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mercredi 4 septembre 2013

De l’eau sur la Lune ?

L’eau existe sur la Lune en grande quantité, mais se trouve très en profondeur. C’est ce qu’ont déduit les scientifiques après avoir étudié les données provenant de la sonde indienne Chandrayaan -1. Ils pensent qu’il faudra prendre en compte ce paramètre lors des futures missions, pilotées ou non.


Chandrayaan-1 transmettaient des signaux depuis l’orbite circumlunaire jusqu’en 2009, lorsque la connexion avec la sonde a été brusquement interrompue. Cependant, l’information continue à être traitée. On a découvert récemment que l’immense cratère Bullialdus, survolé par la sonde, contenait de l’eau. Il y a plusieurs années, l’existence d’eau sur la Lune a été confirmée par des stations scientifiques, dont certaines étaient russes. Mais à l’époque, il s’agissait de régions polaires, où la glace se forme dans des cratères grâce au vent solaire. Bulliadus, lui, se trouve près de l’équateur lunaire et les traces d’eau ont été trouvées uniquement dans son pic central, composé d’une roche magmatique qui a été formée à la suite d’un ancien impact. 

Chandrayaan-1 a détecté un spectre du groupe hydroxyle (un atome d’oxygène lié à un atome d’hydrogène). Celui-ci se trouve uniquement dans l’eau magmatique provenant des grandes profondeurs.

Ces nouvelles données vont probablement changer notre compréhension de la manière dont le satellite de la Terre a été formé. Toutefois, les preuves manquent pour affirmer que de l’eau serait présente partout sur la Lune. Il faudrait pour cela vérifier d’autres cratères et des bassins d’impact, et préciser également grâce à une analyse isotopique s’il s’agit d’une eau de comète ou d’une eau de fond. Ceci pourrait être effectué par un appareil automobile lunaire ou une base lunaire, doté d’un analyseur et d’une installation de forage pour une profondeur d’une dizaine de mètres. Selon Vladislav Tretiakov, collaborateur de l’Institut de Recherche spatiale de l’Académie des sciences de Russie, il n’est pas certain que cette eau soit facile à trouver.

« Dans quel état se trouve-t-elle ? Je doute qu’elle soit liquide. Vraisemblablement, il s’agit d’une eau solide, comme dans les minéraux. C’est comme le ciment : lorsque vous y ajoutez de l’eau, vous obtenez du béton. Pour extraire l’eau du béton, il faut fortement chauffer ce dernier. Pareil ici, s’il s’agit d’une eau solide, ce sera compliqué de l’extraire. Il y a donc trop de difficultés pour parvenir à ce résultat »,explique-t-il.

Vladislav Tretiakov attire également l’attention sur le fait que le cratère lui-même a été formé il y a des millions d’années. Il est donc peu probable que l’eau de fond expulsée avec les roches existe toujours. Elle a probablement été remplacée par une eau plus proche de la surface, comme par exemple l’eau de comète.

Vladimir Sourdine, chargé de cours au département de physique de l’Université d’État de Moscou, est persuadé que la découverte réalisée par la sonde indienne élargira les perspectives de la conquête de la Lune.

« Il ne serait pas intéressant de travailler uniquement dans les pôles en espérant que l’eau ne se trouve que là-bas. Si elle se trouve partout sous la surface lunaire, on pourrait installer des stations scientifiques à n’importe quel endroit. L’eau est une chose importante. Elle est utile pour l’homme et pour les appareils techniques. S’il y a aussi de l’énergie électrique, c’est-à-dire de la lumière solaire, on peut obtenir de l’oxygène et de l’hydrogène, donc un bon carburant de fusée. Si l’eau se trouve partout sur la Lune, on pourrait obtenir partout le carburant qui permettrait de revenir sur Terre ou d’aller sur des astéroïdes et sur Mars », affirme Vladimir Sourdine.

L’expert concède que les données recueillies doivent être scrupuleusement vérifiées. La meilleure chose serait de forer une sorte de puits artésien. L’expérience russo-européenne du forage de la Lune à une profondeur de quelques mètres est peut- être un premier pas. Il faut s’assurer qu’il y a de la glace à cette profondeur. S’il s’avère que la Lune est « mouillé » de tous les côtés, il sera plus simple de l’analyser et dans l’avenir de l’exploiter.

Boris Pavlichtchev

lundi 15 octobre 2012

L'eau découverte sur la Lune serait, en partie, issue du Soleil





IRIB- Selon une étude, publiée, dimanche, une partie de l'eau retrouvée sur la Lune proviendrait, en fait, du Soleil. Plus précisément, ce serait des vents solaires qui auraient apporté des molécules d'hydrogène, ensuite, transformées en molécules d'eau ou en molécules proches.

