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jeudi 7 mars 2013

Chavez, une autre victime de la CIA?


Il y a à peine un peu plus d'un an, Chavez était intervenu, à la radio nationale vénézuélienne, et avait dit "Je ne sais pas mais...c'est très étrange qu'on ait vu Lugo atteint d'un cancer, Dilma, quand elle était candidate, moi, me préparant à une année électorale, et il y a peu, Lula, et maintenant, Christina ...c'est très difficile à expliquer, même en s'appuyant sur la loi des probabilités, ce qui est arrivé à certains dirigeants, en Amérique Latine. C'est au minimum, très étrange, très étrange."

Effectivement, étrange ...si étrange que si vous pensez que Hugo Chavez du Venezuela, la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, celui du Paraguay, Fernando Lugo, et l'ancien président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva - tous des dirigeants anti-US - tous ont été atteints d'un cancer, à peu près, au même moment, par hasard, alors, vous devez être un théoricien fou du hasard.

Suis-je sûr, à 100%, que la CIA a eu Hugo Chavez ? Absolument pas.

Cela peut être des assassins, sans lien avec le gouvernement et travaillant pour les Banquiers.

Mais quelle que soit la manière dont vous scrutez cela, les maîtres de l'Empire US sont; indiscutablement; responsables d'avoir inoculé le cancer à Chavez et à d'autres dirigeants d'Amérique Latine. Comment savons nous cela ? Examinons; simplement; les traces laissées par l'Empire.

Le garde du corps de Fidel Castro, Fabian Escalante, estime que la CIA a tenté de tuer le président cubain 638 fois, un chiffre étonnant. Les méthodes de la CIA incluent des cigares explosifs, des agents de guerre biologique utilisés, pour colorer la tenue de plongée de Castro, des pilules mortelles, des bactéries toxiques, dans le café, un podium, pour discours explosif, des tireurs d'élite, des amies femmes, sachant manier le poison, et des bombes explosives sous marines.

Les tentatives d'assassinat de la CIA contre Castro étaient comme un dessin animé de Tom and Jerry, avec, dans le rôle du chat assassin inepte, la CIA, et le président cubain, dans le rôle de la souris maline et chanceuse. Certains pourraient même suggérer que la survie de Castro à 638 tentatives d'assassinat, par la plus grande puissance mondiale, est la preuve que l'athéisme communiste de El Présidente n'était pas vrai et que Dieu, ou tout du moins un ange gardien, doit avoir veillé, en permanence, sur "Castro, l'Infidèle".

La théologie mise de côté, les tentatives non stop de la CIA d'assassiner Castro fournissent des preuves abondantes que les autorités US, dans leurs efforts, pour assassiner leurs ennemis latino-américains, ne reculent devant rien.

John Perkins, dans son bestseller Confessions of an Economic Hit Man, fournit encore plus de preuves que les banquiers maîtres du gouvernement US assassinent, régulièrement, des chefs d'Etat, utilisant des tueurs privés, de même que des tueurs de la CIA.

Perkins pendant sa carrière comme "tueur économique" a appris sur le tas comment les grands banquiers internationaux conservent leur empire en Amérique Latine et ailleurs. Le boulot de Perkins c'était de rendre visite à des dirigeants de pays étrangers et de les convaincre d'accepter des prêts qu'ils ne pourraient jamais rembourser. Pourquoi ? Les banquiers veulent faire de ces pays des esclaves de la dette. Quand un pays fait faillite les banquiers s'emparent des ressources naturelles de la nation et établissent un contrôle total de son gouvernement et de son économie.

Perkins rencontrait un dirigeant d'une nation ciblé et disait : " j'ai une main remplie de billets de dollars et dans l'autre une balle. Laquelle des deux voulez vous ? " Si le dirigeant acceptait les prêts réduisant par conséquent son pays en esclavage il était récompensé. Si en colère il chassait Perkins de son bureau les banquiers faisaient appel aux "astéroïdes" pour assassiner le chef d'état non coopératif.

Les "astéroïdes" sont les tueurs professionnels les plus performants et les plus chers du monde. Ils travaillent sous contrat - parfois pour la CIA parfois pour les banquiers, et parfois pour de riches individus. Et bien que leur spécialité ce soit de provoquer le crash d'avions ils sont aussi capables de tuer de différentes manières des personnes incluses des chefs d'état.

Ce n'est pas pure spéculation. En fait John Perkins connaît personnellement certains de ces tueurs professionnels liés à la CIA. Et il a témoigné sur leurs assassinats de dirigeants latino américains. "Confessions of an Economic Hit Man" est dédié aux amis de Perkins assassinés le Gl Torrijos du Panama et le président Jaime Roldos d'Equateur. tous les deux ont été assassinés par des "astéroïdes" liés à la CIA dans des crash d'avions planifiés.

Est ce que les tueurs liés à la CIA transmettent parfois le cancer à leurs victimes ? Apparemment, ils le font. Une victime connue Jack Ruby (né Jack Rubenstein) un gangster qui était lui-même un tueur professionnel et dont la dernière victime a été Lee Harvey Oswald - le pigeon dans l'assassinat chorégraphié de JFK- éliminé dans une cave du département de la police de Dallas. Ruby a supplié qu'on le conduise à Washington pour raconter la vraie histoire du meurtre de JFK mais au lieu de cela il est mort en prison d'un brusque cancer mystérieux avant qu'il ne puisse révéler ce qu'il savait.

Les "astéroïdes" des banksters-CIA ont-ils déjà essayé de tuer des dirigeants d'Amérique Latine avec le cancer ? La réponse est un "OUI" sans équivoque.

Le livre d'Edward Haslam Le Singe De Dr Mary prouve que le procureur dans l'assassinat de JFK, Jim Garrison, avait auparavant affirmé que l'agent de la CIA David Ferrie, un pédophile, l'un des tueurs de JFK avait mener de nombreuses expérimentations sur des virus provoquant un cancer pour la CIA dans son immense laboratoire chez lui. Le but : transmettre à Fidel Castro et à d'autres dirigeants latino américains le cancer ( Ferrie lui-même a été tué par la CIA peu avant qu'il ne témoigne au tribunal sur son rôle dans l'assassinat de JFK).

Pour résumer : nous savons que les banquiers qui contrôlent le gouvernement US essaie régulièrement de tuer tout dirigeant latino américain qui refuse d'être leur marionnette. Nous savons qu'ils ont programmé plusieurs centaines de tentatives d'assassinat contre des dirigeants d'Amérique Latine incluses les plus de 600 tentatives visant seulement Castro. Nous savons qu'ils ont mené des expériences sur les virus transmettant le cancer, et nous connaissons des assassinats de personnes par cancer depuis les années 60.

Donc si vous pensez qu'Hugo Chavez est décédé de mort naturelle désolé de vous dire que vous êtes un naïf en phase terminale.

Dr Kevin Barrett

Ph.D islamologue arabisant est l'un des critiques les plus connus de la guerre "contre le terrorisme" de l'Amérique. Dr Barret a participé de nombreuses fois à des émissions sur Fox Cnn PBS et d'autres médias et a inspiré des histoires et articles publiés dans le NYT, The Christian Science Monitor, the Chicago Tribune, et d'autres publications connues. Dr Barret a enseigné dans des collèges et universités de San Francisco, Paris, et dans le Wisconsin où il s'est présenté comme candidat au Congrés en 2008. Il est co fondateur de Muslim-Christian-Jewish Alliance, auteur des livres "Truth Jihad: My Epic Struggle Against the 9/11 Big Lie (2007)" et "Questioning the War on Terror: A Primer for Obama Voters (2009)."

Son site internet.truthjihad.com.

Article en Anglais

Traduction Mireille Delamarre

mardi 19 février 2013

LA CONSPIRATION D'ORION



Plus de cinquante années de désinformation et de manipulation dans l'ombre des médias ont divisé et appauvri l'opinion publique, afin de mieux le contrôler. Ce film n'est ni une œuvre de fiction, ni un documentaire. Oubliez les mots «ésotérique» ou «fantastique», ici nous parlons de la réalité ...

