dimanche 4 décembre 2011

Nouvel Ordre Mondial: Les Etats-Unis un grand pas de plus vers l’enfer dictatorial

Le sénat U.S. passe une loi de détention indéfinie sans droits légaux pour les suspects. 

Il est avéré que cette loi dictatoriale et liberticide a passé le sénat américain et doit maintenant être soumise à la chambre basse (le parlement). Obama a dit à son sujet qu’il poserait son veto si elle passait, mais rien n’est moins sûr. 

Une traduction d’un article de Paul Joseph Watson du 2 Décembre est en cours à ce sujet. Ne nous y trompons pas, les Etats-Unis ou pays du goulag levant, donnent le ton dans la direction totalitaire que doivent prendre nos sociétés. Ce ne sera qu’une question de mois pour qu’une standardisation de ces mesures se produise dans les pays satellites de l’empire, dont la France fait bel et bien partie, plus que jamais même, sous la poussée totalitaire du sarkozysme tout azimut. 

La grille de contrôle et de surveillance du Nouvel Ordre Mondial est en train de se mettre en place, mais pour beaucoup de citoyens, cela semble trop pour y croire… et pourtant, c’est suite à un “acte de terrorisme” (attentat fausse bannière de l’incendie du Reichstag) qu’Hitler suspendît les droits constitutionnelles et annonça au peuple allemand la création de la Geheim Staat Polizei, police secrète d’état, plus connue sous son diminutif de Gestapo. Soixante-dix-huit ans plus tard, retour à a case départ ! 

– Résistance 71 – 
resistance71.wordpress.com

vendredi 2 décembre 2011

Ton Dieu





Quand l’ Européen (ou le sémite) vient dans un pays, la première chose qu’il fait c’est de se moquer de ton dieu et de ton concept de dieu. Ensuite il te fait te moquer de ta propre conception de dieu. Ainsi, il n’a pas besoin de construire des prisons pour toi, parce qu’il a construit une prison en toi plus tenace que l’acier.

Si tu rejettes ta propre conception de dieu, tu n’es plus un homme libre. Personne n’a besoin d’enchainer ton corps, parce que les chaînes sont dans ton esprit. "



[John henrik clarke]


L'eau du robinet en France est empoisonnée


Sophie Le Gall, la réalisatrice, a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination de l’eau et interpeller les autorités... 


Un documentaire réalisé par Sophie Le Gall 
Produit par Ligne de Mire, avec la participation de France Télévisions 

Présenté par Marie Drucker 

C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée. 

Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités. 

Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui 

permettent de distribuer une eau impropre à la consommation. 

Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques 

mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin. 

Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux : 

antidépresseurs, traitements contre le cancer, hormones de la pilule contraceptive qui modifie le sexe des poissons... Pour protéger sa population de ce cocktail pharmaceutique qui pourrait devenir explosif, la Suisse installe des filtres 

actifs contre les molécules des médicaments. Alors que l’Europe somme la France de moderniser ses usines de traitement, notre pays ne cesse de minimiser l’ampleur de la pollution. Les communes et les grandes compagnies de distribution 

de l’eau ne souhaitent pas que de nouvelles règles viennent compromettre leurs affaires. Et tant pis si les Français trinquent à leur santé..

jeudi 1 décembre 2011

Ces 147 sociétés qui dominent le monde


L'économie mondiale est hyperconcentrée, selon une équipe de chercheurs de Zurich. Leur étude souligne la fragilité d'un système financier contrôlé par un petit groupe de multinationales, liées entre elles par des participations croisées.
01.12.2011 | Andy Coghlan et Debora Mackenzie 
La science a peut-être bien confirmé les pires craintes des indignés qui ont manifesté contre le pouvoir financier. L'étude des relations entre 43 000 multinationales a en effet mis en évidence l'existence d'un groupe relativement restreint de sociétés – pour la plupart des banques – jouissant d'une influence disproportionnée sur l'économie mondiale. 

Selon les spécialistes des systèmes complexes que nous avons interrogés, ces travaux, qui fournissent une remarquable tentative d'analyse du pouvoir économique mondial, pourraient servir de base de travail pour définir les moyens de renforcer la stabilité du capitalisme. 

