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vendredi 16 novembre 2012

Le cochon, encore plus proche de l'homme qu'on ne le pensait



IRIB- Une analyse du génome du porc, publiée, révèle de nouvelles analogies avec l'homme. Une découverte, qui confirme l'intérêt de cet animal, comme modèle, pour la recherche biomédicale.

Mercredi, la revue Nature a publié l'étude la plus complète jamais réalisée sur le génome du porc. "Cette publication est le résultat d'une collaboration internationale de plus de 10 ans", a souligné David Milan, chef du département de génétique animale à l'Institut scientifique de recherche agronomique (Inra). Les recherches qui ont été menée par le Consortium international pour le séquençage du génome du porc domestique (Sus scrofa domesticus) ont permis de montrer que les cochons et les sangliers partagent beaucoup de points communs avec les humains.

D'un point de vue sociétal, ils savent s'adapter, colonisent des territoires et nuisent souvent à leur propre habitat, tout comme l'homme. De plus, le porc présente un certain nombre de similitudes anatomiques et physiologiques, ce qui a permis de l'utiliser pour soigner les humains. C'est notamment le cas en chirurgie cardiaque (valves aortiques) ou pour la production d'héparine (anticoagulant)... Cette proximité en ferait aussi un bon candidat pour les greffes d'organes. Néanmoins, tout cela, on le savait déjà. Aujourd'hui, s'y ajoutent ainsi de toutes nouvelles connaissances.

En effet, grâce à leur étude, les chercheurs ont identifié chez l'animal un certain nombre de mutations impliquées dans des maladies humaines, comme l'obésité, le diabète ou encore les maladies de Parkinson et d'Alzheimer. Ainsi, le porc pourrait aussi s'avérer être "un modèle utile" pour étudier ces maladies humaines et leur traitement, a expliqué un des chercheurs, Alan Archibald (de l'Université d'Edimbourg). L'étude génétique du porc pourrait également permettre, dans le domaine de l'élevage, de favoriser la sélection d'animaux produisant une viande de meilleure qualité, à meilleur coût, et avec un impact moindre sur l'environnement.

Un meilleur odorat et un goût moins... délicat

D'un point de vue strictement scientifique, les généticiens ont découvert que le porc présente un plus grand nombre de gènes olfactifs (1.301) que l'homme ou d'autres mammifères, ce qui lui confère un excellent odorat, d'ailleurs utilisé par l'homme pour chercher des truffes. En revanche, le cochon est capable de manger des aliments très salés ou considérés comme répugnants par l'homme. En effet l'analyse génomique montre que ces animaux ont moins de gènes codant pour les récepteurs du goût amer que les humains et que les gènes impliqués dans la perception de certains goûts sucrés sont différents chez le porc et chez l'homme.

mardi 27 mars 2012

Le paresseux pas si fainéant

Comment savoir pourquoi certains animaux dorment plus que les autres ? Rien de plus simple il suffit de s’adresser au champion en titre.

Voilà comment des chercheurs ont cassé le mythe du paresseux et de ses 16 à 20 heures de sommeil. Car si en captivité ce chiffre reste exact, dans la nature le paresseux a autre chose à faire qu’à s’abandonner dans les bras de morphée. Combien d’heures alors ? Moins de dix !

Ces résultats ont été obtenus par une équipe de spécialistes mené par Alexei Vyssotski, un neurophysiologiste de l'université de Zurich. Pour calculer le nombre d’heures que le paresseux passe à dormir, les chercheurs ont fixé sur le crâne de 3 paresseux à gorge brune (l’espèce la plus répandue), un petit boîtier électronique capable d’enregistrer un EEG et un électromyogramme (qui indique le tonus musculaire).Résultat : au lieu des 16 heures prévues le boîtier n’en compte que 9,63!

Cette étude montre l’importance d’épier les animaux dans leur milieu naturel et non dans un endroit fabriqué par l’homme.

La baleine sprinteuse


Une créature lente la baleine ? Certainement pas ! Une étude vient de démentir cette idée reçue, la baleine-pilote (le front bombé) est une sprinteuse née, capable de pics de vitesse surprenants lorsqu’elle chasse.

“Les baleines pilotes semblent être les mammifères les plus rapides en eaux profondes” indique la biologiste Natacha Aguilar Soto. Entourée des chercheurs de l’Institut d’Océanographie du Massachusetts, la scientifique a enregistré la vitesse, la profondeur ainsi que la direction de 23 baleines s’immergeant dans l’eau. Une étude rendue possible grâce aux boîtiers d’enregistrement placés sur le corps des impressionnants mammifères. Les résultats obtenus sont étonnants et font tomber deux vieilles idées reçues :

la première concerne bien évidemment la vitesse. Les biologistes ont observé qu’en pleine journée la baleine-pilote descend à plus de 1000 mètres de profondeur et ce durant 15 minutes. Lorsqu’elle repère son dîner la baleine peut atteindre les 30 km/h et tenir ce rythme sur plus de 200 mètres. Deuxième idée balayée : l’économie d’oxygène réalisée par la baleine. Les chercheurs pensaient que le mammifère descendait les profondeurs lentement afin d’économiser son oxygène. « C’est étonnant d’observer que les baleines pouvaient, avec une quantité d’oxygène limitée, s’immerger si vite et si profondément. Les guépards augmentent considérablement leur rythme respiratoire quand ils poursuivent leurs proies », explique Natacha Aguilar Soto. Un exploit impossible pour la baleine, obligée de retenir son souffle durant toute la chasse. Une observation qui expliquerait peut être pourquoi les baleines sont aussi lentes et inactives lorsqu’elles sont à la surface. Capables de respirer seulement en dehors de l’eau, elles récupéreraient tout simplement, se reposant et s’oxygénant avant de tenter le prochain record d’apnée.