La Conspiration d'Orion est un court métrage de fiction libre de droits diffusé sur l'Internet par Seb Janiak, qui avait réalisé des clips pour Laurent Voulzy et Daft Punk. Il se caractérise par un positionnement combinant le réalisme fantastique à la théorie du complot, sur un mode simili-réaliste à la manière de longs métrages comme Le Projet Blair Witch ou de Cloverfield. On y retrouve aussi l'idée de base de quelques films récents comme Men in Black ou Alien vs. Predator : le contact caché entre représentants de l'espèce humaine et civilisation(s) extraterrestre(s).

L'auteur parle à son sujet de "réalité étendue" plutôt que d'ésotérisme ou de fantastique. Bien que le projet soit à but essentiellement artistique, il est conçu pour être montré comme un documentaire.

samedi 16 février 2013

L'explosion d'une météorite et la chute de fragments a fait un millier de blessés vendredi, mais la rareté des éléments au sol alimente les théories du complot...

Une météorite a traversé le ciel russe, le 15 février 2013 

Plusieurs milliers de personnes étaient à pied d'oeuvre ce samedi dans l'Oural pour déblayer les débris causés par l'explosion d'une météorite et la chute de fragments, qui ont fait 1.200 blessés.

La pluie de météorites en vidéos

La vie a repris son cours normal ce samedi à Tcheliabinsk, où une cinquantaine de blessés étaient toujours à l'hôpital, sur un total initial de plus de 1.200, atteints pour la plupart par des bris de verre. Les travaux de réparation sont effectués rapidement en raison des températures hivernales, tombées à près de -20° C. durant la nuit.

Des plongeurs ont fouillé le fond d'un lac proche de la grande ville de Tcheliabinsk, à la surface gelée duquel une brèche de plusieurs mètres de large avait été repérée, mais ils n'ont pas retrouvé pour l'instant de roche d'origine météorique, ont rapporté les autorités.

Théories du complot

La rareté des éléments au sol attestant de l'explosion d'une météorite alimente les théories du complot censées expliquer ce qui est à l'origine de la boule de feu et de l'énorme onde de choc enregistrée vendredi matin dans ce secteur où se trouvent nombre d'usines d'armement. Le chef de file des nationalistes russes Vladimir Jirinovski a déclaré à la presse à Moscou qu'«Il ne s'agit pas d'une météorite. Il s'agit d'une arme nouvelle testée par les Américains».

Un pope de la région où a été entendue l'explosion a parlé pour sa part d'une intervention divine. Les médias sociaux russes étaient inondés de rumeurs et d'hypothèses relatives à l'explosion. «Franchement, j'incline plutôt à penser qu'il s'agit de quelque chose de militaire», déclarait Oksana Troufanova, une militante de défense des droits de l'homme.

Les habitants de Tcheliabinsk, grande ville industrielle à 1.500 km à l'est de Moscou, ont entendu une explosion, vu un éclair en plein jour et ressenti une onde de choc qui a brisé nombre de vitres et endommagé le mur et le toit d'une usine de zinc. Selon l'agence spatiale russe Roscosmos, une boule de feu se déplaçant à la vitesse de 30 km/seconde a traversé le ciel, laissant une longue traînée blanche qui a pu être observée jusqu'à 200 km de là.

Une météorité d'environ 10.000 tonnes

La Nasa a dit penser que la météorite mesurait dans les 17 mètres de large lorsqu'elle a fait son entrée dans l'atmosphère, ajoutant qu'elle devait peser dans les 10.000 tonnes. Elle aurait explosé au-dessus de la Terre en libérant près de 500 kilotonnes d'énergie, soit 30 fois la bombe atomique larguée au-dessus de Hiroshima en 1945, ajoute la Nasa.

«Un événement de cette ampleur intervient en moyenne une fois par siècle», a déclaré Paul Chodas, chargé des météorites au Laboratoire de propulsion à réaction (JPL) à Pasadena en Californie. Au sol, les équipes de recherche ont retrouvé de petits fragments d'un centimètre de large, qui pourraient être ceux de la météorite.

Dépêché sur place par le président Vladimir Poutine, le ministre des Situations d'urgence, Vladimir Poutchkov, a inspecté les zones touchées. Le montant des dommages a été évalué à un milliard de roubles, soit 33 millions de dollars, a déclaré le gouverneur de la région de Tcheliabinsk.

Avec Reuters



jeudi 9 août 2012

42 des 43 présidents américains sont issus d'un seul et même ancêtre: le Roi John d'Angleterre


Selon une nouvelle publiée en août 2010, une jeune fille de 12 ans aurait réussi l'exploit de relier 42 sur 43 présidents américains à un unique personnage: le Roi John d'Angleterre. Elle a fait ce que des historiens n'ont jamais été capables de faire, ou ce qu'ils n'ont jamais eu le droit de publier! Le seul président à ne pas faire partie de l'arbre présidentiel est Martin Van Buren. (c'est lui qui créa le parti démocrate). 



dimanche 22 juillet 2012

Manuel Valls, ministre de l’intérieur et terroriste intellectuel!


Manuel Valls n’aime pas trop qu’on l’interroge sur sa participation à des clubs, comme celui du Siècle et de Bilderberg. Lorsqu’un journaliste l’interroge sur le caractère mondialiste des élites qui s’y réunissent, il use et abuse de techniques que je qualifierais de terroristes, intellectuellement parlant, bien sûr.

Connaissez-vous la technique dite de la “pente glissante” ? Non ? Moi non plus, jusqu’à ce que je lise le Petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon, et plus particulièrement le précieux chapitre “L’art de la fourberie mentale et de la manipulation” :

«La pente glissante est un paralogisme qu’on dit de diversion, parce qu’il distrait notre attention du sujet discuté en nous amenant à considérer autre chose – en l’occurrence toute une série d’effets indésirables attribués à un point de départ que défend notre interlocuteur dans un échange. Le raisonnement fallacieux invoqué ici est que si on accepte A, soit le point de départ que prône notre interlocuteur, il s’ensuivra B ; puis C ; puis D ; et ainsi de suite, de conséquence indésirable en conséquence indésirable, jusqu’à quelque chose de particulièrement terrible. L’argument, bien entendu, est destiné à prouver qu’on ne doit pas accepter A».

C’est exactement la technique utilisée par Manuel Valls, à l’encontre des journalistes de We Are Change Paris, venus l’interroger à l’occasion d’une séance de dédicace l’année dernière. Ne souhaitant pas répondre à une question qui le dérange, sur le caractère essentiellement mondialiste des élites qui se réunissent dans ces clubs très fermés, Manuel Valls dévale, à grande enjambée, une pente aussi glissante que malhonnête intellectuellement.

C’est ainsi que les journalistes se verront, à leur plus grand étonnement, assimilés aux tenants de la théorie du complot “judéo-maçonnique”, puis aux “négationnistes du 11 septembre”, et enfin, cerise sur le gâteau, aux “négationnistes de la Shoah”…

Voici la retranscription de cet échange sur-réaliste, avec celui qui est notre actuel ministre de l’intérieur.

We Are Change Paris : Vous avez participé au groupe Bilderberg en 2008 et en 2009 ? Manuel Valls : Non, une fois seulement.

WACP : En 2008.. MV : Ouai, aboslument. Attendez je signe… Qu’est-ce que vous voulez savoir ?

WACP : Qu’est-ce qui est discuté, qu’est-ce qui est débattu… MV : D’abord, je vous invite les uns et les autres qui vous intéressez à ce sujet à ne pas trop fantasmer sur la réalité de ce pouvoir. J’ai été invité comme le sont des responsables politiques importants (je ne suis pas censé le dire) mais par exemple il y avait Hubert Védrine, et il y avait l’ancien ministre des affaire étrangères vert Joshka Fisher, qui était aussi invité à cette conférence pour écouter, par pour m’exprimer, il y avait le directeur général de El Pais, je crois que c’est un lieu de rencontre entre des intellectuels, des journalistes, des économistes, des politiques, et moi j’étais invité comme un des responsables politiques peut-être en devenir, avec d’autre, pour participer, et pour entendre ce débat, et je trouvais d’ailleurs, c’était le début de la crise, hein… J’ai trouvé ça intéressant ; j’ai pas eu l’impression d’être au cœur d’un vaste complot…

WACP : c’était peut-être en plein pendant la crise, mais ça (le groupe de Bilderberg) existe depuis 1954, et ça regroupe des gens qui sont en fonction, des ministres…. MV : Oui, en fonction, ou plutôt, il y avait Kissinger, j’ai pas l’impression qu’il est en fonction…

WACP : il y a Jean-Claude Trichet et Pascal Lamy, eux, ils sont influents dans leur institution. MV : oui.. bien sûr…

WACP : Kissinger, Rockfeller et compagnie. MV : “compagnie”, je ne sais pas ce que ça veut dire, “compagnie”. Mais c’est des lieux, comme il en existe beaucoup, dans des cercles nationaux, dans des cercles internationaux. Si ça donne le sentiment que c’est un pouvoir, de gens qui décident du devenir du monde, je crois qu’on se trompe. Que ce soit les élites internationales se….

