mercredi 29 septembre 2010

Les dix stratégies de manipulation de masses


Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

samedi 25 septembre 2010

Ahmadinejad évoque un complot US dans les attentats du 11 septembre

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a évoqué jeudi devant l'Assemblée générale de l'ONU un complot américain dans les attentats du 11 septembre 2001, provoquant le départ immédiat des délégations des Etats-Unis et de l'Union européenne de la salle.
 
Parlant des attentats du 11-Septembre qui ont fait quelque 3.000 morts en 2001, M. Ahmadinejad a expliqué qu’il y avait trois théories:
 
La première est que "quelques éléments à l'intérieur du gouvernement américain ont orchestré l'attentat pour inverser le déclin de l'économie américaine et son emprise sur le Moyen-Orient de manière à sauver le régime sioniste". "La majorité du peuple américain de même que d'autres nations et des politiciens sont d'accord avec ce point de vue", a encore ajouté M.Ahmadinejad.
 
Evoquant une deuxième théorie, le président iranien a parlé d’un attentat qui avait "été mené par un groupe terroriste mais le gouvernement américain l'a soutenu et a pris avantage de cette situation".
  
S’agissant de la troisième, M.Ahmadinejad a parlé d’un "groupe terroriste très puissant et complexe, capable de passer au travers avec succès de toutes les couches de systèmes de renseignement et de sécurité américains, ont perpétré l'attentat". "C'est le principal point de vue mis en avant par les dirigeants américains", a-t-il insisté.
 
Le président iranien a cependant assuré que juste après les attentats du 11-Septembre, "une machine de propagande est entrée en action".

"Il était dit que le monde entier était exposé à un énorme danger, nommément le terrorisme, et que la seule façon de sauver le monde était de déployer des forces en Afghanistan", a-t-il ajouté. "Finalement, l'Afghanistan, et peu après l'Irak, ont été occupés".
  
"Il a été dit que quelque 3.000 personnes ont été tuées le 11-Septembre et nous en sommes tous très peinés. Cependant, jusqu'à maintenant, en Afghanistan et en Irak des centaines de milliers de personnes ont été tuées, des millions blessées et déplacées et le conflit est encore en train de s'étendre", a-t-il insisté.
 
Auparavant, le président iranien a parlé du colonialisme résurgent et du réarmement dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

"A la place du désarmement, la prolifération et l'accumulation d'armes nucléaires, biologiques et chimiques s'est étendu, plaçant le monde sous une menace plus grande. Le résultat en est que les mêmes buts des colonialistes et des esclavagistes ont été poursuivis avec un nouveau visage", a-t-il insisté.
 
LES USA JUGENT DETESTABLES LES PROPOS D’AHMADINEJAD
  
Réagissant aux propos du président iranien, le porte-parole de la mission américaine à l'ONU, Mark Kornblau, a prétendu que M. Ahmadinejad « a de nouveau choisi de dégoiser sur des théories viles de complot et des propos antisémites qui sont détestables et délirants ».
  
Pour un diplomate français, les propos de M. Ahmadinejad constituent "un affront à l'Assemblée générale et à la vérité". Un diplomate européen a, de son côté, expliqué que les délégations européennes avaient quitté la salle en signe de solidarité avec les Etats-Unis.
  
Pour sa part, le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon a estimé que les propos du président iranien étaient "inacceptables" et qu'ils "représent(aient) une menace déstabilisatrice pour la région et pour le monde".
 