L'idée qu'une poignée de banquiers contrôle de vastes secteurs de l'économie mondiale n'est pas nouvelle pour les militants d'Occupy Wall Street. Mais cette étude, menée par trois théoriciens des systèmes complexes de l'Institut fédéral suisse de technologie de Zurich, est la première à dépasser le cadre idéologique pour démontrer de manière empirique l'existence d'un tel réseau de pouvoir. Pour ce faire, Stefania Vitali, James Glattfelder et Stefano Battiston ont combiné les formules mathématiques utilisées depuis longtemps pour modéliser les systèmes naturels avec des données relatives aux entreprises afin de cartographier les liens capitalistiques entre multinationales. " La réalité est tellement complexe qu'il faut s'éloigner des dogmes, que ce soient ceux du libéralisme ou ceux des tenants de la théorie du complot, explique James Glattfelder. Notre analyse est fondée sur la réalité." 

Exploitant la base de données Orbis 2007, qui enregistre 37 millions d'entreprises et d'investisseurs à travers le monde, les chercheurs en ont extrait les multinationales (43 060 au total) ainsi que les participations en capital qui les relient. Ils ont ensuite observé quelles sociétés en contrôlaient d'autres par l'intermédiaire des réseaux d'actionnariat et ont associé ces données au chiffre d'affaires de chacune d'entre elles afin de définir la structure du pouvoir économique. 

Ces travaux, publiés par la revue scientifique en ligne PloS One, mettent en évidence un noyau de 1 318 entreprises liées par des participations croisées. Chacune a des liens avec deux autres ou plus, avec une moyenne de 20 connections. De surcroît, ces 1 318 sociétés, qui représentent 20 % du chiffre d'affaires mondial, possèdent collectivement la majorité des plus grandes entreprises et sociétés de production du monde – celles qui constituent "l'économie réelle" – , soit 60 % du chiffre d'affaires mondial. 

En poussant plus loin ses recherches, le trio a fait apparaître l'existence d'une "superentité" de 147 sociétés encore plus interconnectées (la totalité du capital de chacune d'elles est détenue par d'autres membres de l'entité) qui contrôle 40 % de la richesse totale du réseau. "Dans les faits, moins de 1 % des sociétés contrôlent 40 % du réseau", résume Glattfelder. La plupart sont des institutions financières. Parmi les vingt premières figurent Barclays, JPMorgan Chase et Goldman Sachs. 

La concentration du pouvoir n'est ni bonne ni mauvaise en elle-même, explique l'équipe de Zurich. Ce qui peut poser problème, ce sont les interconnexions. Ainsi que le monde l'a appris en 2008, ce genre de réseaux est en effet instable. " Quand une [société] a des problèmes, il y a un risque de contagion ", explique Glattfelder. 

Yaneer Bar-Yam, responsable du New England Complex Systems Institute (Necsi) à Cambridge, dans le Massachusetts, fait toutefois observer que les chercheurs de Zurich présument que la propriété signifie le contrôle, ce qui n'est pas toujours vrai. La plupart des actions sont entre les mains de gestionnaires de fonds qui ne contrôlent pas forcément ce que font réellement les entreprises qu'ils possèdent partiellement. Savoir quel effet cela peut avoir sur le comportement du système nécessiterait des analyses supplémentaires. 

En mettant ainsi à jour l'architecture du pouvoir économique mondial, cette étude pourrait contribuer à le rendre plus stable. Une fois les vulnérabilités du système identifiées, les économistes pourraient imaginer des mesures visant à éviter des effondrements en cascade. Pour Glattfelder, il faudrait peut-être étendre les règles nationales antitrust au niveau international afin de limiter les interconnexions excessives. George Sugihara, un spécialiste des systèmes complexes à la Scripps Institution of Oceanography à La Jolla, en Californie, qui a conseillé la Deutsche Bank, propose une autre solution : taxer les sociétés trop interconnectées afin de les inciter à limiter le risque. 

Reste un point qui ne fera pas l'unanimité auprès des indignés : il est peu probable que ce noyau d'entreprises soit le résultat d'un complot. "Ce genre de structure est très répandu dans la nature", assure Sugihara. Dans n'importe quel réseau, les nouveaux arrivants cherchent de préférence à créer des liens avec les membres les mieux connectés. Les multinationales entrent au capital des autres multinationales pour des raisons commerciales, pas pour devenir les maîtres du monde. Et les participants les plus connectés attirent également le plus de capitaux, explique Dan Braha, chercheur au Necsi. "Le fait, dénoncé par les militants d'Occupy Wall Street, que 1 % de la population possède l'essentiel des richesses est le résultat logique de l'économie auto-organisée." 

