables variés, la même permanence, un même objectif, pour une même fixation, qui mutera vers un abcès de fixation.

La stratégie cathartique initiée entre les anciens partenaires essentiels de l’époque de la guerre froide soviéto-américaine, -les islamistes de la mouvance saoudienne anti-soviétique et leur parrain américain- a surtout démontré la corrosivité de l’instrumentalisation abusive de la religion comme arme du combat politique et mis à nu la cécité politique américaine. Elle a révélé la vulnérabilité de l’espace national des Etats-Unis, en même temps que l’impéritie des dirigeants arabes, la vacuité intellectuelle de leurs élites et l’inanité d’un ravalement de façade d’édifices lézardés du système politique arabe tel qu’il a fonctionné depuis l’indépendance des pays arabes au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).

Première illustration à l’échelle planétaire des guerres asymétriques de l’ère post-communiste (3), visant la déstructuration de l’adversaire à défaut de sa destruction, le « Mardi Noir » américain- l’implosion de bombes humaines volantes contre les symboles économiques et militaires de la puissance américaine, le Pentagone à Washington et les tours jumelles du World Trade Center de New York- a constitué la première irruption brutale en temps de paix sur le territoire d’un état occidental de crimes de masses indifférents à la qualité sociopolitique des victimes. S’il a modifié radicalement les formes du combat politico-militaire, il a tout autant constitué un acte de rupture avec l’ordre arabe ancien.

2- L’Irak huit ans après, l’hécatombe des « faiseurs de guerre ».

Huit ans après, alors que la nouvelle administration démocrate de Barack Obama annonçait la fin des missions de combat de l’armée américaine en Irak, le 21 août 2010, trente cinq des principaux protagonistes occidentaux de l’intervention anglo-américaine étaient déjà passés à la trappe de l’histoire depuis la chute de Bagdad, le 8 avril 2003. L’hécatombe des « faiseurs de guerre » comporte les cinq proconsuls américains en Irak (Général Jay Garner, Paul Bremer, John Negroponte, Zalmay Khalil Zadeh, Ray Crocker) et les trois commandants en chef, (Tommy Franks, Ricardo Sanchez et John Abizaid), record mondial absolu de rotation, sans compter les dommages collatéraux. A chaque mois, sa victime expiatoire, avec une régularité de métronome.

Le premier dans l’ordre des disparus a été le général Jay Garner, premier gouverneur militaire américain de l’Irak, relevé de son poste en mai 2003 pour avoir manqué de diplomatie, suivi trois mois plus tard, en juillet 2003, par le Général Tommy Franks, le commandant en chef du CENTCOM, le commandement central de la zone intermédiaire entre l’Europe et l’Asie, qui englobe les théâtres d’opération d’Afghanistan et d’Irak. L’homme, couvert de gloires pour avoir mené à bien ses deux guerres, a demandé sa mise à la retraite anticipée, dépité d’avoir échoué dans la stabilisation de l’Irak de l’après guerre.

Deux autres généraux ont payé le prix du scandale des tortures à la prison d’Abou Ghraieb, à Bagdad : le général Janis Kirkpatrick, une femme, responsable en chef des prisons, qui a supervisé les tortures, ainsi que le général Ricardo Sanchez, commandant opérationnel pour l’Irak, qui a demandé sa mutation vers l’Allemagne, de crainte de servir de fusible pour les bavures américaines. Sanchez a quitté son poste en Août 2004, un mois après le départ anticipé de Paul Bremer. Le 3me commandant en chef, le libano américain John Abizaid, a cédé la Place à l’Amiral William Fatton, début 2007, victime du rapport Baker Hamilton, critique sur les revers militaires américains en Irak.

Le spectacle affligeant de l’évacuation de Paul Bremer a d’ailleurs gommé dans la mémoire la destitution de la statue de Saddam Hussein et renvoie aux pires images de la débandade du Vietnam. Le départ précipité du pro consul américain, s’engouffrant à bord d’un hélicoptère les moteurs allumés, rotors en action, a propulsé dans l’opinion l’image d’un homme pressé de se décharger de ses responsabilités.

