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jeudi 7 février 2013

Un neurologue découvre une tache noire dans le cerveau des tueurs et des violeurs


Un neurologue allemand prétend avoir trouvé l'endroit où les idées sombres germent dans le cerveau des tueurs et des violeurs. Le docteur Gerhard Roth précise qu'il se trouve à l’intérieur du lobe central et s'apparente à une masse sombre quand le cerveau est passé au Rayon X. Il prétend avoir fait cette découverte en étudiant le cerveau de condamnés violents pour le gouvernement allemand. "Nous avons montré à ces gens des courtes vidéos et ensuite mesuré les ondes cérébrales", détaille-t-il. "A chaque fois qu'une scène violente ou sordide apparaissait à l'écran, les sujets n'exprimaient aucune émotion. Dans les endroits du cerveau où se forment les sentiments de compassion et de tristesse, rien ne se passait", ajoute-t-il.

La tache noire sur le devant du cerveau apparaît dans tous les scans de patients avec des antécédents criminels violents. Cela pousse le docteur Gerhard Roth à dire que les criminels auraient une "prédisposition génétique" à la violence.

"Quand vous regardez à l'intérieur du cerveau des criminels endurcis, il y a presque toujours des défauts importants dans la parti intérieure frontale du cerveau", explique le spécialiste. "Il existe des cas où une personne devient criminelle après une tumeur ou une blessure à cet endroit, et après qu'un chirurgien soit intervenu, cette personne retrouve totalement ses esprits", poursuit-il.

"Bien sur, cela n'est pas automatique", explique le docteur. "Le cerveau compense en quelque sorte les tendances à la violence mais ce processus reste toujours très vague pour les spécialistes", admet-il. " Mais quand j'ausculte des jeunes gens, et que je vois des développements inhabituels dans cette zone du cerveau, je peux affirmer à 66% que j'ai ici affaire à un futur criminel".

Une info qui fait froid dans le dos...
Lu sur Daily Mail

samedi 2 février 2013

Des différences observables dans le cerveau des psychopathes


Des criminels violents dont l'évaluation psychologique conclut à la psychopathie présentent plusieurs anomalies dans leur développement cérébral, dont un volume neuronal plus faible dans des zones associées aux émotions et au raisonnement moral, selon une étude québécoise publiée dans la revue Archives of General Psychiatry.

« Nous avons amorcé ces travaux à la suite de deux constats: les comportements violents débutent très tôt dans l'enfance et la réhabilitation ne réussit pas toujours à réduire l'agressivité », explique Sheilagh Hodgins de l'Université de Montréal.

« Il existe deux profils de personnalité violente: il y a le jeune qui se sent menacé et qui réagit de façon impulsive et celui qui exerce une violence délibérée et manipulatrice. Les deux profils risquent d'engendrer une personnalité antisociale, mais ceux qui se classent dans la seconde catégorie sont à risque d'être atteint du syndrome de la psychopathie, caractérisé par un manque d'empathie et de remords. » 20 % des détenus des pénitenciers entreraient dans cette dernière catégorie.

Sheilagh Hodgins et ses collègues ont soumis à l'imagerie cérébrale deux groupes de criminels violents composés respectivement de contrevenants psychopathes et de contrevenants sans syndrome de psychopathie et un troisième groupe témoin, formé de personnes sans antécédent de violence. Les participants, tous des hommes, étaient âgés de 20 à 50 ans.

Le cerveau des psychopathes différait de celui des deux autres groupes par un plus faible volume de matière grise dans le cortex préfrontal antérieur et dans des zones des lobes temporaux. Un volume plus faible indique moins de neurones (cellules nerveuses).

C'est la première fois, souligne la chercheuse que de telles différences sont notées entre sujets violents avec et sans psychopathie.

Liées au système limbique, les zones concernées jouent un rôle dans l'empathie, le raisonnement moral et les mécanismes d'inhibition comme le sentiment de culpabilité. Les anomalies observées pourraient entraîner un déficit dans l'acquisition de ces habiletés prosociales et conduire à la psychopathie ou du moins à son maintien.

Ces résultats renforcent ceux de travaux précédents menés avec des garçons violents âgés de 10 à 13 ans et présentant des tendances psychopathiques. En comparaison d'enfants non violents, ils avaient une concentration de matière blanche plus faible dans le lobe frontal supérieur droit, dans une zone du lobe frontal droit et dans une zone du système limbique.

La matière blanche désigne les axones des neurones et il est connu que les axones continuent de se développer jusqu'à l'âge adulte, processus qui semble être perturbé chez les garçons qui tendraient vers la psychopathie.

Ces résultats confirme l'importance de distinguer les deux catégories de comportements antisociaux dès le jeune âge afin d'élaborer des modes d'intervention adaptés à chaque cas, souligne la chercheuse. « ... ce qui fonctionne avec un groupe ne fonctionnera pas avec l'autre. Il faut aussi savoir que la prédisposition à la violence est là depuis longtemps et que les comportements seront difficiles à changer ».