Pour l'équipe de Zurich, la véritable question est de savoir si la superentité peut exercer un pouvoir politique. Selon John Driffill, spécialiste en macroéconomie à l'université de Londres, ces 147 entreprises sont trop nombreuses pour former une collusion. Braha, lui, estime qu'elles se concurrencent sur le marché mais agissent ensemble pour protéger des intérêts communs. Résister à tout changement dans la structure du réseau fait peut-être partie de ces intérêts.

Les banquiers ont pris possession de l’Europe: Goldman Sachs a saisi le pouvoir


Le 25 Novembre, deux jours après l’échec de l’enchère sur les bons du gouvernement allemand par laquelle l’Allemagne fut incapable de vendre 35% de ses offres de bons sur 10 ans, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schaeuble a dit que l’Allemagne pourrait rétracter sa demande pour que les banques privées qui tiennent la dette souveraine en difficulté de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne, doivent accepter une partie de leur package de sauvetage en effaçant une portion de la dette. 


Les banques privées ne veulent en aucun cas perdre de l’argent et le font soit en forçant les gouvernements grec, italien et espagnol à apprécier les bons en imposant des mesures d’austérité extrêmes à leurs citoyens, ou en ayant la BCE imprimer de l’Euros avec lesquels ils pourront acheter de la dette souveraine des banques privées. Imprimer de la monnaie pour compenser la dette est contraire à la charte de la BCE et effraie particulièrement les Allemands qui se rappellent de l’hyperinflation dans la période de la république de Weimar.

De manière évidente, le gouvernement allemand a reçu le message de l’échec orchestré de cette enchère de bons. 


Comme je l’avais écrit à ce moment là, il n’y a aucune raison pour que l’Allemagne, avec son ratio dette-PIB relativement bas en comparaison de ceux des pays en difficulté, ne soit pas capable de vendre ses bons (NdT: Roberts parle ici des Eurobonds).

Si la valeur du crédit de l’Allemagne est en doute, comment peut-on penser que celle-ci puisse sauver d’autres pays ?

La preuve que cet échec de l’enchère allemande sur ses bons fut orchestré provient de celle à succès de l’Italie deux jours plus tard.

Étrange non ? L’Italie, le plus grand des pays de l’UE qui requiert un sauvetage de sa dette, peut toujours vendre ses bons, mais l’Allemagne, qui ne requiert aucun sauvetage et dont on attend d’elle d’assumer un coût disproportionné du sauvetage de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne, elle n’a pas pu vendre les siens.

A mon avis, cet échec a été orchestré par le trésor américain (NdT: rappelons ici que Roberts est l’ancien assistant secretaire d’état aux finances de Ronald Reagan et qu’il sait un peu de quoi il parle quand il fait ce genre d’affirmation…), la BCE et les autorités de l’UE, ainsi que par les banques privées à qui la dette souveraine en difficulté appartient.

Mon opinion est basée sur les faits suivants:
Goldman Sachs et des banques américaines ont garanti peut-être à hauteur de 1000 milliards de dollars ou plus de dette européenne par une assurance en vendant du Default Credit Swaps contre laquelle ils n’ont pas de réserve. Les honoraires que les banques américaines ont reçu pour avoir garanti la valeur des instruments de la dette souveraine européenne sont tout simplement allés directement en profits et dans les bonus des exécutifs. Ceci bien sûr est ce qui a ruiné le géant de l’assurance américain AIG et qui a mené au package de sauvetage (TARP) aux dépends du contribuable américain et au grand profit de Goldman Sachs.

Si n’importe laquelle des dettes souveraine européennes fait défaut, les institutions financières américaines qui ont émises les swaps or des garantis sans provision contre la dette seront ferrées à l’hameçon pour de très larges sommes d’argent qu’elles n’ont pas. La réputation du système financier américain ne pourra pas survivre son défaut sur les swaps qu’il a lui-même fait. Ainsi, l’échec de la dette souveraine européenne renouvèlera la crise financière aux Etats-Unis (NdT: qui n’est pas fini loin s’en faut), demandant une nouvelle tournée de sauvetage et/ou une nouvelle tournée de facilitation quantitative de la part de la réserve fédérale, ce qui veut dire, imprimer plus d’argent afin d’honorer des instruments financiers irresponsables, dont l’existence a enrichi une petite poignée d’exécutifs.