Pour un homme réputé pour sa fermeté dans la lutte anti-terroriste, l’image contraire a prévalu. Celle d’un homme qui bat en retraite, l’image d’un sauve qui peut, d’une Amérique encore assommée par la virulence de l’opposition populaire irakienne à sa présence. Une image qui a renvoyé aux pires images de la Guerre du Vietnam, surtout à la plus célèbre d’entre elles, celle de l’hélicoptère s’élançant du toit de l’ambassade américaine avec le personnel de la mission diplomatique à bord, le jour de la chute de Saigon, le 30 avril 1975.

L’Amérique a raté sa sortie symbolique d’Irak, tout comme elle avait auparavant perdu sa guerre psychologique dans la bataille de l’opinion, tout comme elle patauge militairement dans sa guerre contre le terrorisme. La photo du proconsul américain conversant, dans une sorte de comédie imposée, avec des affidés bedonnants et sans âme, avachis sur un fauteuil, tel premier ministre Iyad Allaoui, l’agent patenté de la CIA, promu par le fait du prince, premier ministre fantoche d’un pays fantôme, va gommer dans la mémoire collective celle de la destitution de la statue de Saddam Hussein sur la Place Fardaous, à Bagdad, le 8 avril 2003, jour de l’entrée des troupes américaines dans la capitale irakienne.

Autant la mise en scène de la destitution de la statue présidentielle était une mystification, autant le transit du pouvoir du 28 juin a été une réalité. Cruelle. A la mesure des déboires des Etats-Unis en Irak. Son successeur John Negroponte, l’homme de la déstabilisation du Nicaragua sandiniste et du blocus du port de Managua, tiendra lui aussi un an avant de réfugier dans le confort douillé des Nations unies en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’organisation internationale.

2004 a également vu la démission de David Key, le chef du corps des inspecteurs américains, qui a voulu renoncer à ses responsabilités en signe de protestation contre les défaillances de son service dans la recherche des armes de destruction massive. Le corps des inspecteurs américains comptait 1.400 membres. Key a estimé que son service et l’ensemble de l’administration républicaine avaient failli dans sa mission. Il en a tiré les conséquences, les autres dirigeants américains ont été conduits à assumer leurs responsabilités ou servir de fusible pour masquer les défaillances de l’administration Bush ou ses mensonges. Il en été ainsi de Georges Tenet, ancien chef de la CIA (service de renseignements américains) qui se targuait de fournir des preuves en béton, sur les armes de destruction massive (ADM) a été relevé de son poste en juin 2004, ainsi que son adjoint pour les opérations spéciales clandestines, James Javitt.

Beaucoup d’ailleurs au sein de la haute administration républicaine sont passés à la trappe : Colin Powell, premier secrétaire d’Etat afro américain, s’est désolidarisé de l’équipe néoconservatrice, inconsolable d’avoir été piégé par l’éprouvette de farine qu’il avait brandie en guise de preuves quant à l’existence de produits nucléaires en Irak, une prestation qui demeurera, de son propre aveu, une « tâche » dans son parcours auparavant exemplaire. Ronald Rumsfeld, un des deux architectes de cette guerre avec le vice-président Dick Cheney, a été évincé de son poste de secrétaire à la Défense après la déroute électorale républicaine de novembre 2006, de même que l’ultra faucon John Bolton de son poste d’ambassadeur aux Nations unies, ainsi que Scott Libby, du cabinet du vice président, coupable d’avoir cherché à discréditer et de déstabiliser un diplomate américain John Watson, qui avait conclu à l’absence de transaction atomique entre le Niger et l’Irak, en révélant l’identité professionnelle de son épouse (un ancien de la CIA), crime fédéral par excellence.

