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mardi 7 mars 2017

Des fossiles d'un hominidé inconnu découverts en Chine


En Chine, des archéologues ont retrouvé des fossiles d'un homme préhistorique qui était probablement un ancêtre direct des Chinois modernes.

Lors de fouilles près de la ville de Xuchang, dans la province du Henan, des archéologues chinois ont retrouvé des crânes d'une espèce inconnue d'hominidés. Selon les premières estimations, l'âge des fossiles varie entre 105 000 et 125 000 ans.

Les crânes ont des traits communs avec ceux des et des hominidés qui habitaient à l'époque préhistorique dans le centre et de nord de la Chine et dont des fossiles avaient déjà été découverts. En même temps, les crânes ont des spécificités qui permettent de les classer à part.

« Il s'agit d'une toute nouvelle espèce », explique l'archéologue Li Zhanyang de l'Institut des vestiges culturels et des recherches archéologiques du Henan. Selon lui, l'os temporal et la voûte crânienne prouvent qu'il s'agit d'une espèce intermédiaire qui a vécu entre le sinanthrope (700 000 à 230 000 ans avant notre ère) et les premiers Homo sapiens (40 000 avant notre ère).

« C'est la première fois que l'on découvre en Asie de l'Est des fossiles qui ont des traits propres aux os des Néandertaliens (…). Il est fort probable qu'ils soient les ancêtres directs des Chinois modernes » a souligné l'archéologue.

À présent, les chercheurs chinois et leurs collègues américains analysent l'ADN des fossiles ce qui devrait permettre de faire la lumière sur cet homme préhistorique chinois.

jeudi 10 septembre 2015

Afrique du Sud : découverte d'une ancienne espèce humaine inconnue


Des chercheurs ont découvert les ossements de 15 hominidés qui appartiendraient à "une nouvelle espèce du genre humain".

Une ancienne espèce du genre humain, qui était jusqu'à présent inconnue, a été mise au jour dans une grotte en Afrique du Sud où ont été exhumés les ossements de 15 hominidés, ont annoncé jeudi des chercheurs internationaux. Les fossiles ont été trouvés dans une grotte profonde et extrêmement difficile d'accès, près de Johannesburg, sur le très riche site archéologique connu sous le nom de "Berceau de l'humanité" et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. 

 Homo naledi. "Je suis ravi de vous présenter une nouvelle espèce du genre humain", a déclaré Lee Berger, chercheur à l'université du Witwatersrand à Johannesburg, lors d'une conférence de presse. En 2013 et 2014, des scientifiques ont exhumé plus de 1.550 os appartenant à au moins 15 individus, parmi lesquels des bébés, de jeunes adultes et des personnes plus âgées. Tous présentent une morphologie homogène mais n'ont pas encore été datés. La nouvelle espèce a été baptisée Homo naledi et classée dans le genre Homo, auquel appartient l'homme moderne.

A quoi ressemblait-il ? "Il avait un cerveau minuscule de la taille d'une orange et un corps très élancé", selon John Hawks, chercheur à l'université de Wisconsin-Madison. Il mesurait en moyenne 1,5 mètre et pesait 45 kilos. Ses mains "laissent supposer qu'il avait la capacité de manier des outils", ses doigts étaient extrêmement incurvés, tandis qu'"il est pratiquement impossible de distinguer ses pieds de ceux d'un homme moderne", précise un communiqué. Un arbre généalogique bien compliqué. "Le mélange de caractéristiques de l'Homo naledi souligne une fois de plus la complexité de l'arbre généalogique humain et la nécessité de conduire des recherches plus poussées pour comprendre l'histoire et les origines ultimes de nos espèces", estime Chris Stringer. Cette découverte pourrait permettre d'en savoir davantage sur la transition, il y a environ 2 millions d'années, entre l'australopithèque primitif et le primate du genre homo, notre ancêtre direct.

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dimanche 1 février 2015

Une nouvelle espèce humaine aurait été découverte

Une espèce humaine inconnue, aujourd'hui éteinte, a-t-elle vécu autrefois en Asie de l'ouest, dans la région de la Chine et de Taïwan ? C'est en tout cas l'hypothèse qui pourrait être formulée suite à la découverte d'une étrange mâchoire préhistorique, repêchée près de Taïwan.


C'est une découverte pour le moins troublante qui a été effectuée par un pêcheur opérant près des côtes des Iles Penghu, situées entre la Chine et Taïwan. Et pour cause, puisque ce dernier a remonté dans ses filets une mâchoire préhistorique appartenant vraisemblablement à un groupe primitif du genre Homo, dont l'espèce s'avère pour l'instant non identifiée.