Il est certain que le président Obama ne veut pas se lancer dans une année électorale en ayant à faire face à la perspective d’un échec haut en couleur du système financier américain. Ainsi, sans l’ombre d’un doute, le ministère des finances américain ne veut pas que l’Allemagne soit sur le chemin d’un sauvetage financier de l’Europe.

Les banques privées françaises, allemandes et hollandaises qui apparemment détiennent la vaste majorité de la dette en difficulté, ne veulent pas enregistrer de pertes. Soit leur comptabilité, dejà ruinée par les dérivatifs frauduleux de Wall Street, ne peut plus encaisser plus de pertes, ou ils ont peur de la baisse du prix de leurs parts par la baisse des rentrées alors qu’ils auront dû sortir des comptes de la mauvaise dette souveraine. En d’autres termes, pour ces banques, il y va de très grosses sommes d’argent, ce qui leur donne une énorme motivation d’écarter le gouvernement allemand de leurs déclarations de bénéfices.

La BCE n’aime pas du tout être une plus petite entité que la réserve fédérale américaine ou la Banque d’Angleterre. La BCE veut avoir le pouvoir de décréter des “facilitations quantitatives” par elle-même. La BCE est frustrée par les restrictions mises sur ses pouvoirs, restrictions qui viennent des conditions que l’Allemagne a requises afin d’abandonner sa propre monnaie et le contrôle qu’avait la Banque centrale allemande sur la création de la monnaie. L’UE veut plus “d’unité”, ce qui veut dire moins de souveraineté pour les pays membres de l’UE. L’Allemagne étant le membre le plus puissant de l’UE, est en travers du chemin de la puissance que les autorités européennes veulent brandir et utiliser.

De ce fait, l’échec de la vente des Eurobonds allemands est un évènement orchestré pour punir l’Allemagne et donner un avertissement au gouvernment allemand de ne pas obstruer “l’unité” ou la perte de souveraineté individuelle des pays.

L’Allemagne qui a été intimidée depuis sa défaite de la seconde guerre mondiale, a été rendue constitutionnellement incapable d’être un leader fort et puissant. Tout signe apparent d’une Allemagne meneuse est rapidement réprimé en réminiscence du 3ème Reich. En conséquence, l’Allemagne a été poussée dans une Union européenne qui a pour intention la destruction de la souveraineté politique des gouvernements des pays membres, tout comme Abraham Lincoln détruisit la souveraineté des états de l’Amérique.

Qui règnera sur la Nouvelle Europe ? De manière évidente, les banques privées européennes et Goldman Sachs.

Le nouveau président de la Banque Centrale Européenne (BCE) est Mario Draghi. Il était le vice chairman et directeur de gestion de Goldman Sachs International et un membre du comité de gestion de Goldman Sachs. Draghi fut aussi le directeur exécutif italien de la banque mondiale, gouverneur de la banque d’Italie et un membre de conseil d’administration de la BCE, membre du comité directeur de la Bank for International Settlements (BIS, NdT: le QG des banques centrales qui siège à Bâle) et aussi un membre du comité des gouverneurs de la BRED, de l’Asia Development Bank, président du comité directeur du Financial Stability Board.

De toute évidence, Draghi va protéger le pouvoir des banquiers…

Le nouveau premier ministre italien, qui fut nommé et non pas élu, fut un membre de comité international de conseil de la Goldman Sachs. Mario Monti fut nommé à la commission européenne, une des organisation directrices de l’UE. Monti est le président pour l’Europe de la Commission Trilatérale, une organisation américaine qui pousse pour l’Hégémonie américaine sur le monde. Monti est un membre du groupe Bilderberg et un des membres fondateurs du groupe Spineilli, une organisation créée en Septembre 2010 pour faciliter l’intégration au sein de l’UE.

De la même manière qu’un banquier non élu fut installé à la tête de l’Italie, un banquier non élu fut installé comme premier ministre de la Grèce. Bien évidemment, ils sont censés produire la solution des banquiers à la crise de la dette souveraine.

Le nouvellement nommé premier ministre de la Grèce, Lucas Papademos, était gouverneur de la banque de Grèce. De 2002 à 2010, il fut le vice-président  de la BCE; il est aussi un membre de la commission trilatérale.

Jacques Delors, un des fondateurs de l’UE, promît au congrès syndical britannique de 1988 que la commission européenne exigerait des gouvernements d’introduire une législation en faveur du travail. Au lieu de cela, nous trouvons la commission européenne contrôlée par les banquiers qui demande que le travail des Européens sauvent les banques privées en acceptant de plus bas salaires, moins de services sociaux et une retraite plus tardive.