L’Affaire « Valérie Palme » du nom de l’épouse de l’ambassadeur à l’activité dévoilée, a valu à Scott Libby une condamnation à trente mois de prison, en juin dernier 2007. Larry Franklin, un des collaborateurs des ultra faucons, le tandem Paul Wolfowitz et Douglas Faith, respectivement N° deux et trois du ministère de la défense, soupçonné d’espionnage pour le compte du lobby juif américain et d’Israël dans la préparation de la guerre, a été sanctionné, avant que Karl Rove, ancien secrétaire général adjoint de la Maison Blanche, ne quitte son poste en septembre 2007.

Parmi les autres protagonistes de l’invasion américaine, l’ONU paiera, la première, son lourd tribut de sang avec l’attentat aussi spectaculaire que meurtrier contre le brésilien Sergio Vieira de Mello, Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations unies, le 20 Août 2003, qui a ravagé le siège de l’organisation internationale dans la capitale irakienne faisant 22 morts, dont 16 fonctionnaires internationaux. Au niveau de la coalition, un des fleurons de la coalition, José Maria Aznar (Espagne) a été désavoué par le corps électoral.

L’Espagnol a été éliminé de la vie politique pour cause de mensonge pour avoir mis en cause l’ETA, l’organisation séparatiste basque dans les attentats de Madrid, qui avaient fait, le 14 mars 2004, 1.400 victimes, et non les islamistes, afin de détourner l’attention sur sa responsabilité dans l’implication de son pays dans la guerre d’Irak. Victime du syndrome irakien, le chef d’état major interarmes américain, le Général Peter Pace, un homme proche de Donald Rumsfeld et qui a participé activement aux guerres d’Afghanistan et d’Irak, cessera ses fonctions en septembre, « par crainte d’une nouvelle controverse sur l’Irak », à la reprise des travaux du congrès américain pour la dernière année du mandat du président.

3- Tony Blair « Lord Balfour du XXIe siècle »

Le dégagement quasi-simultané de la scène internationale de deux artisans majeurs de l’invasion de l’Irak, le premier ministre britannique Tony Blair et le président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, fin juin 2007, a signé symptomatiquement l’échec de l’aventure américaine en Mésopotamie. Au terme de dix ans de pouvoir (1997-2007), l’ancien jeune premier de la politique britannique a quitté la scène publique affligé du quolibet accablant de « caniche anglais du président américain » et d’un jugement peu flatteur sur son action, le plus mauvais bilan travailliste depuis Neville Chamberlain, en 1938, (responsable des accords défaitistes de Munich face à l’Allemagne hitlérienne), et Anthony Eden, maître d’œuvre du fiasco de Suez, l’agression anglo-franco-israélienne contre l’Egypte nassérienne, en 1956 » (4), selon l’expression du journaliste anglais Richard Gott.

Sa nomination comme émissaire du Quartet pour le Moyen-Orient est apparue comme un lot de consolation de la part du fidèle allié américain, mais l’activisme belliciste qu’il a déployé tout au long de son mandat (Guerre du Kosovo, Guerre d’Afghanistan, Guerre d’Irak) et sa nouvelle implication dans le conflit israélo-arabe, lui a valu de la part de l’opinion arabe le sobriquet du « nouveau Lord Balfour du XXI me siècle », par référence au rôle joué par son prédécesseur anglais dans le surgissement du problème palestinien. Partenaire privilégié de l’aventure américaine en Irak, le Royaume Uni en a lui aussi payé le prix fort.

Outre l’attentat de Londres et le suicide du scientifique David Kerry, Alistair Campbell, le « spin doctor » par excellence, le plus en vogue des manipulateurs de l’opinion, ancien conseiller du premier ministre britannique Tony Blair, a été sacrifié par son mentor, en 2004, avant que le premier ministre lui-même ne cède la place à son rival travailliste Gordon Brown, en juillet 2007.En Irak, le sort d’Ahmad Chalabi illustre le statut singulier des supplétifs des forces d’occupation et mérite à ce titre réflexion.

Opposant notoire au régime baasiste, partisan farouche de la guerre, protégé de l’ultra faucon, Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la défense, premier responsable de l’autorité transitoire, Chalabi, le propagateur des thèses américaines sur la présence d’armes de destruction massive en Irak, sera sacrifié sur l’autel de la raison d’état en vue de donner satisfaction à la Jordanie, un des piliers de l’Amérique dans la zone, qui lui vouait une hostilité absolue.