WACP : ça en donne bien l’impression en tout cas. Parce que en 2008, par exemple, Hillary Clinton qui avait participé au Bilderberg avec Obama, et le lendemain , elle abandonne sa campagne. Et puis Barack Obama… MV : oui mais vous savez, les thèses complotistes… Je pense pas que Hillary Clinton (rires) ait abandonné face à Obama à cause de ça… non, non…

WACP : Ce qu’il y a de plus troublant, c’est Herman Van Rompuy qui a été reçu par le Bilderberg cinq jours avant d’être nommé par le conseil européen. MV : vous êtes jeune (malheureusement, ou heureusement), abandonnez les thèses complotistes. Qu’il y ait une finance internationale, de la spéculation, des gens qui pensent la même chose et de la pensée unique, ça c’est incontestable, ici ou ailleurs. Il n’y a même pas besoin que les gens se réunissent pour qu’on puisse le critiquer. Moi ça m’a intéressé, parce que c’est l’occasion d’écouter des avis aussi très différents, sur des sujets extrêmement… Même s’il y a une règle quand on est invité, c’est de ne pas trop dire ce qu’il s’est passé…

WACP : c’est ça qui attire les soupçons… MV : oh, oui, peut-être, invitez-les à faire de la transparence. Merci !

WACP : euh, oui, mais de par les fonctions qu’ils occupent, les différents participants sont tout de même capables de mettre en application des décisions qui peuvent avoir été prises sur place. MV : oui, à titre personnel, je n’ai pas eu le sentiment de vivre ça. Il y avait la Reine d’Espagne, je n’ai pas le sentiment que c’est elle qui dominait de l’avenir de la politique nationale espagnole.

WACP : David Rockfeller, Kissinger, … MV : mais est-ce qu’ils ont besoin de ça pour compter davantage dans leurs pays ? Honnêtement, non, non…

WACP : disons qu’ils sont déjà influents par le biais des institutions dans lesquelles ils sont, mais en plus de ça, il faut donc qu’ils se retrouvent en secret. MV : en secret, vachement, parce que il y a des manifestants devant, et que vous m’interrogez (rire).

WACP : avant ce n’était pas médiatisé depuis 1954. MV : non, mais, ce n’est pas que je ne veux pas vous répondre, mais franchement voilà. Je comprends les critiques qui peuvent être apportées sur telle ou telle institution…

WACP : mais là, ça fait un peu “femme de ménage anti-conspirationniste”, ça fait un peu “circulez, y a rien à voir” ! MV : de qui ?

WACP : de toutes les personnes à qui on peut poser la question. MV : ah, non, mais moi, je vous réponds très franchement, mais faites attention aux thèses complotistes.

WACP : selon vous, donc, est-ce que ça a une légitimité démocratique, le fait que des journalistes puissent discuter avec des hommes politiques… MV : une légitimité démocratique ? Je crois que ce n’est absolument pas le but, la démocratie, c’est le choix les citoyens, c’est le peuple, vous ne pouvez pas interdire à des gens de se réunir, comme je ne peux pas vous interdire de me questionner, etc.

WACP : on a bien l’impression que le clivage droite/gauche présenté par les médias, on se paie la tête du bon peuple, si je puis dire… Comme le Club du Siècle par exemple, dont faites partie…. MV : et alors, qu’est-ce que vous voulez dire ?

WACP : des hommes politiques de droite, de gauche… MV : mais c’est bien !!

WACP : …qui sont essentiellement mondialistes…. MV : aaah, des mondialistes… Au cœur-même du complot judéo-maçonnique !

WACP : …mais vous êtes pour une gouvernance mondiale, si je ne me trompe pas… MV : et puis il y a même des gens qui expliquent que par exemple les attentats du 11 septembre n’ont pas eu lieu.

WACP : …non, pas qui n’ont pas eu lieu, personne ne dit ça. Qui se posent des question sur la “version officielle”. MV : ah voilà, nous y sommes, là. Les mêmes qui critiquent le Bilderderg, qui mettent en cause le Siècle…

WACP : …non, ce ne sont pas les mêmes, pas forcément…. MV : non attendez, attendez, mais c’est étrange, les mêmes qui parlent du Bilderberg, les mêmes qui parlent du complot mondialiste, du Siècle, etc. sont les mêmes, comme vous, messieurs, qui posent des questions sur le 11 septembre, donc notre entretien est terminé, parce que…

WACP : … parce que je suis “conspirationniste”, c’est ça ? MV : non, vous êtes des gens qui se posent des questions qui, malheureusement, sont assez inquiétantes, surtout quand on est aussi jeune que vous. Et c’est les mêmes qui, ensuite, je vous l’accorde, nient la Shoah.

WACP : ah non, non, non, là c’est faux. Les mêmes personnes qui se réunissent au Bilderberg, ce sont les mêmes pesronnes qui font la promotion d’une idée gouvernance mondiale : Jacques Attali, Herman Van Rom Puy… MV : …ce sont des doux dingues sympathiques, comme vous…

WACP : je suis un psychopathe ? MV : non, pas psychopathe, mais quand on nie le 11 Septembre, et quand on nie la Shoah, c’est qu’il y a un vrai problème.

WACP : mais je ne nie pas le 11 septembre, personne ne nie le 11 septembre. MV : allez, au-revoir ! Bonne fin de journée, et surtout, reprenez vos esprits. Hein ? C’est important…

WACP : n’oubliez pas : la confiance n’exclue pas le contrôle. MV : non bien sûr, mais si vous aviez été dans la tour du 11 septembre, je pense que vous ne l’auriez pas nié.

WACP : ce sont les familles des victimes qui demandent la réouverture d’une enquête ! MV : oui, je sais, non, mais c’est peut être même le complot judéo-maçonnique…. Allez, au-revoir…

WACP : c’est ça, merci monsieur, c’est gentil, au-revoir…

On notera le malin plaisir qu’éprouve Manuel Valls à se foutre de la gueule du journaliste, et à travers lui, des internautes, donc, des électeurs. Chacun appréciera.

dimanche 20 mai 2012

Qui es-tu, Barack ? - L’inconnu de la Maison Blanche


Une carte de sécurité sociale délivrée à un citoyen né en 1890, un faux extrait de naissance, aucune trace de sa nationalité américaine, une référence à une date d’anniversaire loufoque. Les trous dans le CV du président des Etats-Unis commencent à intriguer.

Je suis allée à New-York il y a quelques semaines. Les touristes amoureux de la Big Apple connaissent le prix à payer pour visiter la ville qui ne dort jamais: entre 60 et 90 minutes d’attente quel que soit l’aéroport d’entrée aux USA ; avant d’avoir l’honneur d’enrichir l’omniprésent Department of Homeland Security des empreintes digitales de leurs 10 doigts et d’une photo peu avantageuse avec cernes et teint brouillé après des heures de vols et une attente interminable.

C’est à prendre ou à laisser. L’Oncle Sam, dévasté par le cauchemar du 11 septembre, continue à vivre dans la hantise du terrorisme international qu’il combat de l’intérieur en agitant dans tous les sens le Patriot Act et autres gracieusetés policières que certains, éternels pessimistes, n’hésitent plus à qualifier de mise en bouche avant l’instauration de la loi martiale. 

Dans le même temps, de manière quasi surréaliste, l’Amérique profonde, peu relayée il est vrai par les grands médias, s’interroge de plus en plus ouvertement sur l’identité véritable du locataire actuel de la Maison Blanche. 

Les trous d’une vie 


On vous la fait courte : il est aujourd’hui certain que la copie de l’extrait de naissance de Barack Hussein Obama Jr, mis en ligne aussi bien sur son site Internet personnel que sur celui de la Maison-Blanche est un fake assez grossier. De fait, il n’existe plus aucune certitude que le prez’ américain répondait en 2008 aux conditions d’éligibilité fixées par la constitution US, en particulier quant à son lieu de naissance. 