La Lune révèle un autre de ses mystères ! Au cours des années 1990, les chercheurs ont découvert qu'il n'était pas impossible que notre satellite abrite de l'eau, contrairement à ce qu'ils pensaient jusqu'ici au vu des conditions lunaires. Les années suivantes, plusieurs engins ont alors été envoyés vers la Lune pour confirmer ou non cette présence. Mais c'est en 2009 que la NASA a assuré le phénomène en annonçant que l'une de ses sondes avait découvert d'importantes quantités d'eau à la surface. Néanmoins, l'origine de cette eau restait jusqu'ici relativement floue.

Généralement, les scientifiques considèrent que l'eau a été apportée dans notre système solaire, y compris sur la Terre, par des astéroïdes ou des comètes provenant de beaucoup plus loin. Mais il semblerait que ce ne soit pas la seule source pour la Lune, selon une étude parue dimanche dans Nature Geoscience. Menée par des chercheurs de l'Université américaine du Tennessee à Knoxville, celle-ci explique qu'une grande partie de l'eau lunaire proviendrait en fait du Soleil. En effet, le Soleil émet un flot continu de particules appelé "vent solaire" qui lui fait perdre environ un million de tonnes par seconde, un rétrécissement infime à son échelle.

Ces particules sont en grande majorité des ions d'hydrogène mais aussi de l'hélium et des traces d'oxygène. Or, si celles-ci ne peuvent atteindre la surface de la Terre, protégée par son épaisse atmosphère et son champ magnétique, la Lune elle, n'en est pas du tout préservée. Dépourvue de barrières protectrices, elle est en permanence bombardée par le vent solaire, qui "implante" ses particules dans la poussière recouvrant le sol lunaire. C'est ainsi de cette manière que d'importantes quantités de molécules d'hydrogène (H) auraient atterri sur la Lune pour finir par se transformer en molécule d'eau (H2O) ou une molécule proche, l'hydroxyle (HO), selon un mécanisme qui reste méconnu.

De l'hydrogène solaire aussi sur d'autres corps ?

Pour arriver à cette conclusion, Yang Liu et ses collègues ont analysé des échantillons de "verres lunaires" provenant des missions américaines Apollo. Ils étaient alors notamment motivés par les récentes découvertes de la NASA d'importantes quantités d'eau gelée près du pôle sud de la Lune. Ils ont ainsi constaté qu'une grande partie de ces échantillons contiennent bien de l'hydroxyle et de l'eau dont les atomes d'hydrogène sont de même nature que ceux du Soleil. "Ces observations sont cohérentes avec des sols lunaires enrichis en hydrogène implanté par le vent solaire", confirme Marc Chaussidon, spécialiste en géochimie (CNRS/Université de Lorraine), dans un commentaire séparé publié par Nature.

Toutefois, les mesures effectuées par l'équipe de Yang Liu indiquent aussi au moins deux autres sources d'hydrogène : l'une similaire à l'eau contenue dans la plupart des comètes et l'autre liée à des réactions nucléaires produites par des particules. Aussi, le "débat reste ouvert sur l'origine et la répartition de cette eau, ainsi que sur sa date de livraison sur la Lune", précise M. Chaussidon. Néanmoins, pour les auteurs de l'étude, cela suggère aussi que d'autres corps de notre système solaire, dépourvus d'atmosphère et directement exposés au vent solaire comme la Lune, pourraient également abriter des traces d'hydroxyle.

Parmi les corps candidats, figurent ainsi notamment la planète Mercure, la plus proche du Soleil, et l'astéroïde Vesta, qui tourne autour de notre astre.

mercredi 5 septembre 2012

BLUE MOON - Lune bleue


La lune bleue est un phénomène qui survient quand deux pleines lunes apparaissent dans le mois, soit à une fréquence de tous les 2,7 ans. La dernière a eut le lieu récemment, le 31 août 2012, la prochaine est pour le 30 juillet 2015.

En revanche ce qui est extrêmement rare c'est quand il y a deux lunes bleues dans une même année, les dernières datent de 1961 et les prochaines auront lieu en 2018. La lune bleue en astrologie et en croyance populaire est la LUNE DES BUTS ou la lune des sorcières, celle où L'ÂME SE PURGE PROFONDÉMENT, un moment de bilan, d'introspection, où l'on reconnait ses erreurs, où l'on pardonne celles des autres et où également la prise de conscience se fait sur les changements à mettre en place. Pleine lune du pardon de soi et des autres elle est aussi celle du renouveau, de fait c'est une lune très énergique, il est alors recommandé de fuir la foule et de s'isoler afin d'en recueillir la grande lumière en soi.

Ce moment est donc très spécial, plein de charme et de magie, un enchantement des yeux, une parenthèse suspendue dans le temps, durant laquelle les cieux rendraient les rêves réalisables...


Emmanuelle Bramban