L’homme lige des Américains a été dépouillé de ses attributs de pouvoir d’une manière humiliante, avec, en prime, l’imputation de tous les revers de ses alliés anglo-américains. Le sort des supplétifs n’est jamais enviable. Dans le camp adverse, la famille de Saddam Hussein a été littéralement décapitée, lui-même et son frère Barzane, pendus dans des conditions hideuses, alors que ses deux fils Ouddai et Qossaï et son petit fils, Moustapha, étaient auparavant tués lors d’un raid dans le nord de l’Irak, en 2003, de même que, quoique sur un autre registre, Abou Moushab Al Zarkaoui, chef opérationnel d’Al Qaida en Irak, en juin 2006.

Dans la configuration régionale de l’époque, le parrain idéologique du président américain, le premier ministre israélien Ariel Sharon, l’artisan de l’invasion du Liban, en 1982, le plus ferme partisan de l’invasion américaine de l’Irak, le tortionnaire de Yasser Arafat, le maître d’œuvre de la colonisation rampante de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, l’homme des assassinats extrajudiciaires contre les dirigeants islamistes Cheikh Ahmad Yassine et Abdel Aziz Rantissi, sombrait dans le coma, en janvier 2006, illustration symbolique de l’échec d’une politique de force. Son successeur, Ehud Olmert, plongera son pays dans une impasse par suite de deux déboires militaires le Liban (2006) et Gaza (2008) qui ont considérablement modifié la donne régionale et le climat psychologique de sa population.

René Naba

Références :

1- Premier empereur romain, Auguste d’abord appelé Octave puis Octavien est le petit-neveu et fils adoptif de César. Il parvient à laisser à la postérité l’image du restaurateur de la paix et de la prospérité. Sous règne, l’armée réformée définitivement une armée de métier. La charte militaire (condito militiae) lui donne son statut légal. Les effectifs sont fixés à 28 légions, soit 300 000 hommes auxquels viennent s’ajouter 50 000 hommes des contingents des alliés.

2- Joseph Rudyard Kipling : Bombay (Inde britannique) le 30 décembre 1865 – Londres 18 Janvier 1936, premier anglais à obtenir le Prix Nobel de Littérature (1907), est un auteur à succès de romans notamment du « Livre de la Jungle », « l’homme qui voulait être roi » et surtout de « Kim » dans lequel il forge la notion du « grand jeu » à propos de la rivalité des puissances coloniales en Afghanistan. George Orwel le qualifiera de « prophète de l’impérialisme britannique » et l’américain Henri James « L’homme de génie le plus complet que je n’ai jamais connu ».

3- Laurent Bonelli, chercheur en science politique à l’Université Paris X (Nanterre), in le Monde diplomatique N° Avril 2005 « Quand les services de renseignement construisent un nouvel ennemi ».

4 – « Départ sans gloire pour M. Anthony Blair », par Richard Gott, cf. « Le Monde diplomatique » juin 2007

mercredi 24 août 2011

Guerre impérialiste en Libye: le gros coup de propagande de l’OTAN s’essouffle, la bataille de Tripoli est une psyop du commandement de l’OTAN ! Attendons nous à plus de crimes à venir…