Ennuyeux. Sa bio « officielle » et l’extrait de naissance contesté laissent entendre qu’il serait né à Hawaï le 4 août 1961, de Stanley Ann Dunham née à Wichita (Kansas) et de Barack Hussein Obama Sr, natif du Kenya et citoyen britannique par les aléas de l’Histoire. 

 Ses parents auraient fait connaissance en 1960 dans le cours de Russe qu’ils fréquentaient tous les 2 à l’Université d’Hawaï. Ils se sont mariés le 2 février 1961 et se sont séparés lorsque Barack Junior avait 2 ans. Ils ont divorcé en 1964. L’affaire prend un tournant inattendu à la suite du remariage de maman Obama avec Lolo Soetoro, citoyen indonésien qui retournera au pays en 1967, bientôt suivi de Barack et sa maman. 

De Barry Soetoro à Barack Obama 


Le futur président US est adopté par Lolo sous le nom de Barry Soetoro et entre à la maternelle, en Indonésie à l’âge de 6 ans. C’est seulement en 1971 que Barack est renvoyé à Hawaï pour y être élevé par ses grands parents maternels. 

Le gros problème ? Il n’existe aucune trace d’un changement de nom (de Soetoro en Obama) ni de nationalité (d’Indonésienne en américaine) lors du retour du gamin à Hawaï. Un « vide » qui a suscité toutes sortes de recherches généalogiques plus au moins sérieuses : de plus en plus d’enquêteurs bénévoles motivés par toutes sortes de raisons ont conclu que le président américain est né au Kenya. Pas un crime certes, mais lui ôtant toute chance constitutionnelle de succéder à George Bush. Quant à la punition pour fraude fédérale et falsifications, mieux vaut ne pas y penser… 

La question aurait été réglée depuis longtemps si Obama avait fourni l’original de son extrait de naissance mais il s’y refuse obstinément en jouant la montre sans convaincre. 

Plus troublant encore, il annonce le 15/07/2011 dans un discours télévisé que son anniversaire tombe « la semaine prochaine » alors que son extrait de naissance indique le 4 août ! Un président de la république qui ne connaît pas sa date de naissance ; le scoop est assez enorme… 

Une carte de sécurité sociale de 1890 


La polémique a enflé d’un cran à la suite d’un nouveau scoop : le président américain posséderait une carte de sécurité sociale qui aurait été délivrée entre 1976 et 1979 dans l’état du Connecticut où il n’a aucune attache connue, à un citoyen US né en 1890 ! Plus étrange encore, ils seraient plusieurs à l’utiliser puisqu’un certain Harrison J. Bounel, domicilié comme par hasard à l’adresse privée supposée de Michelle et Barack Obama à Chicago, en serait également l’heureux titulaire… 

Là encore, c’est le black out complet aussi bien de la part de l’intéressé que des services de presse de la Maison-Blanche qui jouent la carte de l’humour gras face aux questions des rares journalistes accrédités ayant le culot de les interroger à ce sujet. 

Bref, la première puissance mondiale dépense des centaines de milliards de dollars pour, écouter, identifier, espionner, ficher et intercepter ses ennemis potentiels mais ne sait pas par qui elle est véritablement présidée. On croise les doigts pour qu’elle le découvre avant l’élection de novembre prochain…

vendredi 9 mars 2012

Le signe secret - Le groupe Bilderberg

Un groupe d'hommes et de femmes très influents constituent une sorte de gouvernement mondial et tirent les ficelles d'un grand nombre de pays: voilà qui pourrait être un sujet formidable pour un film d'intrigue. Il s'agit pourtant de la façon dont un décrit une organisation bien réelle, le groupe Bilderberg. Chaque année, des membres de l'élite politique, économique et médiatique se réunissent pendant quelques jours dans un hôtel d'une ville différente, à huis clos, pour discuter de sujets qui se trouvent au centre des préoccupations mondiales. Le caractère confidentiel de ces rencontres alimente la controverse et les soupçons, mais qu'en est-il vraiment?

jeudi 26 janvier 2012

Monsanto: “Il n’y a aucune raison de tester si les aliments génétiquement modifiés sont sains pour les humains”


Les deux piliers du détournement de la science par l’oligarchie sont: 
1- Le profit pur et simple 
2- Un agenda eugéniste de dépopulation motivé par leur conviction idéologique pseudo-scientifique puisée et justifiée par le malthusianisme (néo-malthisianisme) et le darwinisme-social 
Monsanto bouffe aux deux rateliers et ses dirigeants sont les maîtres des “revolving doors” entre le gouvernement américain et le cartel des multinationales financières et industrielles. 

Sur le sujet eugéniste, plus d’infos ici, on y retrouve toujours les suspects habituels: fondations Rockefeller (qui finança le programme eugéniste nazi au travers du Kaiser Wilhem Institute), Carnegie et la litanie des multinationales affiliées. Monsanto n’est qu’une version moderne de la fange psychopathe qui sévit au sein de “l’élite” depuis au moins le XVIII ème siècle (Malthus). Du reste, comme expliqué dans l’article ci-dessus mentionné (le lien “ici” ), suite à l’horreur nazie de la seconde guerre mondiale, la terminologie “eugénisme” a été remplacée par un mot plus moderne: la “génétique”. tout ceci n’est que la continuation du programme obsessionnel des psychopathes du pouvoir de l’ombre pour contrôler tous les aspects de la vie sur terre, du micro-organisme à l’humain en passant par la technologie.



– Résistance 71 –

Il y a de plus en plus de preuves scientifiques qui prouvent que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont différents des organismes naturels de manière inhérente, ceci incluant la façon dont le corps les assimile, ainsi que la façon dont le système immunitaire réponds à leur présence. Mais Monsanto, le plus gros fabricant d’OGM au monde pense que les OGM ne sont pas différents des organismes naturels et que tester les OGM est à la fois inutile et sans valeur intrinsèque.

Dans la section de leur page “Sécurité alimentaire” sur leur site internet à la question de “Pourquoi de tests cliniques humains concernant les cultures OGM n’ont-ils pas été entrepris ?”, le géant de la biotechnologie explique son opinion sur le fait que les OGM sont “substantiellement équivalents” aux organismes naturels. D’après Monsanto, puisque les concentrations de proteines, d’hydrates de carbone et autres nutrients varient parmi les cultures naturelles aussi bien que parmi les cultures OGM, alors ces différences sont automatiquement classées sans importance dans le domaine de la sécurité alimentaire des OGM.

De plus, Monsanto affirme que ses injections d’ADN étrangères dans ses cultures OGM sont également saines car, accrochez-vous bien, l’ADN est également présente dans la culture naturelle. Aucune importance que l’ADN injectée est étrangèrre à la variété et non naturelle et qu’elle est utilisée pour altérer la structure génétique entière de la plante OGM; d’après Monsanto, son ADN non naturel est automatiquement non-toxique, parce que chaque plante a aussi son ADN. Circulez y a rien à voir…

En utilisant cette même logique de l’absurde, il n’y aurait pas de problème à injecter de l’ADN d’animal dans un foetus humain par exemple, parce que le bébé contient également de l’ADN, correct ? Ou bien aussi boire de l’antigel qui est fait d’atomes et votre corps est fait d’atomes ? Sur les bases pseudo-scientifiques de Monsanto qui n’ont aucun sens, tout peut-être considéré comme non-toxique et sain parce que tout est fait d’atomes, tout comme nos corps !

De l’ADN étrangère dans des OGM responsable d’inflammations causant des maladies et des désordres auto-immunitaires.

Au sujet de l’injection d’ADN étrangère dans les cultures OGM, l’association Physicians and Scientists for Responsible Application of Science and Technology (PSRAST) a pris une approche plus scientifique de la question en enquêtant sur la façon dont le corps métabolise l’ADN étrangère, leurs études ont montré que les choses ne sont pas aussi rose que Monsanto veut bien le dire. Comme on pouvait s’y attendre, l’ADN étrangère n’est pas bien reconnu par le corps et stimule négativement le système immunitaire de telle façon que cela cause des inflammations causant des maladies. 