L’Union Européenne, comme toute autre chose, n’est qu’une manipulation de plus pour concentrer la richesse en le moins de mains possible aux dépends des citoyens européens, qui sont destinés, tout comme les Américains, à être les serfs du XXIème siècle.


Article original en anglais : Bankers have seized Europe: Goldman Sachs Has Taken Over

Traduction : Résistance 71

 Articles de Paul Craig Roberts publiés par Mondialisation.ca

La faim, une arme de destruction massive


Inlassablement, Jean Ziegler continue son combat contre les injustices internationales et l’exploitation des peuples du Sud.

35 ans après la publication de Une suisse au-dessus de tout soupçon, qui lui a valu de solides inimités et même des accusations d’avoir trahi son pays, après avoir écrit, entre autres, La haine de l’occident, etL’empire de la honte, il récidive avec le livre Destruction massive (éditions du Seuil), fruit de son expérience d’ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’O.N.U, de 2000 à 2008.

On parle sans cesse d’armes de destruction massive. Mais la faim, qu’on associe peu à ce terme, en est une, diablement plus dangereuse. Cela est d’autant plus scandaleux que dans l'état actuel, les cultures mondiales pourraient nourrir sans problème 12 milliards d'êtres humains.

Néanmoins, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées s'élevait en 2010 à 925 millions selon la Food and Agriculture Organization (FAO). Jean Ziegler reprend l’approche de Josué de Castro, qui avait publié Géopolitique de la faim et avait eu cette formule : « La moitié des Brésiliens ne dorment pas parce qu'ils ont faim. L'autre moitié ne dort plus car elle a peur de ceux qui ont faim. »
La nourriture représente 10 à 15 % du revenu familial occidental, 80 à 85 % pour les pauvres des pays du Sud.

Jean Ziegler n’y va pas par quatre chemins. Selon lui : « les trois cavaliers de l'apocalypse de la faim organisée sont l'OMC, le FMI et, dans une moindre mesure, la banque mondiale ». Il cite pour exemple, Haïti qui était autosuffisant en riz au début des années 80. Un tarif douanier de 30 % frappait le riz importé. Au cours des années 80, Haïti a subi des plans d'ajustement structurel du FMI, le tarif douanier fut ramené à 3 %. Fortement subventionné par Washington, le riz nord-américain envahit alors les villes et villages, détruisant la production nationale et l’existence sociale de centaines de milliers d'agriculteurs.

Autre exemple, au Niger, le FMI a ordonné la liquidation de l'Office national vétérinaire ouvrant le marché aux sociétés multinationales privées. Il a également demandé la dissolution des stocks de réserves détenues par l'État, 40 000 t de céréales qui pervertissaient le libre fonctionnement du marché.
Autres convoquées au rang des accusés : les grandes puissances. Au sommet de Gleneagles (2005), le G8 propose 50 milliards de dollars pour financer un plan d'action de lutte contre la misère en Afrique. Tony Blair en fait l'un des moments culminants de sa carrière politique. En 2010, on apprendra que 12 milliards seulement ont effectivement été versés. En 2011, le programme alimentaire mondial (PAM) évalue ses besoins incompressibles à 7 milliards de dollars, il en a reçu 2,7.

Ces sommes sont à mettre en parallèle avec les 1 700 milliards d'euros donnés aux banques.
Les multinationales ne sont bien sûr pas épargnées. Six sociétés concentrent 85 % du commerce mondial des céréales et huit se partagent 60 % des ventes mondiales de café, trois détiennent plus de 80 % des ventes de cacao et trois, 80 % du commerce des bananes.

Jean Ziegler propose des solutions. 50 $ suffisent pour envoyer un enfant à l'école pendant une année, comme cela a été testé en Éthiopie et au Bangladesh, l'alimentation scolaire venant parfois briser le cycle de la faim, de la pauvreté et de l'exploitation familiale.

Il propose également de lutter contre la spéculation en contraignant ceux qui achètent des matières premières agricoles à les livrer, et de limiter l’intervention des producteurs ou utilisateurs de ces matières premières sur les marchés.

Destruction massive, Jean Ziegler, éditions du Seuil, oct 2011, 352 pages


Pascal Boniface

Pourquoi le meurtre sioniste de Kadhafi?