Une fois de plus un Kadhafi défiant et résolu sort vainqueur de ce bras de fer avec la force toute puissante de l’OTAN, qui inclut une campagne meurtrière de bombardements, suivie par le soutien au sol des forces spéciales de l’OTAN, incluant des militaires des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne de la France et du Qatar, qui ont appuyés les bandits d’Al Qaïda qui avaient investis Tripoli ce week-end. Les “illustres” agences de presse du gouvernement qatari Al Jazeera ont été exposées, jusqu’aux fraudes maintenant exposées au grand jour de CNN, BBC, Reuters, AP, AFP, qui ont été prises la main dans le sac à perpétrer une campagne de propagande de guerre concertée afin de vaincre la résistance psychologique du peuple libyen, surtout celui de Tripoli. (légende le la photo sur l’article original): Photo prise cette nuit du fils de Kadhafi Saif Al-Islam, qui avait été “confirmé” capturé et prêt à être transféré à cette cour pénale illégale internationale; il est en fait bien libre et mène les efforts de repousser les assassins d’Al Qaïda soutenus par l’OTAN de Tripoli. 
Des rapports que le fils de Kadhafi Saif Al-Islam avait été capturé par les rebelles libyens, ont émané des agences médiatiques partiales et cette information qui fut “confirmée” par la cour pénale internationale sponsorisée par les Fortune 500de ce monde, annonça même que Saif Al-Islam était prêt pour un transfert à la Hague. Il apparaît désormais que l’intéressé soit bel et bien libre et qu’il soit apparu devant des journalistes logés à l’hôtel Rixos au sud de Tripoli; il était accompagné de forces militaires libyennes loyalistes et il menait apparemment une contre-attaque d’envergure. Il apparaît de fait que les opérations de l’OTAN en Libye se terminent comme elles ont commencé: sur la base d’un paquet de mensonges éhontés (Please see March’s “Libya: Another War, Another Pack of Lies “) 
Tout ce qui nous a été dit, des annonces d’Obama depuis son téléprompteur au boss de de la cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo qui déclara la capture “confirmée” de Saif Al-Islam, en passant par les médias de masse et au “conseil national de transition” libyen infesté d’agents d’Al Qaïda, tout cela est maintenant exposé au grand jour, des mensonges vérifiés de ce qui risque de devenir la plus grosse opération de guerre psychologique de l’histoire moderne. Al Jazeera, qui était déjà en train de programmer le narratif des “derniers jours de Kadhafi”, est obligée de faire face à la réalité et aux preuves de plus en plus irréfutables que l’opération rebelle à Tripoli était une manœuvre de propagande et de guerre psychologique sur-gonflée et que la réalité s’affirme être que Kadhafi et le peuple libyen ont exposé ce gros bluff de l’OTAN. 
Juste pour illustrer combien les médias occidentaux sont devenus absurdes au travers de leurs mensonges répétés se brisant sur le roc de la réalité, une tentative de sauver la face en regard de La “capture de Saif” fut effectuée devant les journalistes de l’hôtel Rixos, où Al Jazeera rapporta que les leaders des rebelles avaient eu la confirmation que Saif Al-Islam avait bien été capturé mais “qu’ils n’avaient aucune idée du comment il s’était échappé” (NdT: info relayé par le Figaro en France). Pour aider les médias, simplement suggérons le fait que Saif ne fut jamais appréhendé et que l’annonce de sa capture n’était en fait qu’un plan de déception afin de faire croire que le momentum de la bataille était définitivement du côté de l’OTAN. (Pour plus de mensonges du département d’état américain à travers les médias, veuillez consulter ce lien: “Libyan Rebels Lying Left and Right ) 
La cour pénale internationale “confirme” le mensonge vérifié que Saif Al-Islam a été capturé par les rebelles (NdT: voir la capture d’écran sur l’article original). Le procureur de la cour Luis Moreno-Ocampo déclare dans une bordée de mensonges que “nous avons l’information confidentielle émanant de plusieurs sources que nous avons en Libye qui confirme cette information”. Il continue: “Il est très important de notifier clairement qu’il y a une obligation de transférer Saif à la cour pénale internationale en accord avec la résolution des Nations-Unies.” Ceci renforcé par la déclaration du boss de l’ONU Ban Ki-Moon qui a dit que la “communauté internationale” se doit d’obtempérer avec la CPI. Nous voyons se dérouler devant nos yeux les exactions d’une organisation criminelle de menteurs et de dégénérés dans des proportions encore jamais atteintes. 