Monsanto ne se préoccuppe pas de la science et a juste pris la décision arbitraire de ne pas tester les résultats d’ingestion d’OGM chez les humains pour prouver ce qu’elle avance. En concluant par sa diatribe sans substance scientifique que les tests OGM sur les humains ne sont pas nécessaires, le géant de l’agriculture dit ici simplement: “Pas la peine, aucune valeur” dans les tests de sécurité des OGM, en d’autres termes, si Monsanto dit que c’est sain, alors.. c’est sain !

Le simple fait que quiconque puisse considérer cette déclaration aveugle ne servant que des intérêts particuliers comme étant scientifiquement valide paraît être singulièrement effrayant par lui-même, sans compter que le gouvernement américain approuve sans sourciller et ouvertement un tel non-sens et l’a utilisé pour établir une politique alimentaire. Pour le dire plus simpement: les OGM n’ont jamais été testé proprement sur les humains parce que Monsanto pense que cela n’est pas nécessaire, et la plupart de ceux en contrôle de la politique alimentaire sont tout à fait satisfait de cet état de fait.
  

Ethan A. Huff

 
  
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ 
  
Les sources pour cette article incluent: 

mardi 13 septembre 2011

Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?




Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours.
 
Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »

Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.

Trente ans plus tard, des travailleurs sans-emploi s’agglutinent aux portes des bureaux de chômage. Les banlieues chatoyantes ont laissé place à des terrains vagues où s’amoncèlent les expropriés victimes des subprimes, sorte de bidonvilles où le bambin à bicyclette ne s’aventure pas pour distribuer les journaux.

Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé. 

Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.


Les différentes vies de ben Laden

Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.

Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort.

Mais finalement, le fait que ben Laden était vivant ou pas n’est pas le plus important. Tout comme le fait de savoir quel rôle a pu jouer l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Certes, si conspiration il y a eu, il serait utile que la vérité éclate au grand jour. Mais si nous avions eu la preuve irréfutable que les attentats du World Trade Center avaient bien été commis par Al-Qaïda et uniquement par Al-Qaïda, qu’auraient fait les instigateurs du 11 septembre ? Se seraient-ils inclinés devant les campagnes guerrières du chevalier Bush ? Auraient-ils applaudi à l’invasion de l’Afghanistan ?

En fait, soit on adhère aux théories du complot et la responsabilité des autorités US est d’une infamie évidente. Soit on s’en tient à la version officielle, celle rapportée par les dirigeants politiques, matraquée par les médias de masse et largement répandue auprès de l’opinion publique. Or, dans ce deuxième cas, la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre prend une autre forme mais reste engagée. Il suffit de démystifier les diatribes sur le soi-disant choc des civilisations, replacer les événements dans leur contexte historique et analyser les enjeux tant du côté des attentats que de la guerre contre le terrorisme.

Il était une fois, le choc des civilisations

Depuis dix ans maintenant, dirigeants politiques, professionnels du storytelling et autres griots médiatiques nous content l’histoire de ce fanatique religieux parti en guerre contre les valeurs progressistes que représentent les Etats-Unis.

Le soir du 11 septembre 2001 déjà, le président Georges W. Bush jetait les bases de l’interprétation qui devait prévaloir  : « Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. (…) L'Amérique a été visée parce que nous sommes la lanterne de la liberté et des opportunités dans le monde. Et personne n’empêchera cette lumière de briller.  » Le président poursuivait sur une note religieuse : « Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé (…). Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : “Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »

Le 20 septembre 2001, Georges W. Bush popularisait le concept du choc des civilisations sur les antennes de la planète : « Ce n'est cependant pas toutefois le combat de la seule Amérique. Ce qui est en jeu n'est pas seulement la liberté de l'Amérique. C'est le combat du monde entier. C'est le combat de la civilisation. C'est le combat de tous ceux qui croient au progrès et au pluralisme, à la tolérance et à la liberté. »

Presque dix ans plus tard, le 1er mai 2011, Barack Obama clôturait l’épopée dans la même veine, commentant l’exécution sommaire de ben Laden en ces termes : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. »

A notre gauche donc, la lanterne des opportunités, l’Amérique libre, le monde civilisé qui récite des psaumes pour les enfants brisés. Et à notre droite ? Oussama ben Laden, le champion de l’obscurantisme, le barbare fanatique, le Dark Vador de l’islam, qui hait l’Occident parce que l’Occident est l’Occident.

Le problème est que cette version des faits qu’on nous a servie ne correspond pas à la réalité. Oussama ben Laden était-il un terroriste coupable d’actes ignobles ? Bien-sûr. A-t-il agi parce que l’American Way of Life lui était insupportable ? Certainement pas.

L’ennemi public numéro un

Oussama ben Laden est issu d’une des familles les plus fortunées d’Arabie saoudite. Au début des années 80, avec l’appui indirect de la CIA et des services de renseignements saoudiens, il participe au recrutement de moudjahidines pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. L’opération est un succès : les Etats-Unis voulaient offrir à l’URSS son Viêt-Nam et, après dix ans de combats stériles et dispendieux, Moscou retire ses soldats du bourbier afghan.

Kalachnikov sous le bras, ben Laden retourne alors en Arabie saoudite où la tension est palpable. En effet, Saddam Hussein, criblé de dettes suite à la guerre contre l’Iran, a envahi le Koweït. Le petit émirat pétrolier est l’un des plus importants créanciers de l’Irak. L’autre grand bailleur de fonds de Saddam, c’est l’Arabie saoudite.

Ben Laden propose alors aux dirigeants saoudiens de lever une armée pour combattre les soldats irakiens qui portent la menace aux frontières du royaume. Les Saoud refusent mais autorisent l’armée US à stationner en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Tempête du Désert. En réalité, le risque d’une attaque irakienne est très faible. Par contre, en récupérant le Koweït (que les colonialistes britanniques lui avaient enlevé), l’Irak deviendrait le premier producteur de pétrole au monde. Ni l’Arabie saoudite, ni les Etats-Unis ne peuvent l’accepter.

La présence de soldats US sur le sol saoudien soulève une vague de protestations dans le royaume : la population apprécie très peu que des boots infidèles viennent souiller les terres saintes de l’islam. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas non plus pourquoi le régime est incapable de se défendre seul alors qu’il a dépensé sans compter ses pétrodollars dans l’achat de matériel militaire. De son côté, Oussama ben Laden est furieux, dénonce la corruption du régime et les sanctions imposées à l’Irak qui causent des milliers de victimes.

Comme le souligne Mohamed Hassan dans Comprendre le monde musulman, un livre d’entretiens à paraître en septembre 2011 chez Investig’Action, ben Laden est un homme pieux qui utilise la religion pour mobiliser les masses et confronter la famille royale. Il demande, par exemple, pourquoi le pays n’a pas de Constitution alors que le prophète Mahomet en a établi une à Médine définissant des droits égaux pour les musulmans, les chrétiens et les juifs. En opposition à cette famille royale totalement dépendante du soutien des Etats-Unis, le riche ben Laden représente en fait un courant de la bourgeoisie nationale saoudienne qui exige des réformes politiques et plus d’indépendance pour le pays.

Dans les années 90, l’ancien recruteur de moudjahidines engage des actions terroristes contre les dirigeants saoudiens avant de s’en prendre directement à la puissance qui les supporte : en 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts US partout dans le monde.

Il est intéressant de noter qu’au-delà de l’aspect religieux, les actions menées par ben Laden comportent une dimension politique. Le terroriste dénonce les visées hégémoniques des Etats-Unis dans le monde musulman, fustige le soutien de Washington aux régimes tyranniques et condamnent les pressions exercées pour maintenir le pétrole à bas prix. Ben Laden trouve ainsi un écho favorable auprès d’une partie des masses dans certains pays musulmans, qui considère le milliardaire terroriste comme une espèce de Robin des bois. C’est ce que relève dans plusieurs ouvrages Michael Scheuer, un ancien officier de la CIA chargé du dossier ben Laden durant près d’une dizaine d’années et qui remit son tablier en 2004 pour marquer son désaccord avec les méthodes employées par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme.

Scheuer explique que ben Laden n’est pas un terroriste aveuglé par le fanatisme religieux qui attaque les Etats-Unis parce que les valeurs occidentales sont contraires à celles de l’islam. Le spécialiste de la CIA précise au contraire que ben Laden mène un djihad défensif en réaction à la politique guerrière menée par Washington dans le monde musulman. C’est n’est pas un islamiste radical qui le dit, ni un militant atteint d’anti-américanisme primaire et encore moins un pourfendeur de l’impérialisme « yankee ». Juste quelqu’un qui connait bien son sujet.