La délégation canadienne a aussi quitté la salle au moment du discours du président Ahmadinejad

aris ou la ville du culte d'Isis

mardi 14 septembre 2010

Les frères Bogdanov: «Dieu est une radiation fossile»

Que s'est-il passé à l'instant zéro de la création? A l'occasion de la sortie de leur nouveau livre, «Le visage de Dieu», les jumeaux intersidéraux apportent leur pierre à l'édifice. «Oui, Dieu existe: c'est un rayonnement fossile, une lumière d'avant le big-bang.» Igor et Grichka nous expliquent comment ils ont franchi le pas qui va de la science à la spiritualité 

Ce n'est pas de la science-fiction. Les frères Bogdanov, qui avaient déjà exploré le commencement des temps en déterminant l'instant du big-bang, sont remontés encore plus loin, il y a 13'700 milliards d'années, à la genèse de l'univers, et là, ils ont vu Dieu! Les jumeaux ont eu accès aux observations transmises par le satellite européen Planck, lancé le 14 mai 2009. Ils racontent comment s'est produite cette découverte dans leur nouvel opus «Le visage de Dieu», dont le titre reprend l'expression qu'aurait eue l'astrophysicien américain George Smoot quand, en 1992, il a contemplé les premières images transmises par le satellite prototype COBE. «J'ai senti que j'étais en train de contempler le visage de Dieu!» se serait-il écrié pour décrire des photographies éclairées par la toute première aube de l'univers. Il s'agit d'une «radiation fossile», comme l'expliquent les Bogdanov, autrement dit l'«écriture manuscrite de Dieu».

Après «Au commencement du temps», publié en 2007, les «siamois» ultramédiatiques en remettent une couche. Soucieux de se démarquer, ou véritables passionnés d'ailleurs intergalactique? En tout cas, Igor et Grichka fascinent à chaque fois. A 60 ans, avec leur look tout droit sorti de «Star Trek», ils ressemblent de plus en plus à des extraterrestres, ce qui ajoute à leur mystère. Alors qu'ils s'exprimeront sur leur bouquin samedi prochain dans «On n'est pas couché» sur France 2, «Le Matin Dimanche» a tenté de lever un coin du voile.

Vous avez enfin trouvé Dieu?
 
Igor: Oui, Dieu existe de manière très évidente. L'image d'un ordre extrêmement précis est associée à la première lumière qui précède le big-bang. L'univers n'est pas né du hasard, mais il a été régi par cet ordre. Les lois, qui ont bien dû être édictées par quelque chose, remontent à plus de 13 milliards d'années; elles correspondent à un scénario qui forme le code cosmologique - c'est-à-dire le code génétique - de l'univers. Celui-ci obéit à des combinaisons de nombres qui ne sont pas là fortuitement. Ils sont le produit d'un réglage si fin, d'une conception et d'une précision si inimaginables qu'ils ne peuvent pas être le fruit du hasard.

Grichka: Nous pensons que l'on peut aller vers Dieu à travers l'astrophysique théorique et la cosmologie. Oui, on peut trouver Dieu grâce à la science! C'est ce que nous développons dans ce livre. Une cause - que nous acceptons d'appeler Dieu - a réglé les vingt premiers paramètres cosmologiques qui sont à l'origine de la création de l'univers. Tout a fait sens à partir de ce moment précis. Igor et moi voulons apporter un message d'espoir à tous ceux qui cherchent.

Mais c'est quoi Dieu pour vous: un rayonnement, une force, une intelligence, un être?
 
Igor: Il est une intelligence, un esprit. La lumière n'est qu'une trace de sa présence. Pour nous, Dieu correspond à ce qu'a dit Einstein en 1936: «Tous ceux qui sont impliqués dans la science finiront par découvrir qu'un esprit, immensément supérieur à l'homme, se manifeste dans les lois de l'univers.» Dieu est le créateur. C'est une question aux confins de la science et de la foi.
Grichka: Dieu est une information au sens qu'il est immatériel. Il n'est ni énergie, ni être. Il échappe à toute dénomination, Dieu est transcendant. Après avoir expliqué le Big Bang, on se demandait forcément d'où venait cette titanesque explosion. Dans notre bouquin, nous sommes remontés avant le Big Bang, quand la matière et l'énergie n'existaient pas. C'est là que se trouve l'information, tel un code génétique qui contient déjà toutes les données qui régleront l'univers. Comme l'a dit le chercheur Max Planck: «Toute la matière n'existe qu'en vertu d'une force, derrière laquelle nous devons supposer un esprit conscient.» Dieu est prouvé.