Depuis baptisé Penghu 1 par les paléoanthropologues qui l'ont analysé, ce fossile a d'abord été vendu par le pêcheur à un antiquaire, lequel l'a alors donné aux scientifiques du Musée national des sciences naturelles de Taïwan. Les analyses de cette mystérieuse mâchoire ont alors débuté, lesquelles font l'objet d'une publication le 27 janvier 2015 dans la revue Nature, sous le titre "The first archaic Homo from Taiwan".

Que disent les analyses réalisées sur cet étrange fossile ? Concernant sa datation tout d'abord, les analyses révèlent qu'il serait âgé de 190 000 ans... à 10 000 ans. Soit une fourchette étonnamment large, qui s'explique par le fait que la mâchoire n'a pas pu être datée au carbone 14, mais simplement via l'analyse d'éléments trace comme le sodium.

Toutefois, même si la fourchette de temps est extrêmement large, elle est malgré tout surprenante. En effet, la mâchoire et les dents de ce fossile sont étonnamment robustes pour cette période, au cours duquel les Homo présentaient déjà des mâchoires et des dents beaucoup plus fines.

Et ces différences ne s'arrêtent pas là. Car lorsque ce fossile est comparé aux autres fossiles Homo découverts précédemment en Chine, comme ceux des Homo erectus découverts à Java, en Indonésie et en Chine, il apparaît clairement que ce fossile de mâchoire est à part.

Dès lors, qu'en déduire ? S'agit-il là d'une nouvelle espèce du genre Homo ? Pour l'instant, les auteurs de l'étude publiée dans Nature se contentent de mentionner que ce fossile est issu d'un groupe distinct humain archaïque, expliquant qu'ils n'ont pas assez d'éléments à ce jour pour juger s'il s'agit ou non d'une nouvelle espèce humaine.

Pour établir si cette mâchoire appartient bel et bien à une nouvelle espèce d'Homo, d'autres ossements de ce type devront être découverts : "Nous avons besoin d'avoir d'autres éléments du squelette pour évaluer son degré d'unicité", a expliqué le paléoanthropologue Yousuke Kaifu (Museum National de la Nature et de la Science de Tokyo, Japon) au site anglophone LiveScience. "La question de l'espèce pourra être effectivement alors discutée après cette première étape".

Quoi qu'il en soit, cette nouvelle découverte suggère que plusieurs groupes distincts d'humains archaïques évoluaient en Asie au même moment, certains étant plus primitifs que d'autres : "Puis les hommes modernes se sont dispersé dans cette région autour de 50 000 à 40 000 ans, et ont rencontré divers autres groupes d'Homo", continue Yousuke Kaifu. "C'est une histoire très différente, complexe et excitante, en comparaison de ce que nous avons appris à l'école".

Ces travaux ont été publiés le 27 janvier 2015 dans la revue Nature, sous le titre "The first archaic Homo from Taiwan".

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jeudi 17 octobre 2013

Un crâne remet en question l'histoire de l'évolution de l'homme

Ce cinquième crâne d’un ancêtre primitif de l’Homme est le plus vieux (1,8 million d’années) et le mieux conservé jamais trouvé en Europe. (Georgian National Museum)
Un crâne parfaitement conservé vieux de 1,8 million d'années trouvé en Géorgie remet en question l'histoire de l'évolution de l'homme. Selon des chercheurs suisses et géorgiens, les hominidés présents à cette époque en Europe et en Afrique appartenaient à une seule et même espèce globale.

Jusqu'ici, les anthropologues partaient de l'hypothèse qu'il y avait eu de nombreuses espèces adaptées localement. Mercredi, les scientifiques ont évoqué une découverte "époustouflante", publiée dans la revue "Science".

Le crâne et la mâchoire s'y rapportant, trouvée cinq ans auparavant, présentent en effet un mélange de caractéristiques propres à différentes espèces du genre homo, soit les hominidés qui se sont répandus d'Afrique vers l'Europe et l'Asie.

Une seule espèce

Le crâne d'homme en question a le plus grand visage ainsi que les mâchoires et dents les plus massives, mais aussi le plus petit cerveau des cinq crânes trouvés jusqu'ici sur le site de Dmanisi en Géorgie. "Si la boîte crânienne et les os du visage avaient été retrouvés séparément, ils auraient vraisemblablement été attribués à deux espèces différentes", a estimé Christoph Zollikofer, de l'institut d'anthropologie de l'université de Zurich.