On ne peut pas non plus soupçonner Scheuer d’être tombé sous l’emprise d’une fascination malsaine pour l’homme qu’il a étudié de nombreuses années : l’officier de la CIA regrette que le président Clinton n’ait pas fait liquider ben Laden dans les années 90, lorsque c’était possible.

Combattre le terrorisme par le terrorisme ? 

Visiblement, l’analyse de Michael Scheuer n’a pourtant eu que peu d’impact sur les décisions de l’administration Bush. Le soir du 11 septembre, le président des Etats-Unis aurait pourtant pu s’adresser en ces termes à la nation : « Nos hommes ont rapidement identifié les auteurs des attentats qui ont frappé notre pays aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation islamiste dirigée par un saoudien du nom d’Oussama ben Laden. Je me suis entretenu avec la personne qui, au sein de nos services de renseignements, suit les agissements de ce dangereux terroriste depuis des années. C’est notre meilleur spécialiste sur le sujet, le genre de type qui, chaque matin, en buvant son café, fixe intensément la photo du criminel pour tenter de comprendre sa manière de fonctionner. Eh bien, figurez-vous que ces terroristes sont motivés par un profond ressentiment à l’égard de notre politique de domination au Moyen-Orient. Le temps est venu pour l’Amérique de bâtir des relations plus respectueuses avec le reste de la planète. Nous ne pouvons imposer notre leadership par la force sans nous faire des ennemis. Nous en payons le prix aujourd’hui mais cela va changer. Par ailleurs, nous allons tout mettre en œuvre pour arrêter et juger les criminels qui nous ont attaqués. Je suis en contact avec les autorités d’Afghanistan où ben Laden est caché. Le gouvernement afghan attend que nous fournissions les preuves de la culpabilité de ben Laden pour le livrer à la justice. Nous allons fournir ces preuves le plus rapidement possible. Dieu bénisse l’Amérique. »

Evidemment, Georges W. Bush n’a jamais prononcé un tel discours. Il a parlé de lanternes et de combat du Bien contre le Mal. En octobre 2001, il engageait les Etats-Unis et les forces de l’OTAN dans une guerre contre l’Afghanistan. Alors que les Talibans s’étaient vraiment dits prêts à négocier la livraison de ben Laden. Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats étaient justement liées à la politique guerrière menée par les Etats-Unis dans les pays musulmans. Au lieu d’attaquer le problème à la racine, Georges W. Bush jetait donc de l’huile sur le feu. Comme si cela n’était pas suffisant, en mars 2003, le président des Etats-Unis lançait une nouvelle attaque contre l’Irak, prétextant des liens entretenus par Saddam Hussein avec Al-Qaïda.

Quel est le bilan de cette guerre contre le terrorisme ? En Afghanistan, des milliers de civils ont été tués, les divisions ethniques ont été exacerbées et ont plongé le pays dans le chaos, l’économie et de nombreuses infrastructures ont été détruites mais le commerce de l’opium a connu un regain d’activité intense avec l’aide de la CIA (plus de 60% de l’héroïne vendue dans le monde viendrait d’Afghanistan, contre 0% du temps des Talibans). Enfin, Washington a placé Hamid Karzaï à la tête du pays. Ce président n’a aucune base sociale en Afghanistan mais est parvenu à se faire réélire dans le silence et la fraude en 2009.

Pour l’Irak, sur base d’une étude du journal médical « The Lancet » , on estime que plus d’un million de vies ont déjà été arrachées, sans compter les victimes de la première guerre du Golfe et de l’embargo meurtrier imposé à ce pays durant une douzaine d’années. A l’instar de l’Afghanistan, l’Irak est plongé dans le chaos. La politique d’occupation des Etats-Unis a ravivé les tensions confessionnelles. En 2010, Dirk Adriaensens du BRussels Tribunal dressait un bilan de l’invasion de l’Irak et apportait ces quelques chiffres : « Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. (…) En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. (…) 4 millions d’Irakiens sont sous-alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées) »

L’enjeu de la guerre contre le terrorisme : remodeler le Moyen-Orient

L’administration Bush baignait-elle donc dans l’inconscience la plus totale lorsqu’elle s’est engagée dans cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi aggraver le problème plutôt que de chercher à la résoudre ? Difficile de répondre si on s’en tient aux discours idéologiques des autorités US. La vérité se trouve au-delà des mots, dans les intérêts objectifs qu’avaient les faucons de Washington à intervenir militairement en Asie centrale et au Moyen-Orient.

Après la chute du bloc soviétique en 1991, les Etats-Unis voyaient s’effondrer leur principal concurrent et prenaient le leadership mondial. Maintenir une telle position nécessite de se renforcer et d’empêcher les autres concurrents de vous rattraper. C’est pour remplir cet objectif que les néoconservateurs de l’administration Bush ont développé le concept du Grand Moyen-Orient : un remodelage de l’espace s’étendant du Maghreb au Pakistan en passant par la péninsule arabique. Officiellement, il s’agit de promouvoir la démocratie et d’aider ces pays à s’insérer dans l’économie mondiale. En réalité, ce projet était déjà étudié bien avant les attentats du 11 septembre. L’objectif ? Mettre au pas les régimes récalcitrants de la région pour contrôler ce vaste espace stratégique et riche en matières premières, notamment en pétrole et en gaz. En effet, à travers le contrôle des ressources énergétiques, c’est le développement de ses concurrents économiques que Washington peut contrôler : Chine, Inde, Brésil, etc.

D’ailleurs, si les Etats-Unis n’avaient pas rencontré une telle résistance tant en Irak qu’en Afghanistan, l’Iran aurait probablement été la prochaine cible. Il est intéressant de noter sur ce point que les campagnes militaires ont été un véritable fiasco pour les néoconservateurs. Le remodelage du Grand Moyen-Orient se révèle être un gribouillage géopolitique dont les Etats-Unis n’ont pu tirer de véritable bénéfices. Au contraire, la guerre contre le terrorisme a ruiné l’économie US, ce qui constitue une victoire pour Al-Qaïda. En effet, Michael Scheuer souligne dans Imperial Hubris que l’organisation terroriste avait décidé d’attaquer son ennemi à son centre de gravité : l’économie.

Le gouvernement des Etats-Unis se soucient-ils de la sécurité de ses citoyens ?

La guerre contre le terrorisme n’était donc qu’un prétexte pour rencontrer des objectifs stratégiques et économiques. Evidemment, il faut présenter à l’opinion publique une raison valable pour partir en guerre et envoyer des tas de jeunes au casse-pipe. Les attentats d’Al-Qaïda ont offert le mobile rêvé. Peu importe si l’invasion de l’Afghanistan n’était pas nécessaire pour capturer ben Laden. Peu importe si Saddam Hussein n’entretenait aucune relation avec Al-Qaïda. Les esprits étaient chauffés à blanc et prêts à s’engager dans la croisade du Bien contre le Mal.

Pourtant, les citoyens qui ont poussé des cris de joie lorsque Barack Obama a annoncé la mort de ben Laden, devraient se poser quelques questions aujourd’hui. Si le chef d’Al-Qaïda est bien mort, le gouvernement des Etats-Unis n’a pas montré le moindre signe de remise en question de cette politique dévastatrice qui avait servi de terreau à l’islamisme radical : coups d’Etat, agressions militaires, violations du droit international, utilisation de bombes au phosphore blanc ou à l’uranium appauvri, financement d’organisations terroristes et de régimes dictatoriaux, pillage des richesses… Les dirigeants US ont poursuivi leurs crimes en toute impunité.

On ne pourrait justifier d’aucune manière les actes terroristes de ben Laden. En revanche, on peut tenter d’en comprendre les fondements pour éviter que des tragédies semblables aux attentats du 11 septembre ne se reproduisent. Cette démarche nous renvoie inévitablement à la politique étrangère menée par les Etats-Unis. Or, non seulement les dirigeants US n’ont pas tenté d’enrayer le phénomène, mais ils l’ont gracieusement alimenté en déclenchant de nouvelles guerres.

Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.

Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général Pinochet.
Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès.


vendredi 29 juillet 2011

Conspiration : le plan des Anglais pour la Libye


Une preuve secrète nommée "M15" de l'année 1995 expliquant que les renseignements généraux britanniques préparaient un plan afin de diviser la Libye en plusieurs états unis sous un gouvernement fédéral...


Ce coup d'état devait se faire il y a si longtemps de cela sous la direction de 5 généraux de l'armée libyenne...Tout le monde sait maintenant que cette guerre est une pure invention pour détruire un pays et voler ses richesses...

vendredi 1 juillet 2011

« Le sida n'existe pas » : le VIH aussi a ses théories du complot


Sur le Web, les révisionnistes scientifiques du sida s'en donnent à cœur joie. Des théories qui nuisent à la prévention de la maladie.


Loin de disparaître avec les récents progrès dans la lutte contre l'épidémie, le phénomène révisionniste doutant des origines du sida, ou plus simplement la négation de l'origine virale de cette maladie – qui a pourtant fait 30 millions de morts en 30 ans – a paradoxalement trouvé un nouvel essor ces dernières années sur le Net.
► Cet article est extrait d'une enquête dans le cadre d'un ouvrage
coécrit avec Didier Lestrade sur les trente ans du sida (à paraître en 2011,
Editions Fleuve Noir). Il a été raccourci à l'occasion de sa publication sur Rue89.

Parfois, il s'agit d'idéologie, de délires scientistes. D'autres fois, de prétendus « traitements alternatifs » du sida. Un sujet particulièrement d'actualité à l'heure où la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) fait un gros plan sur les « magouillothérapeutes » du cancer.
En juin 2011, les termes « le virus du sida n'existe pas » donnent 73 000 résultats sur Google, en dépit des progrès faits, tant dans la connaissance du virus et de ses mécanismes de destruction que dans les traitements. Echappant à tout comité de lecture, à toute modération, ces thèses nient la cause médicale du sida, voire son existence, et ont trouvé sur la toile un terrain de propagation idéal.

Internet, transmetteur des théories négationnistes du sida

On utilise le terme de négationnisme pour distinguer le révisionnisme tendant spécifiquement à contester la réalité de crimes contre l'humanité, s'agissant tout particulièrement de la négation de la Shoah… et du sida.
Le sida est devenu le nouveau thème de ceux qui nient en bloc, ou qui cherchent un complot derrière chaque événement de la planète. Tara C. Smith et Steven P. Novella, scientifiques spécialistes de la question, déclarent :
« Internet a servi de médium fertile et non référencé pour répandre ces croyances négationnistes.
Le Groupe pour la réévaluation scientifique de l'hypothèse VIH/SIDA (Reappraising AIDS) notait : “Merci à l'ascendance d'Internet, nous sommes maintenant capables de revigorer notre campagne d'information.”
Internet est un outil efficace pour cibler les jeunes, et pour répandre tout type de désinformation à l'intérieur d'un groupe à hauts risques d'infection par le VIH. »
En réponse à ce phénomène, des sites officiels, comme celui du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NAID) ou celui des Centers for Disease Control, ont mis en ligne des articles répondant point par point aux théories révisionnistes du sida.

Les négationnistes du sida, vaste nébuleuse hétéroclite

En y regardant bien, ces théories peuvent être classées en trois groupes :
  • la théorie du complot – du savant fou à Big Pharma, en passant par le gouvernement américain ;
  • l'ésotérisme – de la carence en zinc au venin de serpent comme cause du sida, en passant par les ovnis ;
  • enfin, toutes celles qui servent objectivement une cause – que ce soit la défense de l'Afrique, l'attaque de l'impérialisme états-unien, le racisme ou l'homophobie, la promotion des médecines alternatives ou des tradithérapies, les mouvements anti-vaccin, etc. Ce dernier groupe est celui où on retrouve le plus d'ex-scientifiques poussant leurs pions et disséquant les données scientifiques disponibles à l'infini. Ils surfent sur les incertitudes du moment tout en détournant la parole, malheureuse ou franchement hasardeuse, de certains chercheurs (re)connus.
Les révisionnistes du sida forment une vaste nébuleuse très hétéroclite qui va du guérisseur africain à certains groupuscules barebaker, sans oublier les chefs d'Etat à l'image de Thabo Mbeki en Afrique du Sud, et les humoristes comme Dieudonné.
Le point commun : ils mettent en doute l'existence du sida en tant que syndrome, celle de son virus le VIH, ou de la corrélation entre les deux.
D'aucuns ont même tenté de démontrer sur eux-mêmes que le risque VIH n'existait pas. Un certain Dr Willner a ainsi mis en scène devant les télévisons espagnoles une prétendue auto-contamination en direct à la télé. Lors d'une conférence à Arrecife en 1993, il se pique le doigt avec une aiguille qu'il vient de piquer dans le doigt d'un séropositif… (Voir la vidéo)

1La théorie d'Edward Hopper : un vaccin animal contaminé en RDC

La « contre-théorie » des origines du sida qui connaît probablement la plus grande audience, encore en 2011, est celle du vaccin anti-polio oral de Hilary Koprowski comme cause avancée du passage du chimpanzé à l'homme.
Le journaliste Edward Hooper suggère en 1999 que l'introduction du VIH dans la population humaine est due à un vaccin antipoliomyélique oral, administré par le docteur Hilary Koprowski entre 1957 et 1960 dans l'ex-Congo Belge, aujourd'hui République démocratique du Congo.
Hooper fait le lien entre le laboratoire de Stanleyville en RDC sur le camp Lindi – un camp d'élevage de chimpanzés installé à proximité – et la recherche que menait alors le virologue Hillary Koprowski sur l'hépatite et la polio dans cette région d'Afrique.
Selon lui, les premiers vaccins de ce type ont été en effet « produits à l'aide de cellules de chimpanzés contaminées par le virus du sida du singe ». Cette thèse est d'ailleurs reprise par d'autres courants révisionnistes du sida et utilisé par les groupes de pression anti-vaccination, y voyant là une preuve des méfaits vaccinaux.
En 2000, la première contre-expertise de la Royal Society est menée par le chercheur vaccinal Stanley Plotkin. En commençant par interroger les protagonistes de la campagne africaine de vaccination dans les années 1950. Tous démentent l'utilisation de cellules de reins de chimpanzés.

Confrontation et réfutation de la théorie du « sida du singe »

Une confrontation est organisée entre Edward Hooper et Hillary Koprowski. En septembre 2000, la première conférence sur les origines du sida est donc organisée à la Royal Society de Londres.
Des preuves irréfutables contredisent alors le travail de Hopper.
Après des années de débats et polémiques, le clou est enfoncé avec la publication d'un article de Michael Worobey en avril 2004 dans la prestigieuse revue Nature, intitulé « Contaminated poliovaccine theory refuted » (la théorie du vaccin polio contaminé réfuté). Une réfutation totale qui porte sur trois arguments :
  • la divergence génétique importante entre le VIH1 présent dans les populations locales vaccinées et le SIVcpz trouvés chez les chimpanzés ;
  • les études d'horloge moléculaire qui démontrent que le VIH1 était localement présent dans la région Kisangani de RDC plus de trente ans avant les expériences de vaccination contre la polio par Hillary Koprowski ;
  • l'absence de traces ADN du SIVcpz dans les préparations vaccinales conservées.
Edward Hooper a depuis contesté ces trois argumentaires et crié au « conflit d'intérêts » des signataires. Mais si la polémique s'est éteinte dans les publications scientifiques, elle continue sur le net.
La vidéo d'Edward Hooper, intitulée « Les Origines du sida » est encore hébergée en plusieurs endroit du Web et arrive dans les premières occurrences en tapant « origine africaine du sida » dans Google. Au point de troubler ceux qui suivent de loin l'histoire du sida.