Si l'existence de Dieu est prouvée, qu'en est-il de la foi?
 
Grichka: La foi est toujours d'actualité! Nous avons prouvé l'action de Dieu, mais on ne sait pas ce qu'il est exactement. On entrevoit son visage dans le rayonnement premier qu'on appelle fossile, pourtant Dieu reste entièrement inconnu. Igor et moi ne pourrons pas répondre à la question qui est Dieu... On peut juste déceler un fragment de sa pensée à l'origine de l'univers.

Igor:
Nous avons simplement voulu dire qu'il est possible d'approcher Dieu par la révélation, mais aussi par la science. Le fait qu'il existe change toute notre vision du monde. C'est apaisant d'un point de vue spirituel et philosophique. Dieu n'est pas un être qui intervient dans nos vies. Il est beaucoup plus vaste! Le miracle est plutôt dans le fait que nous soyons là. C'est à nous ensuite de prendre nos destins en main. Dieu ne nous sert pas, il n'est pas dans la superficialité des choses. Mais s'il existe, cela veut dire que je fais partie d'un tout, que j'appartiens à une réalité plus profonde. Désormais je suis partie prenante de l'univers. Cela m'amène donc à me responsabiliser.
Chaque fois que vous sortez un livre, vous provoquez la polémique. Pourquoi un tel acharnement?
 
Igor: Le fait d'affirmer que le mystère de Dieu peut être approché par les voies de la science ne plaît pas aux scientifiques qui sont en majorité laïcs et conservateurs. Nous avons trouvé la main du Créateur avant le Big Bang et eux ne veulent rien avoir à faire avec Dieu.

Grichka:
Toute idée nouvelle en sciences provoque des débats violents. Les visions révolutionnaires engendrent des crispations, c'est connu. Même Einstein a dû présenter quatre fois sa thèse pour qu'elle soit acceptée. Mais ce qui nous dessert le plus, c'est que nous sommes des sujets médiatiques. Et des vedettes de télé ne peuvent pas avoir des idées fondamentales sur l'univers. Cela ne passe pas!
 
«Notre âge réel est de 31 ans!»

Invités de «Sept à huit» sur TF1 dimanche 30 mai, Igor et Grichka Bogdanov ont botté en touche la question relative à leur transformation physique spectaculaire. En revanche, ils nous en parlent.

«Nous ne sommes pas candidats à la chirurgie esthétique, car nous aurions eu trop peur du bistouri! assure Grichka. Notre physionomie qui évolue fait partie du fameux mystère Bogdanov qui ne doit pas être trop éclairci... Mais vous savez que nous aimons explorer de nouvelles formes techniques, et notre aspect physique fait partie de notre champ d'exploration. La science permet d'agir sur certaines conditions de santé. Nous sommes donc allés aux Etats-Unis pour suivre un traitement expérimental par petites touches. Tout cela est réalisé avec la collaboration de scientifiques de très haut niveau. Igor et moi sommes des explorateurs, nous ne faisons pas dans le commerce. Selon nous, l'homme n'est fait ni pour vieillir ni pour mourir. Nous sommes à la veille d'une révolution très importante où les progrès génétiques croisés avec les progrès de l'intelligence artificielle vont considérablement augmenter l'espérance de vie. D'ici à 2040, l'homme dépassera les 150?ans. D'ailleurs il a été créé pour grandir en sagesse et non pour tomber dans le naufrage de la vieillesse. Igor et moi avons inventé le concept du cinquième âge qui est celui de la renaissance, alors que le quatrième âge est celui de la déchéance. Notre credo: «Hier vieux à 80?ans, demain jeunes à 120?ans!» Nous avons suivi aux Etats-Unis un protocole précis qui a permis de dater notre âge biologique - à l'opposé de l'âge civil lié à la date de naissance - grâce à des marqueurs physiologiques. Or Igor et moi vieillissons plus lentement. Notre âge réel est de 31 ans!»

Anne-Catherine Renaud