Les scientifiques ont analysé les variations des caractéristiques des cinq crânes. Selon eux, la palette ne va pas au-delà des différences individuelles entre cinq hommes contemporains choisis au hasard. Conclusion: tant les cinq fossiles de Dmanisi que ceux de la même époque retrouvés en Afrique font partie d'une seule espèce.

Homo erectus

Jusqu'ici, ils étaient classés en Homo habilis, Homo ergaster, Homo rudolfensis, notamment. "Actuellement, il y a autant d'espèces qu'il y a de scientifiques qui s'en occupent", selon Marcia Ponce de León, de l'université de Zurich, coauteure de ces travaux.

De l'avis des chercheurs, il n'y avait qu'une seule et gigantesque "paléopopulation" qui s'étendait de l'Afrique à l'Europe, "une seule espèce humaine globale", selon le Pr Zollikofer. Et celle-ci est le mieux décrite par l'appellation "Homo erectus" - homme dressé - car les fossiles géorgiens en particulier ont de longues jambes et des hanches étroites, signe de bipédisme.

"Homo erectus" serait donc apparu il y a deux millions d'années en Afrique et se serait répandu en Eurasie, via Dmanisi, la Chine et Java, où ses traces remontent à environ 1,2 million d'années.

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lundi 28 janvier 2013

y a 40.000 ans, Asiatiques et Européens avaient déjà divergé génétiquement


Publiant ses travaux dans PNAS, une équipe internationale a étudié l’ADN d’un Homo sapiens fossile vieux d'environ 40.000 ans découvert non loin de Pékin. Ils ont établi que cet individu, génétiquement distinct de la lignée humaine européenne, partageait des ancêtres communs avec ceux des Asiatiques et Amérindiens actuels.

Des chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig (Allemagne) et de l'Académie des Sciences de Chine à Pékin ont collaboré pour séquencer l'ADN (nucléaire et mitochondrial) extrait d'un fossile vieux de 40.000 ans. Celui-ci appartient à un homme anatomiquement moderne découvert en 2003 dans la grotte de Tianyuan, près de Pékin, et est l’un des fossiles d’Homo sapiens les plus anciens connus en Asie.

Pour séquencer et étudier le génome de cet ancêtre, les chercheurs ont utilisé de nouvelles techniques permettant d’éviter toute contamination par de l’ADN moderne. L’analyse génétique de ces ossements a alors montré que leur propriétaire partageait une origine commune avec les ancêtres de nombreux Asiatiques et Amérindiens d’aujourd'hui. Mais également que cet homme préhistorique possédait la même proportion de matériel génétique néandertalien et denisovien que ses ‘compatriotes’ actuels.

Cette découverte suggère ainsi que lorsque vivait cet homme, il y a 40.000 ans, les ancêtres des Asiatiques et Amérinidiens d'aujourd'hui avaient déjà divergé génétiquement de ceux dont descendent les Européens modernes. "Cet individu de la grotte de Tianyuana vécu pendant une transition importante de l'évolution, quand les premiers hommes modernes (…) ont remplacé les Néandertaliens et les Denisoviens qui, plus tard, se sont éteints", a expliqué Svante Pääbo, directeur de l’étude.

Mais "de nouvelles analyses, sur d’autres hommes modernes fossiles d’Eurasie, affineront notre compréhension sur ‘quand’ et ‘comment’ ceux-ci se sont répartis en Europe et en Asie", a t-il souligné.

Source: Maxisciences

jeudi 26 janvier 2012

Homme de Flores: espèce unique et intelligente


IRIB- Le petit homme, découvert, fin 2004, sur l’île indonésienne de Flores continue à semer le doute sur l’évolution des hominidés. En effet, après avoir effectué une reconstitution, en 3 dimensions, de la cavité crânienne de l’Homo Florensiensis, les premières analyses tendent à démontrer qu’il s’agirait d’une espèce unique et intelligente! Malgré un cerveau, environ, trois fois plus petit que celui de l’Homo Sapiens, l’Homme de Flores possède un lobe frontal et temporal développés, et, donc, présentant les facultés de raisonnement et de mémoire. Un résultat qui vient contredire ceux qui pensaient avoir affaire à des individus atteint de microcéphalie, une maladie réduisant la taille du crâne, et ceux qui voyaient une relation entre taille du cerveau et intelligence. L'Homo Florensiensis appartiendrait, donc, a une nouvelle espèce intelligente, qui aurait évolué vers une réduction de taille, pour s’adapter à son environnement