2La théorie de Peter Duesberg : le sida est une invention

Peter Duesberg, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à Berkeley, est un scientifique de renom ayant travaillé, paradoxe de plus, sur les rétrovirus. Il est également sans doute le premier et le plus titré des révisionnistes du sida.
Il publie en 1996 le livre « Comment on a inventé le virus du sida » et un article scientifique du même titre dans le British Medical Journal, qui occasionnent plus de 500 commentaires, majoritairement de soutien.
Le livre est soutenu et introduit par un prix Nobel de chimie en 1993, Kary Mullis. Ses provocations augmentent le niveau de confusion. Kary Mullis, tout Nobel qu'il soit, se montre incompétent en ce qui concerne le sida et figure parmi les plus beaux pétages de plomb post-Nobel : il s'illustre notamment en déclarant vouloir prélever des cellules du patrimoine génétique de certaines personnalités pour les intégrer dans des bijoux. Il déclare dans cette préface :
« Nous savons que l'erreur est humaine, mais l'hypothèse VIH/sida est une erreur diabolique. Je dis cela à voix haute en tant qu'avertissement. Duesberg le dit depuis très longtemps. Lisez son livre ! »
On peut résumer la thèse de Duesberg par ces propos :
« Je propose que le sida ne soit pas considéré comme une maladie contagieuse provoquée par un virus ou un microbe classique, car aucun virus ou microbe ne mettrait en moyenne huit ans pour provoquer une première maladie, ni ne toucherait de façon sélective uniquement les individus qui ont habituellement un comportement à risque, ni ne serait capable de provoquer un cumul de plus de vingt maladies dégénérescentes et néoplasiques.
Un virus ou un microbe classique ne pourrait pas non plus survivre s'il était transmis de façon aussi inefficace que le sida et tuait son hôte au cours du processus. Les virus classiques sont soit hautement pathogènes et faciles à transmettre, soit non-pathogènes et latents et par conséquent très difficiles à transmettre. […]
En réponse à cette opinion, on fait souvent remarquer que les risques liés au sida existent depuis longtemps, alors que le sida est censé être un nouveau syndrome. Cependant, cet argument ne prend pas en considération le fait que les groupes à risque principaux – homosexuels et consommateurs de drogue par voie intraveineuse – sont devenus apparents et acceptables aux Etats-Unis seulement durant les dix à quinze dernières années, à peu près au même moment où le sida a commencé à apparaître.
L'acceptabilité a facilité et probablement accru les comportements à risque, d'où la fréquence des nombreuses maladies maintenant appelées sida. Il a été signalé que la consommation accrue de drogues avait fait augmenter le nombre de décès liés à la drogue, même si l'interprétation préférée était celle de contaminations par le VIH non-confirmées.
D'ailleurs, la permissivité particulière à l'égard de ces groupes à risque dans les métropoles a encouragé le regroupement des cas nécessaire à la détection du sida. »
Après des années de polémiques, le professeur Peter Duesberg a un peu perdu de sa superbe de provocateur révisionniste. Son dernier article sur le sida date de 2009 mais il n'en reste que le titre : « HIV-AIDS hypothesis out of touch with South African AIDS - A new perspective » (l'hypothèse du VIH-sida hors de propos avec le sida sud-africain - une nouvelle perspective).
En effet, sur la base de données scientifiques, il est retiré de la bibliothèque médicale PubMed car il « porte préjudice à la santé publique globale ».

3La théorie « Big Pharma » : l'industrie du médicament a tout provoqué

« House of Numbers », le documentaire révisionniste de Leung Brent, est branché sur une autre théorie du complot : celui de « Big Pharma ». La cible, cette fois, est l'industrie du médicament et du vaccin qui, « pour multiplier leurs bénéfices, met en avant une maladie pour vendre ensuite un vaccin qui, soi-disant, la “traite”. C'est toujours la même vieille combine, que l'on parle de cancer du col de l'utérus, de grippe porcine ou de sida. »
En utilisant assez habilement au passage les errances de Luc Montagnier, corécipiendaire du prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte en 83 du VIH.
Il est à noter que les propos ou les recherches du Pr Luc Montagnier ont souvent été, paradoxalement, l'otage involontaire de théories visant à nier l'existence même du virus qu'il a codécouvert. Certains ont vu dans la théorie des « cofacteurs », qu'il défend sans nier le poids du VIH, une alternative à la relation de causalité entre VIH et sida.
Particulièrement avec la théorie des mycoplasmes comme cofacteur pouvant jouer un rôle dans la pathogénie du VIH, travail auquel j'ai personnellement cru et collaboré durant mes années pasteuriennes. Des errances qui risquent de refaire surface avec le ralliement partiel de Luc Montagnier à la « mémoire de l'eau » de Jacques Benveniste.

4La théorie australienne : rien ne prouve que c'est une maladie

Le Perth Group nie quant à lui :
  • l'origine virale du sida ;
  • la fiabilité des tests de dépistage du VIH ;
  • le fait que le VIH attaque les lymphocytes CD4 ;
  • toute efficacité des médicaments antirétroviraux tels que l'AZT et la capacité de la Nevirapine à diminuer la transmission mère-enfant.
Selon ce groupe, fondé par des médecins australiens :
« Les experts du VIH/sida n'ont pas prouvé :
  1. l'existence d'un unique rétrovirus exogène acquis, c'est-à-dire, l'existence du VIH ;
  2. que les tests d'anticorps du “ VIH ” sont spécifiques au “ VIH ” infectieux iIl s'agit d'une prise de conscience qui a un succès fou. Ça indique que tous les soi-disant “ tests du sida ” sont fondamentalement du charlatanisme) ;
  3. la théorie du VIH dans le sida, c'est-à-dire que le VIH provoque l'immunodéficience acquise (que la destruction des lymphocytes T4 entraîne l'immunodéficience acquise) ou que l'immunodéficience acquise entraîne le développement du syndrome clinique du sida ;
  4. que le “ génome du VIH ” (ARN ou ADN) provient d'une unique particule rétrovirale, exogène, acquise, infectieuse ;
  5. que le VIH/sida est contagieux, que ce soit par le sang, les produits sanguins ou les rapports sexuels (sic ! ) ;
  6. la transmission de la mère à l'enfant d'un rétrovirus VIH ou son inhibition par l'AZT ou la névirapine. »
Le Perth Group estime par ailleurs que :
« L'AZT (principale panacée de Big Pharma contre le sida) ne peut pas tuer le “VIH” et est si toxique qu'il se peut, en fait, qu'il provoque effectivement quelques cas de sida. »
Le Perth Group a proposé le stress oxydatif comme étant la cause unique du sida.

En 2011, le révisionnisme du sida toujours vivace sur le Net

Février 2011. Sur le site Sidaventure, un pur exemple de révisionnisme sida, sous le titre « 11 février 2011, le sida a été crée au fort Mc Kinley, aux USA, révèle un rapport du FBI ». Avec ces précisions, (fausses évidemment) :
« Un rapport révèle que le virus du sida a été créé en laboratoire par les USA pour réduire la population mondiale, principalement en Afrique (le programme population 2000 de l'ONU en 1971 destiné à réduire la population mondiale).
Il a été inoculé à 100 millions de victimes en Afrique en 1977 par des campagnes de vaccination contre la malaria, la fièvre jaune, etc. Vaccins qui étaient intentionnellement infectés par le sida. Ces campagnes de vaccination génocidaires ont été faites par des missionnaires de l'OMS et des associations chrétiennes…
Il a aussi été inoculé à plus de 2 000 homosexuels américains en 1978 lors d'une campagne de vaccination contre l'hépatite B par le centre de contrôle des épidémies (Center For Disease Control) et par le New York Blood Center au cours de l'opération Trojan Horse (Cheval de Troie).
Toutes ces révélations, selon ce site militant, sont avérées et mis à disposition du public par le FBI qui comme l'oblige le Freedom of Information Act doit mettre ses archives à la disposition du public après 25 ans. »

Le négationnisme du sida, un danger pour la prévention

Le révisionnisme du sida n'est pas seulement un terrain de joute sur Internet pour adversaires et tenant de l'histoire ou de la science.
Il est permis d'imaginer que ces courants très présents sur le Net ont toujours un impact négatif en termes d'acceptation de la maladie mais aussi en termes de prévention, en allant jusqu'à avancer comme preuve de la non-existence du VIH le fait que le préservatif n'aurait « qu'un effet négligeable ».
Abandonnées des publications scientifiques, mal connues des associations de lutte contre le sida, inconnues des cliniciens, les théories révisionnistes du sida qui tournent sur le Net ont sans doute leur part de responsabilité dans le retard pris en Afrique comme aux Etats-Unis ou en Europe dans le dépistage et les politiques de réduction des risques sexuels. Comment se protéger d'un virus lorsque l'on nie son existence ?
Illustration : capture d'écran du documentaire « Les Origines du sida » de TV5.