Ce qui va suivre est incertain. Avec le président du Council on Foreign relations (CFR) Richard Haaset d’autres officiels demandant un débarquement urgent et une occupation de la Libye par les forces de l’OTAN, il semble que ces gens savaient à quel point de faiblesse était la position des rebelles dans Tripoli. Comme nous l’avons expliqué auparavant, la guerre de Libye va bien au-delà de l’appropriation des biens d’une nation, il s’agit d’établir plus avant l’ordre international Wall Street-City de Londres et sa primauté sur les états-nations. Un échec de l’OTAN en Libye compliquerait très certainement les opérations déjà planifiées contre la Syrie, l’Iran et sur la périphérie de la Russie et de la Chine
Alors qu’il apparaît de plus en plus que la dernière chance de charge meurtrière de l’OTAN a échoué, avec tant d’enjeux sur la table, tout devient possible, du tapis de bombes à une invasion terrestre des forces de l’OTAN sous le déguisement d’une “mission de paix” de l’ONU ou aux forces d’occupation préconisées par Haas, ce sont des possibilités qui sont en cours de planification. 
Ce que nous savons pour sûr, c’est que “l’élite” de la finance et de l’industrie est désespérée et aussi combien elle contrôle de manière absolue les médias de masse. Une telle campagne de désinformation et de propagande à cette échelle ne peut être possible que si chaque agence de presse de l’AP, Reuters, BBC, Guardian, Telegraph, New York Times, CNN, Al Jazeera aux autres (NdT: en France de l’AFP à tous les canards de masse, chaînes de télé et de radio; idem pour le reste de l’Europe…), est complètement compromise et assujettie aux intérêts de la finance et des corporations multinationales.
La liste qui suit montre qu’effectivement, beaucoup de ces “agences de presse” partagent des affinités et appartenances communes avec quelques uns des intérêts financiers et industriels sur terre, présentant un énorme conflit d’intérêt et ainsi produisant une duplicité sans équivoque. 
Council on Foreign Relations 
Chatham House (Major Corporate Members ) 
Chatham House (Corporate Members ) 
Chatham House (Corporate Partners ) 
Brookings Institution (page 20 of Annual Report ) 
Quand nous voyons les représentants de Reuters assis côte à côte de ceux de BP, Exxon, Chevron au sein des halls du CFR et de Chatham House et ensuite nous voyons des rapports de presse encensant les compagnies occidentales du pétrole qui remplacent les investissements chinois et russes en Libye, leur duplicité et leur manque totale d’indépendance devient plus qu’évident. Ces organisations médiatiques ne sont en fait que des agences de relation publique pour les entreprises du Fortune 500 et leur but collectif est de réaliser l’avènement d’un empire global d’une nation à l’autre. Pour l’heure, ils sont suffisamment obssédés par la Libye et des implications de la conclusion de l’affaire sur leur futures conquêtes planifiées, la prochaine sur la liste étant la Syrie. 
Il serait sage pour ceux suivant le déferlement meurtrier de l’OTAN en Libye d’abandonner toute confiance en ces agences telles Reuters, AP, BBC, CNN, MSNBC, CBS, NBC, ABC (NdT: de la clique habituelle chez nous: TV, Radio, canards de masse…), ainsi que dans tous les “journaux réputés” qui gâchent espace et papier dans les porte-journaux de la nation, et dont les destinés sont liées inextricablement aux intérêts de la haute finance et de l’industrie multinationale, et qui fondent tout espoir sur une victoire de l’OTAN en Libye. 
Au lieu de cela, il serait bon de vous investir dans des sources d’information alternative, ainsi que de vous motiver à rechercher par vous-même les informations les plus viables et solides. Prenons tous bonne note de la nécessité de boycotter et de remplacer tout ce qui touche de près ou de loin au cartel des Fortune 500, ceci incluant bien évidemment leur armée de menteurs professionnels connue sous le nom de “presse de masse” écrite et audio-visuelle. 
Tony Cartalucci  is rédacteur en chef du  Land Destoyer Report 
  
url de l’article original: 
http://landdestroyer.blogspot.com/2011/08/libya-nato-psy-op-collapses-qaddafi.html 
  
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~